‹ Le Bétail de la Drôme: L'élevage dans la région de CrestChapitre 9 sur 52 · RE EU · texte numérisé non relu

RE EU

ragère. On l’appelait alors « racine de disette », et fort vraisemblablement, c’est par déformation de ce nom que les agriculteurs la désignent de nos jours, sous le nom de «-lisette ». La culture de la pomme de terre se répandit en même temps, ajoutant un nouveau et précieux produit pouvant Servir à la nourriture de certains de nos animaux. « L'alternance des récoites, dit D. Faucher, préconisée dans le même temps, acheva de briser le vieux système agricole. Au début de xix° siècle tous les éléments sont rassemnb!és pour une transformation décisive de l’économie rurale ». |

Les prairies artificielles prospérérent rapidement. « Quel changement, depuis 40 ans ! », dit Delacroix dans son ouvrage Si intéressant Sur le département de Ja Drôme, en 1835.

Le bétail devait rapidement protiler de ces améliorations culturales.. En comparant entre elles les statistiques de 1724, de l’an IIL et de 1835, on constate une augmentation sensible du nombre de ses unités, mais surtout une amélioration de sa qualité. Au cours de l'hiver, le bétail recevait maintenant des rations suffisantes et les animaux ne souffraient plus dans leur développement. Avant le début de celte ère nouvelle, un mouton de pays ne pesait guère à 2 ans, que 30 à 39 kilogs !

Mais l’agriculture avait encore à accomplir de grands progrès. Les seuls engrais connus dans nos Cantons, en 1868, au moment de l'enquête agricole qui eut lieu à cette époque, étaient principalement, à côté du buis et des débris végétaux de toutes sortes, le fumier de ferme et le plâtre. C'était insuffisant pour rénover le Sol appauvri.

Vers 1880, l'emploi des engrais éhimiques $'intensifia

les prairies artificielles et toutes les cultures prospérèrent Ra

Page 1