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(1) Nous estimons à 7 à 8.000 le nombre des porcelets produits annuellement dans les deux cantons de Crest. Chaque-:truie peut mettre bas, tous les ans, une moyenne de 8 porcelets C'est un chiffre, à notre avis, plutôt inférieur à la réalité, la truie donnant généralement 3 portées en 2? ans, .
Les éleveurs devraient tout d’abord se grouper en associations. Nous croyons ensuite qu’une sélection sévère des géniteurs serait suffisante pour donner des résultats sérieux. On doit s'attacher à n’admettre pour la reproduction que des animaux ayant des formes parfaites : dos, épaules, cuisses impeccables et bien charnues. Un bon'squelette et des membres bien d’aplomb doivent aussi être recherchés ; ils sont un indice que lanimal n’a pas été atteint dans sa Jeunesse de maladies du système osseux, transmissibles à la descendance, affections malheureusement assez fréquentes dans la région.
Les géniteurs sont réformés prématurément, sans nécessité. « C’est une erreur économique et zootechnique de « changer souvent les mâles. On doit les conserver le plus « longtemps possible. C’est une vraie prodigalité que de « remplacer fréquemment les verrats, qui sont toujours « d’un prix élevé ». (Deschambre).
Ces observations sont vraies aussi pour les reproductrices. Les truies âgées et fortes sont meilleures mères habituellement. Les portées sont plus nombreuses, et les petits d’un poids plus élevé à la naissance avec des femelles âgées de 3 à 5 ans, qu'avec celles âgées d’un an ou de deux ans.
Des soins alimentaires et hygiéniques plus minutieux pourraient être obtenus. Pour les mâles, alimentation riche, sans être trop abondante, avec distribution de grains d’orge ou d'avoine plus fréquentes. Pour les femelles, nourriture riche en protéine (grains, tourteaux, farineux, déchets de viande, etc.) ; c’est une nécessité pour elles, leur lait étant très riche en azote.
Enfin des loges mieux construites, aérées et propres
PAT Pr AR
sont désirables, et si les animaux ne vont pas à la pâture dans les champs, on doit leur ménager un espace suffisant pour qu'ils puissent prendre de l'exercice,
Engraissement. — L’engraissement des porcs se pratique dans toutes les fermes. Il ne donne lieu à aucunes transactions commerciales importantes àvec les régions voisines ; il satisfait seulement aux besoins locaux. « Pen.
(dant l’engraissement, à la ration cuite de feuilles ce «müriers, de racines et de tubercules, de choux, de litiè- « res de vers à soie, on ajoute dela farine de seigle, de
«mais et plus particulièrement des tourteaux ». (Desmoulins). ;
Recueillie sur les tables à vers à soie, la litière est eXp5sée au soleil, séchée, puis ordinairement passée au tamis. Cette opération a pour but de séparer les débris de feuilles des déjections des magnans. Celles-ci, recueillies au printemps sont habituellement utilisées, en automne ou en. hiver, cuites et mélangées à la ration. Mais depuis la décadence de la sériciculture dans notre région, cette denrée alimentaire n’est plus qu'un appoint RE cHbee Die pour l’engraissement du porc. 3
Le poids moyen des pores abattus à l’abattoir de Crest est, pour l’année 1995, de 135 kilgs 300. Ces animaux donnent un rendement moyen en viande nette rarement inférieur à 70%, sans pieds ni tête.. C’est satisfaisant si on le Compare au rendement des pores utilisés par la charcuterie parisienne : 65 ue
LES OVINS
Généralités. — Historique. —— « Le mouton joue dans :
« l’économie rurale du département un rôle qui ne peut
«être rempli par aucun autre animal, parce que seul, « 1} peut tirer parti des herbes très disséminées des terres
incultes, des landes et des maigres pâtures qui couvrent « des milliers d'hectares dans la région montagneuse du « Diois et des Baronnies. Dans la plaine, il utilise les
« herbes qui garnissent les chaumes après la récolte, et
« üre profit des épis échappés aux moissonneurs...
« Au point de vue de l'importance de la population ovine, «la Drôme occupe le 10° rang parmi les départements « français. » (Th. Dumont.
Depuis longtemps l’élevage des ovins v a de Ron tance ; aux époques où le gros bétail était plutôt clairsemé dans nos campagnes, les troupeaux de moutons en étaient une des principales richesses.
Pourtant, au début du xIx° siècle, cet élevage prend encore de l’extension. D’après Delacroix, le nombre des bêtes à laine « en forte augmentation depuis 1789 », est en 1835 de 377.147 pour le département. En 1882, le
A lues
troupeau compte 433.083 têtes. Il commence à décroître à partir de ce moment. Il n’est plus que de 311.926 en 1913, et de 222.789 à la fin de 1923. C’est à ce moment-là une diminution de l'effectif de 46 % par rapport à 1913 (chiffre supérieur à la perte du troupeau national, à la même époque : 38,46 %).
Pour notre région, même décadence ; la population ovine passe successivement de 38.232 têtes en 1902, à 37.104 en 1913, puis à 21.695 en 1919, et à 19.573 en