TRAITEMENT
le péricarde afin de ponctionner les épanchements qui sont l'une des grandes causes de la dyspnée.
Les douleurs musculaires si vives, que les malades ressentent au niveau du mollet, sont calmées par des enveloppements humides et chauds.
Le traitement mécanique par le massage est très important, il prévient la formation du pied bot équin paralytique et, quand cette attitude vicieuse s'est réalisée par suite de la rétraction des muscles antagonistes, le massage peut rétablir le pied en bonne position, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la ténotomie. L'électrisation sera employée concurremment avec le massage. Au Brésil, on emploie, comme tonique, l'extrait fluide de Marapuana (livicosma ovata, Miess) à la dose de lo à 20 gouttes par jour. U. Paranhos, au sanatorium d'itaparica, porte la dose à deux cuillerées à café par jour dans un peu d'eau sucrée, ce médicament relèverait rapidement les forces du malade.
Si les muscles et les nerfs sont encore excitables, c'est le courant faradique qu'il faut appliquer ; dans le cas contraire, on s'adressera au courant galvanique.
Pendant toute la durée delà convalescence, le malade doit être surveillé de près. Avant d'annoncer la guérison définitive, le médecin doit s'assurer par des examens réitérés, faits' à intervalles plus ou moins éloignés, qu'il ne subsiste plus aucun signe du béribéri. Avant de se pro-
noncer, il doit, pendant la saison chaude si favorable aux rechutes, interroger le réflexe patellaire, explorer la sensibilité cutanée, rechercher les plus légères traces d'œdème et ausculter attentivement le cœur.
Les Européens atteints de béribéri doivent, suivant le conseil de Weintraube, séjourner au moins deux ans en pays tempéré, car l'expérience apprend que le retour prématuré des convalescents du béribéri aux Indes néerlandaises est bientôt suivi de rechutes.