ACT PERS
vente pour la boucherie. Leur ration devient plus abondante : des fourrages de meilleure qualité, des aliments concentrés, tels que grains, farines, leur sont distribués. Mais l’utilisation pour leur nourriture des résidus industriels, si courante partout ailleurs, n’est encore qu'assez rare. Les petits et moyens exploitants, qui sont la très grande majorité, sont réfractaires à leur emploi. Les tourteaux seuls font exception et sont assez largement dis-
{ribués.
Ce bétail, engraissé convenablement, donne une viande de bonne qualité. Le rendement des bœufs sacrifiés à l’abattoir de Cresf donne toujours un pourcentage égal ou supérieur à 52 %. Il peut atteindre 58 %. C’est un résultat très satisfaisant pour des sujets élevés et sélectionnés
- principalement en vue du travail.
La consommation locale n’absorbant qu’un nombre assez restreint d'animaux, les bœufs gras de la région sont généralement expédiés sur les marchés d'approvisionnement d'Avignon et de Marseille, où ils jouissent d’une très bonne renommée.
Le nombre des bœufs de travail est en diminution assez sensible depuis l’année 1913. De 3.603 qu'il était alors, il n’est plus que de 2.880 en 1924, après avoir été de