DEN MR
«& huant le rôle du mouton à la ferme comme * producteur
«de fumier ;
«c) L'application de la loi du # avril 1882 relative à la « restauration des terrains en montagne et le reboisement « dont la Conséquence a été la mise en défens de vastes « périmètres qui ont limité les parcours Te au trou-
/ ” que
« peau ;
« d) La pénurie des bergers due à la rareté de la main-
« d'œuvre. »
Les mesures prises pour le reboisement n’ont que tres. peu touché l’élevage de notre région. Les autres causent subsistent entières.
L'engrais animal n’est plus le seul à entretenir la fertilité du sol. Un cheptel peu nombreux n’a plus pour conséquences, comme 1} v à un siècle, des: récoltes médiocres. Elle n'existe plus, cette nécessité impérieuse, qui forçait les cultivateurs à nourrir des bestiaux, et qui se traduisait dans ces doléanees d’une commune du Diois, vers 1789 : «Si ce n’était pour faire quelque peu de fumier, les. par- « tculiers n'auraient aucun avérage, attendu que l’entre- « tien leur est à charge. » Les magistrats municipaux de Crest, répondant en l’an IT de la République Française à une enquête sur le bétail de la commune, disaient ceci : “ On ne fait aucun élève en bêtes lainières ; on tire de «la montagne celles qu’on garde pendant lhiver pour « faire des engrais... »
Le manque total de bergers, tout autant que les prix élevés de leurs salaires et de leur entretien ont réduit le nombre des troupeaux. La main-d'œuvre familiale, des vieillards et des enfants S principalement, assure à peu près seule la garde des animaux au pâturage.