‹ Le béribériChapitre 21 sur 22 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

béribéri et le trailement aiédical est purement symptomatique.

L'hydrothérapie, sous forme de douches ou d'enveloppements froids, est à recommander. Les bains très chauds ne font qu'aggraver l'aslhénie vasculaire si commune dans le kakke.

Dans les formes légères, l'exercice corporel et même une gymnastique modérée en plein air, doivent être conseillés; mais, dans les formes sévères, il faut condamner le malade au repos, dans la position horizontale. Par ce moyen, on diminue la fréquence du pouls et de la respiration et l'on favorise la diurèse.

Dans les cas récents et bénins, Baelz a obtenu souvent une prompte guérison en administrant, matin et soir, pendant plusieurs jours de suite, des cachets contenant i,5o de salicylate de soude et 0,01 de pilocarpine. A celte médication, il associait des purgations et le massage.

De tout temps, les purgatifs ont été fort en honneur. On s'adresse généralement aux eaux salines : magnésie, sel de Garlsbad. Mais la crème de tartre, l'infusion de séné, l'huile de ricin,lejalapet la scammonéeont été aussi préconisés. Il faut se garder de faire abus des purgations qui peuvent accroître l'asthénie des malades.

Dans les formes œdémateuses, les diurétiques sont indiqués, telsquelascille, l'acétate et le nitrate de potasse. Au Brésil, on emploie à cet usage la racine de cainça.

Scheube considère la digitale comme un moyen indispensable pour régulariser le cœur. Dans les crises cardiaques aiguës, P. Manson conseille de donner aux patients, tous les quarts d'heure ou toutes les demi-heures, une solution de nitro-glycérine au centième et, en même temps, de lui faire respirer du nitrite d'amyle. Baelz et K. Miura ont obtenu des résultats surprenants dans les formes pernicieuses aiguës, accompagnées d'asthénie cardiaque, par l'administration de fortes doses de cocaïne : o^%i5 à G»'', 20 par jour, divisée en trois ou quatre prises. Quand le pouls est encore vigoureux, on peut recourir à une large saignée déplétive qui soulage momentanément la circulation veineuse, ce qui peut donner le temps de transporter le malade en dehors du foyer épidémique. Comme moyen adjuvant, on peut faire des injections sous-cutanées d'huile camphrée ou de strychnine.

Pour combattre l'oppression et la dyspnée, on s'est adressé, sans grands succès, aux ventouses sèches ou scarifiées, aux inhalations d'oxygène et à la morphine. Dans le cas de paralysie du diaphragme, on a pratiqué l'électrisation du phrénique, en appliquant l'un des pôles au creux épigastrique et l'autre à la racine du cou, sur le trajet du phrénique. Les séances, de huit à dix minutes de durée, peuvent être renouvelées plusieurs fois par jour. Il faut examiner souvent et avec grand soin les plèvres et

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