Le Qoran dit
II. 2Ô2. David tua Djàloul ; Dieu lui donna le Livre et lu sagesse ; il lui apprit ce qu'il voulut
XXXVIII-25. 0 David ! nous t'avons établi notre lieutenant sur la terre, prononce donc dans les différends des hommes avec équité.
XXI-78. Souviens-toi aussi de David et de Salomon quand ils prononçaient une sentence concernant un champ où les troupeaux d'une famille avaient causé des dégâts. Nous étions présent à leur jugement.
Il ressort nettement de ces citations que la sagesse de Dieu régnait dans les sentences de David, qu'elles renfermaient la vérité, et qu'il faut, en conséquence, en pénétrer le sens intime, car c'est le seul qu'elles visent. Or un hadis affirme que l'imam Qaëm doit également prononcer des ordres Davidiques, c'est-à-dire des ordres dont le sens intime est la vérité.
Le gens intime, non dans le sens apparent. Si. en effet, c'eûl été dans l'apparence que la permission eûl été donnée de pi ier derrière le pich namaz i : mais c'est précisent al ià que gît l.i discussion. Pourquoi r.'a-l-il p.is été assez perspicace pour comprendre que relui derrière qui il priait étail pour autre que Dieu.
Pour les prières des morts, il esl permis de se réunir d'autant que cela prouve le respect que L'on a pour le cadavre du croyant. Plus la foule esl nombreuse à cotte occasion, plus cela plaît à Dieu. Mais que personne ne se tienne devanl (les autres). Que chacun dise sa prière dans le rang dans Lequel il se trouve el séparément.
Au sujel de cette prière djéma'at, vois combien il en a été fait depuis les débuts de L'islam jusqu'à la manifestation du Point (lu Béyân. Il y en a tant que personne ne Les peul compter. Gloire à Dieu qui n'a permis à personne de faire sa prière avec le spectacle de sou être (le Bab) dan- -a manifestation. El tous leurs actes sont ainsi devenus vains !
Cependant, tous priaient sous son nom, tous priaienl sous son ordre ! Vois la mesure de la créature ! avec toute celle ostentation d'amour, avec toute cette attente d'alléjse, le jour de la manifestation, personne n'est venu se joindre à une de ses prières ; alors qu'avec la plus vile des créatures ils prient cinq fois par jour et par nuit ! ! tant qu'enfin L'ordre de Dieu se retire de cette personne (derrière laquelle ils prient).
Fais attention au jour de la manifestation de Celui que Di( u doil manifester, fie façon à ne pas rester ainsi dans l'obscurité. El nuit et jour lu passes Ion temps à les mentionner 1 avec les ordres qui le sont promis pour le jour de sa manifestation lu rassures et tranquillises ton cœur el tout d'un coup il se lève (ce soleil de Vérité), et à ce moment même lui vient la permission d'abroger la
loi ancienne ! Dès oe1 inslanl lu restes dans l'ignoTStnce de son bienfait, privé dti fruit de ton existence.
Kl cependant, cette mer de bienfaits esl patiente. Si, en effet, il esl dans sa science que quelqu'un soit qui doive tenir l'engagement qu'il a donné à Dieu au jour du ji m ent, elle patientera jusqu'à ce qu'il ail tenu cet engage ment.
Mais il se peut que ce soleil se manifeste el que tu sois enveloppé dan- les voiles du sommeil, \lors il te réveillera, mais lu resteras dans rignoTance. C'est ainsi que le Prophète de Dieu se manifesta, et les esclaves de l'E\ai>.gile, il chercha à les éveiller : maiseeux-cî restèrent plongés dans leur sommeil, .lusques à aujourd'hui ils son! restés dans cette stupeur. C'était à lui (Mohammed) qu'il appartenait de dire w l'Ahmed promis, c'est moi » et de drosser son Témoignage avec les versets que Dieu Taisait descendre sur lui et non suivant le désir d'un chacun: (Car si chaque Prophète, à chaque manifestation, avail répondu % iclorieusement suivant le désir d'un tel et d'un tel) aucun témoignage dans aucune manifestation n'eùl été traité de mensonger.
Regarde le Qoran, de la vérité duquel tu es convaincu ; m>'is comhien y sont blâmés les esclaves qui faisaient des demandes au Prophète de Dieu et qui allèrent jusqu'à dire « XVII-94. Amène Dieu et les anges comme garants ■ de la parole ».
Ils ne pouvaient certes commettre un péché plus grave que de parler ainsi, car Dieu était trop haut pour être appelé en garantie, et certes ce qui est possible pour les contingences ne peut être mentionné pour lui ; comment le- lors pourrait-il prendre une existence extérieure.
Jusqu'à aujourd'hui ceux qui attendent (l'Ahmed promis) sont restés dans l'attente. Et il peut arriver que le jugement de Celui que Dieu doit manifester se lève, et
1fi8 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
qu'ils soient encore dans Leur attente, si Dieu ne suscite [uelqu'ua de puissant (un souverain) sur ses créatures, parmi ses croyants au Béyàn (qui force tout le monde à entrer dans la religion). S'il en suscite un, alors le bienfail do Dieu atteindra tontes les créatures.
Si les moyens de la manifestation étaient autres que ceux-là. Dieu les eûl fait descendre pour son Prophète : c'est aux créatures qu'il appartient de devenir les spectacles de l'ordre de Dieu. Auprès de la source (celui qui est manifeste dans la manifestation), il n'existe rien aul re que l'ordre de Dieu (le Prophète ne doit s'occuper que de remplir sa mission : peu lui importe que hommes croient ou ne croient pas). Par exemple, ce qui vient de Dieu est (simplement cet ordre) :
« En faire le pèlerinage (de la maison de Dieu) est un de- « voir envers Dieu, pour quiconque est en état de le faire \ »
C'est à la créature qu'il appartient de faire resplendir cet ordre par la façon dont elle lui obéit. Cette sublimité 2 qui était et est dans l'ordre de Dieu se trouve en lui pour ceux qui ont le regard perspicace, qu'on l'exécute ou qu'on ne l'exécute pas.
Certes ! certes ! priez Dieu qui est votre Seigneur, cet ui qui vous prend en sa miséricorde. Il se peut (pic mus soyez convaincus des vérités de Dieu au jour du jugement.
POKTE IO.
Dans la pureté de la terre des âmes.
Le résumé de cette porte est que :
Pour chaque chose dans la science de Dieu, il existe
i . Qoran, III, 91.
3. Qu'elle obéisse ou n'obéisse pas, qu'elle le fasse resplendir ou qu'elle ne le fasse pas.
une purification et toute- choses deviennent pures par la
mention de Dieu, si elles croient à Celui que Dieu doit manifester.
La purification du cœur ne peut se faire que par la foi que l'on donne aux trois premières lettres ; celle des esprits que par la foi aux quatre lettres suivantes ; celle des âmes que par la foi aux six autres, et celle du corps essentiel que par la foi aux six dernières. Toute la purification est contenue dans la parole de l'Unité '. Il faut donc que tu purifies (sépares) les signes de cette Unité des signes de celle qui est à l'ombre du feu.
Vois qu'il en est ainsi en chaque chose. Vois, en chaque chose, l'affirmation et la négation jusqu'à ce que tu arrives à les séparer. Par exemple, si ton mouchoir de poche a un atome de noir, tu ne le pourras purifier que suivant la méthode générale (le blanchissage). Il en est de même pour le moindre atome comme pour la plus haute des choses. Regarde afin de ne pas rester dans l'obscurité du remède de chaque mal.
Sache que la purification dans le Béyân est la plus proche des proximités, la plus haute des obéissances. Par exemple, purifie tes oreilles de l'audition de la mention d'autre que Dieu, ton œil de sa vision, ton cœur de l'acte de la contempler, ta langue de ia prononcer, ta main de l'écrire, ta science de l'apprendre, ton cœur de la laisser pénétrer en lui : de même pour toutes tes puissances, afin de voler dans le Paradis de l'amour. Alors il se peut que tu atteignes Celui que Dieu doit manifester, tout imprégné de cette pureté qu'il aime, c'est-à-dire que tu sois pur de tout ce qui ne croit pas à lui et de tout ce qui n'est pas pour lui : c'est alors que tu seras pur d'une pureté qui te donnera un fruit.
i. Qui est La élahé ellallah, et qui contient elle aussi divneuf lettres.
17(1 SEYYÈD AU MOHAMMED DIT LE liAlî
Sache que chaque oreil le qui entend ses paroles en ayant foi en lui ue rentrera jamais dans le feu; car du toomenl qu'elle saisit la hauteur de ses paroles, elle choisit leur conQaissance el u'entre pas en amitié avec une pei> sonne qui no croii pas en lui.
Toul ce qui esl dans l'autre monde es1 le i'ruil de sa connaissance el de ne pas faire amitié avec ses ennemis.
Chaque regard r|ui regarde ses paroles avec la foi en lui, le Paradis lui devienl obligatoire; toul cœur qui les oonfcemple avec la foi en elles était el sera dans le Paradis aulnes de Dieu: toute langue qui prononcera ses paroles la foi en elles sera dans le Paradis et n'y prononcera i[uo les louanges el les exaltations de L'Eternel qui n'avait ni n'a. dan-- les manifestations de sa grandeur, dan^ [< s i Bulgences de sa sainteté, ni descente ai bassesse. Chaque main qui écrira ses paroles avec la foi en elles. Dieu la remplira de toul cequ'elle ai nie tant dans ce monde-ci que dans l'autre : chaque poitrine qui apprendra par cœur ses paroles. Dieu la remplira de son amour si elle croil en lui. Chaque cœur qui aura l'amour de ses paroles et dans lequel se manifesteront les signes de la foi, quand on le mentionnera comme Dieu l'a dit : « les croyants sont ceux '/ni. quand ils entendent prononcer le nom 4e Dim, sentent In crainte envahir leur nrur ». ce cœur donc esl le lieu où se pose le regard divin. Et Dieu les mentionnera au jour du jugement dans la plus belle des mentions.
Sache que la pureté des Aines ne réside pas en ceci que lu ue prononces pas les paroles que Dion a l'ait descendre ■ La é In lié Kllallab i, car Le principe môme de ta religion repose snf la parole La élahé Ellallah el sur la mention des spectacles de l'Unité primitive et du Béyân<(du Point du B) el cependant les paroles non éllivines «ont dans les pr< miers mois que lu prononces. Au moment de la manifestation chacune de ces paroles se croit la plus pure de
la terre des âmes! Pureté des âmes veul dire: Te purifier de ce qui esl autre que pour Dieu, el bénéficier de ce <|iii est pour Dieu. Mais si la manifestation du Béyân arrive à un degré tel qu'il n'y ail plus lieu de citer pour autre que pour Dieu, alors il le devient permis de ne plus prononcer autre chose que les paroles « élliyines ».
Si tu veux, durant toute ta vie, voyager dans la mer de l'amour absolu et des élliyines, lu as le moyen de faire ce voyage (avec la mention de Dieu). En effet, si toutes les existences avec cette seule parole Allahou A'azem effectuent le voyage, toutes arriveront au but qui est Celui que Dieu doil manifester, car c'est lui qui est le spectacle des mots « Allahou A'azam ».
Sache que la négation de chaque manifestation se manifeste dans la manifestation suivante et non dans la manifestation elle-même. Par exemple, la négation de l'Evangile se manifesta dans le Qoran et la négation du Qoran dans le Béyân. Ils'agit ici de l'universalité de la négation. non de son détail. De même la négation du Béyân ne se manifestera qu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Tous, ce jour-là, prétendent à l'assentiment, avant sa manifestation même et tous prétendent fuir la négation.
Mais il est bon qu'on les éprouve tous à la pierre de touche,
et qu'alors tous les hommes soient tellement purs que les cieux, les terres et ce qui est entre se prosternent devant une telle grandeur. C'est en toi que tu l'as vu pour la manifestation du Béyân et que tu le verras ce jour-là si tu t'y trouves. Tu verras tous les poissons du Béyân vivant de cette eau de vie (Celui que Dieu doit manifester), mais restant dans son ignorance.
Certes ! certes ! purifiez vos âmes de la façon que vous Je pouvez faire.
Achevé le 31 décembre 1903.
Pages Umté VII. — Porto 1 : Il est obligatoire de renouveler les livres au moment où ont passe sur ces livres deux cent deux années. Il faut effacer les livres écrits auparavant ou les donner à quelqu'un. i
— Porte 2 : Au sujet du but que l'on pour-
suit en accomplissant un acte. Il n'est digne de personne d'accomplir un acte sans prononcer ce verset : « En vérité, je me tiens et suis prêt pour Dieu, qui est le Seigneur de la terre et des deux, le Maître de toutes choses, de celles qui sont perceptibles et de celles qui ne le sont pas, le Directeur des mondes. »
11 suffit d'ailleurs de dire ces paroles dans son cœur. 5
— Porte 3 : Dans ceci que rembourser les
dettes est d'obligation immédiate. 9
— Porte 4 : Dans le takhliss. io
— Porte 5 : Au jour de la manifestation de
l'arbre de la vérité il n'est licite pour personne de croire à la religion à laquelle il était attaché avant la manifestation. Dès qu'il entend annoncer la manifestation, il doit se tenir prêt à ce qu'ordonne l'arbre de vérité. Avant la manifestation il faut agir suivant la
171 SEYYÈD AI' MOHAMMED OIT LE IîAIJ
Pages loi suivant Laquelle on agissait auparavant, mais au moment <>ù elle a lieu, toute religion est coupée de l'esclave, sauf celle que lui ordonne l'arbre de vérité. ia
Umti V'II. Porte 6 : Il n'esl pas permis de porter des instruments de guerre m ce n'esl quand c'esl nécessaire ou bien quand il faul faire le Djéhaddans la route de Dieu. Le port d'armes n'esl permis qu'aux fabricants d'armes de guerre. i3
— Porte 7 : Cekui qfai voit Celui que Dieu
doit manifester doit Lui demander sa bienveillance et s'il le veut il étendra sa miséricorde sur le demandeur e1 II l'honorera de La poussière de ses souliers. i6
— Porte 8 : Il est obligatoire pour tous d'é-
ciire depuis le début jusqu'à La fin du mois iinr lible eoiiiemud di\-neiif ca-
i sur dix-neuf, et que dans chacune de ces cases cno écrive des noms aimés de Dieu, lels que ■ Ulahou Ekber » ou
Ulahou Y'azam » ou « Allahou \/'liei- », etc. En vérité, Dieu a permis que chacun compte depuis Le début de sa viejusqu'à ta lin (le nombre de mois qu'il aura vécu) el qu'il écrive une quantité égale de ces tables'. S'il meurt sans en avoir écrit quelques-unes, il est obligatoire pour ses héritiers d'écrire de sa part la quantité qui manque. 17
— Porte g : Il est obligatoire pour chaque
roi qui se Lèvera dans celle religion de faire une maison pour lui-même donl les portes seront au nombre de quatre-
TABLE DES MATIÈRES 17f>
Pages ringt-qoixize : puis, une autre maison i|ui aura quatre--, Lngt-dbj portes. ao
VII. — Porte 10 : Il faut continuellement porter sur soi, dès sa naissance, une table contenant ï.ocr cases H il n'esl convenable pour personne d'abandonner ce talisman. ■>:■,
Porte 1 1 : Il n'esl pas permis de monter sur les mimbers, et il «-si ordonné do s'asseoir sur des chaises.
— Porte t2 : Il n"esl pas permis à celui qui
agil pour Dieu de donner un compagnon à Dieu. 33
— Porte i3 : Dans ces choses que Dieu a
rendues obligatoires à ses esclaves : cl c'esl ceci qu'auprès de chacun de ses esclaves il est d'obligation que soient quelques versets des versets de Celui que Dieu doit manifester et qui seront révélés au jour de sa manifestation. El ces versets doivent être de son écriture. 35
Porte i4 : U n'esl pas permis de faire montre de son repentir, si ce n'esl à Dieu, c'est-à-dire auprès du spectacle de l'être de Dieu quand il est manifeste. Et, s'il n'esl pas manifeste, réclamez en vous-mêmes la miséricorde de Dieu !
Porte îô : Dans ceci qu'il est d'obligation de se prosterner au seuil de la porte de la ville où s'est levé le point divin à cause (lue Dieu le considère comme très grand. En vérité, ce Dieu es! précieux et aimé. \o
Porte 16 : Dieu a rendu obligatoire à chaque roi qui se lèvera dans le Beyàn,
Pages de ne Laisser subsister personne sur la terre qui ne soit croyant dans cette religion. Cel ordre est également obligatoire pour tous les hommes. On ne doit laisser que ceux qui font le commerce en généra] et ceux dont les hommes tirent un profil : telles, les lettres de 1 Evangile. ', J
J m i i VII. — Porte 17 : Q faut, chaque vendredi, lire ce versel en face du soleil : « Le resplendissement de Dieu soit sur toi, ô soleil qui t'es levé ! Donc, ô soleil, témoigne de ce dont Dieu a témoigné par luimême, et ce témoignage est qu'il n'y a pas de dieu sî ce n'est Dieu, le précieux, l'aimé. » '\- — Porte 18: Dans ceci que si quelqu'un tourmente volontairement quelqu'un, il est d'obligation pour lui de donner dans la route de Dieu, et s'il le peut, dix-neuf miscals d'or. S'il ne le peut pas. qu il donne dix-neuf miscals d'argent : et. s'il ne peut encore le faire, qu'il réclame dix-neuf fois la miséricorde de Dieu. A moins qu'il ne demande le pardon de la personne qu'il a tourmentée et que celle-ci reçoive satisfaction. Dès lors, il ne reste plus à sa charge. Si quelqu'un emprisonne quelqu'un, lui devient illicite tout ce qui lui était licite jusque-là, tant (pie cet individu restera en prison. Toutes ■-es adorations deviennent vaines dès le momenl de cel emprisonnement et il n'est plus compté au nombre des croyants. S'il fait ce qui lui est illicite de
Pages faire, il doit chaque mois payer dixneuf miseals d'or. Si quelqu'un enchaîne quelqu'un, celui-là n'est plus au nombre des croyants. 48
Unité VII. — Porte 19 : Dans les prières. 53
Unité VIII. — Porte 1 : Celui que Dieu doit manifester est dans ses œuvres comme le soleil, tandis que les œuvres de tous les hommes, si elles sont en conformité avec le contentement de Dieu, sont comme les étoiles. Le premier qui se met, en croyant en lui, en face du soleil de la \ éiité est comme la lune. 63
— Porte 2 : Il est d'obligation pour chacun
de laisser en héritage à ses héritiers dix-neuf feuilles de papier d'excellente qualité et dix-neuf bagues gravées de 1 un des noms de Dieu. N'héritent d'un mort que sept catégories de personnes : le père ou la mère, la femme ou le mari, les enfants, le frère et la sœur, le professeur. Et ce après qu une partie des biens de ce mort a été dépensée pour lui de sorte qu'il soit objet de respect. 60
— Porte 3 : Dans ceci, qu'après la manifes-
tation de l'arbre de la Vérité, toutes choses meurent excepté lui, au jour du jugement. Ce jour-là, il est obligatoire pour un chacun de réclamer le pardon de 1 arbre divin ; lui-même doit aller réclamer cette miséricorde et non agir par intermédiaire. A moins qu'il n'ait une excuse valable qui l'empêche de se présenter lui-même et de demander lui-même la miséricorde de cet arbre
Pages divin. Ei cet arbre divin lui répondra lui-même, oralement ou par écrit. S'il n'est pas possible à 1 homme de venir lui-même, il faut qu'il réclame la miséricorde de Dieu par un intermédiaire, soit lettre, soit autre moyen. *tk
l mu \ 111. — Porte 4 : De chaque chose, ce qui est le suprême est pour le Point, ce qui est intermédiaire est pour les lettres du Vivant, et le plus ordinaire pour les créatures. 82
— Porte 5 : Il est Obligatoire pour quiconque
en a le pouvoir de se rendre possesseur de trois diamants, nombre du mot ïsv, de quatre topazes, nombre du nom Vli i. >n. de six émeraudes, nombre de El. Amha, el de six rubis, nombre d'EL \on i:)s. 11 doit s'en rendre possesseur pour, au jour de la manifestation que Celui de Dieu doit manifester, les lui donner à Lui ou aux lettres du \ ivant. 86
Porte 6 : Dans ceci que la permission a été donnée de se laver complètement une fois tous les quatre jours : il faut aller aux bains ei s'epiler les poils du corps une fois tous les huit jours ou tous les quatorze jours. 11 faut se couper les ongles et user du lie nue sur tout le corps. Les hommes doivent écrire sur leur poitrine le mol ERRAH- \l\\ et les femmes le m >t Mlahoummé.
Il est bien qu'ils se considèrent une fois par jour et par nuit dans un miroir. 88
Porte 7 : Dans l'imprimerie et dans l'ordre d'imprimer. f)2
TABLK DES MATIÈRES 1 7S*
Pages Unité VIII. — Porte 8 : Dans ceci qu'il est permis de se raser toul ou partie de la trio, de se raser la barbe, afin que le poil prenne plus de force. Il est permis de l'aire sa prière avec son aba. mais cela n'est pas permis avec autre chose que l'aba.
c'est-à-dire avec le djoubbé. En vérité, Dieu n'aime pas qu'on fasse sa prière avec le djoubbé. 9/1
— Porte 9 : Il faut qu'un chacun écrive tout
ce qu'il aura dit de bien ou de mal.
depuis le commencement de cette manifestation jusqu'à sa fin. Ses héritiers doivent conserver ce livre jusqu'au jour où se manifestera l'arbre de Vérité. 9<)
- Porte 10 : Dans ceci que quiconque a été
élevé au milieu d'une famille, il lui est permis de regarder les membres de celte famille. Et il est permis de causer avec eux. Dieu a permis pour chaque homme de causer avec les femmes ou pour chaque femme de causer avec les hommes pendant le temps qu'ils ont affaire ensemble. Et si la conversation ne dépasse pas vingt-huit paroles, cela vaut mieux pour cette femme et cet homme. 99
— Porte 1 1 : Dans la Purification des morts.
Il faut la faire trois fois, de la façon suivante : d'abord il faut commencer par la tèlo et le cou en disant « Ya fèrd » ; puis laver la poitrine et le ventre en disant « Ya Héï », puis laver le côté droit en disant « Ya Qayyoum », puis le côté gauche en disant « Ya Ha-
Pages ktin » ; puis le piod droit en disant « Ya Adl », puis le pied gauche en disant « Ya Quouddous » (Tout ceci compose une purification). Il faut la faire trois fois ; le nombre des lettres des mois employés dans cette purification est de dix-neuf. Il faut faire cette purification avec de l'eau pure ou avec de l'eau mélangée à du camphre et à du rhamnus nabeca. 11 faut l'ensevelir ensuite dans cinq pièces d'étoffes et lui mettre à la main droite une bague sur laquelle soit gravé ce verset : pour les hommes : « C'est pour Dieu tout ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre, et ce qui est entre les cieux et la terre. Dieu est savant sur toutes choses. »
Pour les femmes : « C'est pour Dieu le royaume des cieux et de la terre et de ce qui est entre. Et Dieu est puissant sur toutes choses. » ioo
Ujuté MU. — Porte 12 : Dans les ordres relatifs à l'endroit du martyre. 106
— Porte i3 : Il vous est permis d'envoyer
vos bénédictions au Point quatre-vingtquinze fois, le jour où il a été élu (comme Prophète) et le jour de sa mort. 108
— Porte i4 : Dans ceci que pour chacun il
est obligatoire de lire des versets du Béyân chaque jour et chaque nuit sept cents versets, et, s'il ne peut les lire, qu'il mentionne Dieu sept cents fois. 110
— Porte i5 : Dans ceci qu'il est obligatoire
pour un chacun de prendre une femme afin que reste de lui quelqu'un qui unifie Dieu, son Seigneur. Certes il faut
Pages s'eftbrcer d'avoir un enfant (ou de se marier). Si se manifeste d'un homme ou d'une femme l'impuissance à avoir un enfant, il est licite pour l'époux non impuissant (quel qu'il soit) de se remanier à nouveau après en avoir obtenu l'autoristion de. l'autre partie, mais non sans sa permission. Et ce afin que se manifeste de cet époux ou de cette épouse un enfant. II n'est pas permis de se marier avec quelqu'un qui ne soit pas de la religion, et si quelqu'un est marié il est obligatoire pour lui de se séparer de son conjoint quand il s'aperçoit qu'il n'est pas dans la foi. Il n'est pas licite d'avoir contact avec ce conjoint sans que celui-ci retourne à la religion du Béyàn. Avant que l'ordre de Dieu ne soit retiré dans la manifestation de Celui que Dieu a manifesté, Dieu a permis à ses croyants et à ses croyantes de se marier : il se peut que les non croyants retournent à la religion du Béyàn. 117
Uniti!: Mil. — Porte 16: Dans ceci qu'il est obligatoire pour un chacun, s'il est possesseur d'une chose qui, en prix, vaille cent miscals d'or, de donner dix-neuf miscals aux lettres du Mvant. L'un de ces dix-neuf miscals appartient à Dieu, si le soleil de son existence brille. Il faut donc donner ces dix-neuf miscals au soleil de la Vérité, afin qu'il les partage entre les lettres de l'Unité de façon à ce qu'à chacune parvienne un miscal :
et ce, si le soleil de la Vérité le veut.
Pages Car l'ordre est dans la main de sa puissance. Il n'est pas comptable des actes qu'il accomplit, tandis que les hommes Boni responsables de tout ce qu'ils font. Si !<■ soleil est caché et que les lettres de l'Unité aient laissé des enfants, il faut que les croyants donnent cet argent à ces enfants. S'ils n'ont pas laissé d'enfants, il faut que cet argent soit dépensé dans un mariage, même si le possesseur le dépense pour le mariage de sa fille ou de son fils. Le miscal qui appartient à Dieu, il faut le garder pour Celui que Dieu doit manifester ou bien le dépenser pour la religion du Béyàn.
Si on le garde, il faut que ce soit le donateur lui-même qui le garde. Il faut garder ce qui appartient à Dieu comme on garde la prunelle de ses yeux, jusqu'au moment de le rendre à son propriétaire. 120
Uhitk VIII. — Porte 17 : Dans ceci, que l'or et l'argent quand ils arrivent à 6.000 miscals habituels, g5 de ces miscals deviennent le droit du Point de Vérité. Il faut que Dieu les prenne de vous, et tous vous êtes responsables de ces g5 miscals, si le soleil de la 'Vérité brille. Pendant la nuit vous devez garder ces 95 miscals pour les donner à Celui que Dieu doit manifester, comme vous gardez les prunelles de vos yeux. 123
— Porte 18 : Au sujet du jeûne. Il faut men-
tionner Dieu durant un mois, à la fin de chaque année, pendant que vous
jeûnez.
Unité Mil. - Porte ig : Quand estprononcé le nom de*"" l'arhre de Vérité, envoyez des bénédictions ; quand on prononce les noms des lettres du Vivant, mentionnez-les en bien. Mentionnez Dieu et Mohammed cl les spectacles de son ordre chaque nuit et chaque jour de vendredi deux cent deux fois. Mentionnez Dieu eejour et cette nuit de vendredi en disant : « Va Allah. » l3
Unité IX. - Porte i : Chaque terre qui est précieuse appartient à Dieu, ainsi que chaque ville unique. Les maisons qui aujourd'hui appartiennent aux Rois, celles-là aussi retournent à Dieu. Si quelqu'un des gens du Beyân prie dans une de ces maisons, il faut qu'il donne une aumône de un miscal d'argent à moins que n'y habite furie des lettres de l'Unité ou l'un des confesseurs du Béyàn.
Dans toutes les grandes réunions solennelles, il faut laisser vides les places de dix-neuf personnes quand la pièce est assez grande pour cela, sinon il suffit de laisser vide la place d'une seule personne. Forcément le lieu où doit être le lieu d'ensevelissement du Point doit être entre les deux endroits consacrés. Là doit être élevée une maison dont les murs soient ornés de miroirs afin que les hommes y prient et y mentionnent Dieu. ,^j
Porte 2 : Dans ceci que quiconque a une écriture extrêmement belle, telle qu'elle soit sans pareille, il faut qu il écrive durant sa vie mille versets pour Dieu :
Pages il doit mettre dans son testament qu'il faut faire parvenir ces mille versets au soleil de la Vérité afin que le Point lui donne, dans sa miséricorde, sa récompense au jour du jugement. En Vérité, Dieu est savant sur toutes choses. i£3
Unité IX. — Porte 3 : C'est pour Dieu qu'il faut que chaque roi ou sultan qui surgira dans le Béyàn élève une maison ornée de miroirs : il faut que partout soient inscrits des versets de Dieu et plus particulièrement devant le trône celui qui est cité ci-dessous. i£5
Porte 4 : Dieu a rendu obligatoire pour les hommes de faire le zikr de Dieu dans leur cœur. Dis, tous les hommes seront interrogés là-dessus. i5o
Porte 5 : Pour Dieu, il est obligatoire pour chaque personne de faire durant dixneuf jours le service du Point de Vérité à son retour en ce mode. 11 faut agir durant ces dix-neuf jours selon la permission du Point de Vérité et quand celui-ci le permet. Sinon il est licite de ne pas le servir (matériellement). Dieu est le maître du bienfait sublime. i53
Porte 6 : Dans ceci qu'il est convenable pour les hommes qui croient au Point de Vérité de vénérer la famille dont il sort. i57
— Porte 7 : Dans les choses défendues telles
que vendre l'asa fa^tida et le tombac. 160
— Porte 8 : Sur l'interdiction absolue de
l'opium, des boissons fermentées et des médicaments. '63
Pages Unité IX. — Porte 9 : Dans ceci, que la prière Djéma'al est interdite. Il en est de même pour toute prière^, sauf pour la prière îles morts. En vérité, vous devez vous réunir pour la prière des morts, mais faites vos prières chacun séparément. 164 — Porte 10 : Dans la pureté de la terre des
âmes. 168
Irap. J. Tlievcnot, Saint-Dizier ;Haute-Marno).
Imp. i. Thevenot. — Saint-Uizier (Haule-Marne).