LES BOVINS
Généralités, Historique. — Le Sud-Est de la France n’a qu'une population bovine assez clairsemée. La nature du sol, ses produits naturels et ses cultures, le relief tourmenté, le climat méditerranéen sec et éhaud ne favorisent guère un élevage régulier!
Le département de la Drôme est pourtant plus favorisé dans son ensemble que ses voisins méridionaux. 40.204 bovins y ont été recensés en 1924. Mais ia densité de cet effectif est loin d’être égale. L'arrondissement de Valence, situé au nord, au climat plus tempéré, aux terres plus fertiles, compte à lui seul 69.91 % de Ia population bovine®Celui de Die, 26.30 %. Quant aux arrondissements de Montélimar et de Nyons, situés aux confins de la région provençale, ils ne possèdent que de rares bovins.
Il y à un siècle, Delacroix écrivait que « le départe- « ment était plus pauvre en bêtes à cornes qu’en chevaux « et mulets. » Les bœufs d'engrais, et surtout ceux de: labour donnaient pourtant lieu à des transactions sur les champs &e foire de Crest, de même qu'à Saillans et à
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Die. Dans les propriétés de quelque importance de notre région, il existait vénéralement une paire de bœufs de travail. Quant aux petits propriétaires, par suite de l’insuffisance. des ressources fourragères, ils be faisaient guère usage des bœufs qu'au moment des labours. Ils s’associaient alors à plusieurs « en vrais et légitimes amis », gardant les animaux seulement pendant la période des gros travaux et des charrois, les revendant ensuit?
afin de ne pas les hiverner.
Les vaches étaient fort peu nombreuses. Dans le département, « le commerce du beurre et du fromage est pour « ainsi dire nul, On consomme et au delà la quantité qui « s’y.en fait ; car on en apporte. encore. beaucoup de « Ardèche à Valence, à Montélimar et à Crest… ÿ
96 vaches étaient recensées dans nos deux cantons en 1835 ! | : di | :
Plus tard, l'enquête agricole de 1868 nous apprend que « dès que les travaux de la ferme sont finis, on met les « bœufs à l’engrais, leur vente est faite et les frais de «consommation sont couverts par les services qu'ils ont «rendus où par l’engrais qu'ils laissent. Et toujours « presque pas de vaches laitières... »
L'extension des prairies artificielles, l'amélioration des cultures ont favorisé grandement l'essor du cheptel bovin. Il ne comptait que 878 unités en 1835 : il a quintuplé depuis dans notre région, tout en s’améliorant notablement encore en tant que qualité.
De nos jours, les deux cantons de Crest ont une population bovine assez notable. Son chiffre, 4.570 en 1913,
à diminué dans d'assez fortes proportions au cours de la
grande guerre, I n’était plus que de 3.598 en 1919, pour
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se relever à 3.824 en 1924, Soit, malgré tout, une diminution de 145.64 %,.