PORTE
Quand est prononcé le nom de l'arbre de Vérité, envoyé: des bénédictions ; quand on prononce les noms des lettres du Vivant, mentionne:-les en bien.
Mentionne: Dieu et Mohammed et les spectacles de son ordre chaque nuit et chaque jour de vendredi deux centdeux fois. Mentionne: Dieu ce jour et cette nuit de vendredi en disant : « Ya Allah. »
Le résumé de celte porte est que :
Chaque fois qu'est mentionné Celui que Dieu doit manifester, envoyez-lui des bénédictions ; chaque fois que sont mentionnées les lettres du Vivant, mentionnez pour eux la lumière de Dieu. Et faites-en de même pour ce qui a et''' manifesté et pour ce qui le sera.
Connaissez la grandeur du jour du vendredi et de sa nuit, car c'esl la nuit et Le jour pendant lesquels les actes doublent de valeur. Mentionnez-) celui que Dieu doit manifester et ses Lettres «lu Vivant deux cent-deux fois. Appelez Dieu dans la sincérité de votre cœur, au nombre de quatre Ghaïn (= 4ooo).
Ce n'est donc pas qu'il faille que vous vous prosterniez et que vous L'appeliez alors que quelqu'un esl donl la mention est celle de Dieu, et la mention de Dieu esl sa mention, dont la connaissance (l'acte de le connaître) i -i celle de Dieu, donl connaître Dieu <->t le connaître lui, ci que vous restiez dans L'ignorance de cel être.
Vois la manifestation du Prophète de Dieu. Combien de jours et de nuits de vendredi nui passé sur ce soleil de Vérité, tandis que les croyants aux Évangiles appelaient Dieu dans leur langue. Est-ce que cela (cel appel i eu la moindre utilité ?
Vois qu'il en esl de même à la manifestation du Point du Béyân. Il \ a dos esclaves qui. chaque nuit jusqu'au malin, s'occupent à appelé] Dieu, et voilà que le soleil de la Vérité esl prêl de se coucher dans le ciel de la manifestation, ei ceux-là n'ont pas encore bougé de dessus Leur tapis de prières. Si on leur récite Les nouveaux versets de Dieu ils disent : « Ne me distrais pas de la mention de Dieu! u 0 ignorant! voilà que lu mentionnes Dieu el Celui qui t'a appris à mentionner Dieu, lu l'ignoi
Certes, si dans sa manifestation 1 auparavant il n'axait pas fait descendre cet ordre « Mentionne Dieu . d'où aurai-— tu appris à le mentionner? d'où L'eusses-tu l'ait ':
Sache que si tu mentionnes Celui que Dieu doil manifester, alors lu as mentionné Dieu. Il en sera de même si tu entends les versets du Béyân >-\ que in j croies, cai alors les versets de Dieu te serviront, sinon quel i ru i t pourras-tu retirer de la \ i<- :
Du début de la vie jusqu'à la lin. ne fais qu'une pros ternation, passe-la toul entière à mentionner Dieu, mai-. ne crois pas à son spectacle dans cette manifestation. Vois bien, cela te servira-t-il à quelque chose? Mai- >i tu le connais, si lu sais sa vérité el qu'il dise • Je l'ai accepté », alors tu as passé toute ta vie à le mentionner.
Ï3S SEYYÊD ALI MOHAMMKI) DIT LE MAI*
Uors tu l'as mentionné de la plus haute mention. En effet, tu n'agis que pour voir les actes acceptés par Dieu : or l'acceptation de Dion ne se manifeste que par l'acceptation de Celui qui esl manifeste dans la manifestation. Par exemple, si Le Prophète de Dieu a accepté un ordre (acte), Dieu l'a accepté, sinon oel acte reste à la charge «!<• celui qui l'a accompli et tic retourne pas vers Dieu. De même si le Point. du Béyân a accepte un acte. Dieu l'a accepté. En effet, il n'y a pas de route pour les contingences vers l'essence étemelle, si ce n'est celle-ci que tout ce qui est descendu de Dieu descende par celui qui esl manifeste dans la manifestation, et tout ce qui retourne à Dieu retourne à cet être même.
Gloire à Dieu qu'un homme intelligenl ne s'esl pas rencontré qui ait accepté ceci ! Et cependant cet homme, du début de sa vie jusqu'à la fin, agit avec le plus extrême effort. Que si tu lui demandes « Pourquoi en agis-tu « ainsi? » il te répondra : « Pour que Dieu accepte mes « actes ». Hé ! animal ! l'acceptation de Dieu ne se peut manifester que par l'acceptation de son Témoigna Est-ce que tu as un mot quelconque de ce témoignage disant qu'il t'a accepté ?
(/est ainsi qu'un chacun agit sans Intelligence el reste dans l'ignorance du fruit de son acte. Oui, celui-là agil dans le Béyân qui, au jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, ait en mains une pièce de cel être établissant qu'il a été accepté. C'est alors qu'il devient convenable de dire (pie cet homme a agi pour Dieu et que Dieu l'a accepté! Sinon quelle utilité y a-t-il à ce que tout ce qu'il v a sur la terre travaille conformément aux règles de sa religion personnelle?
Regarde donc celle source par laquelle se manifeste l'acceptation de Dieu. Il semblerait qu'à l'époque du Prophète de Dieu il ne se soit pas trouvé un homme in-
telligent, sauf ceux qui le connaissaient, pour lui demander d'accepter ses actes. Car >"il s'en étail renconti réponse) fût descendue dans le Qoran sous forme de révélation. L'acceptation de Dieu ae se peut manifester la langue de L'homme. Si, eD effet, cette réponse faite de la Langue du Prophète, il aes'agirail dès Lorsque de son acceptation à lui, Prophète, el noo de l'acceptation
de Dieu.
La source de laquelle les versets de Dieu découlenl connue une tnei . on l'a mise sur une montagne ! el voilà que nuit el jour il- agissent pour Dieu '. \ ois donc -i Le moindre souffle d'intelligence a soufflé sur eux! El Le fruil de tous leurs actes est ceci : a Que Dieu les accepte. Or L'acceptation de Dieu ne se manifeste que pai Les versets qui démontrent l'impuissance (à en produire de pareils) de tous autres que lui. C'est ainsi qu'aujourd'hui le Qoran démontre l'impuissance de tout ce qui existe (à produire un livre semblable).
Maintenant donc, accomplis tel acte qu'il le plaîl : vois si la mention, fût-ce même d'un brin de paille d ceptation, est faite sur cette œu\ i. C'est ainsi que tu agis dans les profondeurs de la nuit, el tu n'\ trouves aucun fruit. Du début à latin de ta vie tu agis pour Dieu et soudain tu ne fais pas un acte pour ce spectacle vers lequel retournent tous les actes ! et si tu L'accomplissais an jour du jugement, tu ne serais pas éprouvé. Vois comme l'ordre est grand et comme tous sont dans l'obscurité.
J'en jure par l'essence éternelle de Dieu: toutes Les mentions de Dieu, tous les actes pour Dieu, sont les mentions de Celui que Dieu doit manifester et des actes pour lui. Ne te trompe pas toi-même en disant : » J'agis pour Dieu ». alors que tu agis pour autre que Dieu : car si tu agissais pour Dieu, lu agirais pour Celui que Dieu doit manifester et tu le mentionnerais. Car entiu même
les habitants de colle montagne qui ne savent rien crient nuit et jour (i Laélahéel \flali o ; eh bien, à quoi cela leur sert-il ? Réfléchis donc un piMi.de façon à ne pas rester dans l'ignorance de la source de l'ordre. Tous vos actes de ce monde, de vous retournent à Notre religion, tous vos actes religieux n'ont qu'un fruit : leur acceptation par Dieu. Or l'acceptation de Dieu ne se manifeste que par l'acceptation de Celui que Dieu doit manifester, en versets qui se doivent manifester de lui. Et si l'acceptation vient par d'autres voies, il ne s'agit plus de l'acceptation de Dieu : car l'acceptation de Dieu est sa parole, les autres paroles sonl celles de la créature. Kl sa parole (vérité) ne peut être deux.
Quand lu dis « l'acceptation des portes est celle des - imams, l'acceptation des imams est celle du Prophète i de Dieu », c'est parce que l'arbre de Vérité (Mohammed) en a ainsi ordonné. C'est exactement comme quand tu dis : <> Tourmenter un croyant, c'est tourmenter le Pro- » phète, et le satisfaire est satisfaire le Prophète o ; cela est vrai parce que c'est le Prophète lui-même qui l'a dit. Que s'il ne l'avait pas dit, cela n'eût donné aucun fruit.
Il faut toujours regarder la source de l'ordre, car toutes les choses se manifestent à son ombre. Kl celle-ci n'est pas la dualité, c'est l'Unité. Kl ce n'est pas l'Unité renfermant les chiffres, c'esl 11 nité sans nombre. L'Unité qui renferme les chiffres n'est unité (pic par l'ordre d< cette Unité. El si cet ordre n'était pas intervenu elle ne serait pas devenue unité.
/ nifiez Dieu i/ui est votre Seigneur cl celui <jui dous prend en sa miséricorde. I nifiez-le dans toute la sincérité de votre ccrur. puis, en vérité ! agissez pour Dieu.
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Porte première
Chaque terre qui est précieuse appartient à h, eu. ainsi que chaque ville unique. Les maisons qui aujourd'hui appartiennent aux Hois, celles-là aussi retournent à Dieu. Si quelqu'un des gens du Béyân prie dans une de ces maisons, il faut qu'il donne une aumône de un miscal d'argentà moins que n'y habite l'une des lettres de T Unité ou l'un des confesseurs du Béyân.
Dans toutes les grandes réunions solennelles, il faut laisser vides les pinces de dix-neuf personnes quand la pièce est assez annule pour cela, sinon il suffit de laisser cote la place d'une seule personne.
Forcément le lieu où doit être le lieu d'ensevelissement du Point doit être cuire les deux endroits consacrés '.
Là doit être élevée une maison dan/ les murs soient ornés de miroirs afin que les hommes y prient et y mentionnent Dieu.
Le résumé de cette porte esl que :
La grandeur de chaque terre est pour Dieu et retourne au jour de ta manifestation, à Celui que Dieu doit manifester ou à celui à qui il le permet. Il en est de même pour les villes ou 1rs demeures élevées qui ont été construites par les sultans d'auparavant.
i. Probablement entre la maison natale .tu Hab dans le quartier nommé Bazar Mourgha, et la mosquée des Forge-
142 k'YÈD AI.l MOHAMMED DIT LE BAB
Si quelqu'un des gens du Béyân y fait sa prière, c'est à lui qu'il appartienl de dépenser dans la route de Dieu un miscal d'argent afin que a'habitenl plus en elles que des témoins du Béyân el des spectacles de l'Unité.
Les grandes réunions qui onl lieu solennellement, il esl convenable d'\ laisser vides les sièges de l'ï aité i [9) de façon que, si à ce moment même Celui que Dieu doit manifester se manifeste avec ses lettres du Vivant, personne ne soit intimement confondu avec la vérité qui soit prise du Béyân '.
SI le lieu de réunion n'est pas suffisamment \aste, il a'esl pas permis de laisser plus d'une place libre. C'est ainsi que dans chaque réunion il faut laisser vide le d'une personne. Et il se peut voir que dans la maison même <lc Celui que Dieu doit manifester on suive cette règle, el (pion lui interdise à lui de prendre place sur ce siège parce qu'on ne le connaît pas encore. Et ce sera par marque (!<• respecl pour lui sous son nom. Mais lui cou nait tous les êtres et rira des esclaves qui par respect pour son nom tiendront si essentiellement à ces marques de grandeur el de respe< l. El cependant au jour où il se manifestera on restera ignorant de lui, malgré ses versets.
Le lieu d'ensevelissement du Point, il a été ordonné qu'il soit à l'un des deux endroits consacrés, H qu'on \ construise une construction tout ornée de glaces dans laquelle ceux qui prient puissent aller prier. De cette façon il \ aura une construction pour les créatures démontrant que !<■ Point était un esclave créé, nourri, né el héritier, el que i<>ui ce qu'il a «lit de la part de Dieu vient réellement de Dieu h uon <!<• lui-même. De cette façon, personne ue prendra le l'oint pour Dieu lui-même et oe dépassera les limita s de l'adoration.
1. Par marque de respect. Ces vérités émanent, en effet, do Béyân, puisqu'elles en sont la Qeur, la moisson, le jugement.
Les progrès de ceux qui regardent dans le Bévàn ne Peuvent certes être comparés à ceux qui avaient prossé dans le Qoran, comment pourraienUls l'être à ceux de tout ce qui est sur la terre. Mais tous ces voyageurs (qui progressent ainsi) tournent autour (reconnaissent la supériorité de) des voyageurs dans la manifestation de Celui que Dieu doil manifester, car c'esl par eu> qu'en ce jour la véritésera confirmée, et non par d'autres qu eux.
Certes craignez Dieu dans chacun des ordres qui descend de Dieu: en vérité, I ordre de Dieu relativement au /dus haut des hommes est comme son ordre relativement au plus bas. Sache:, ô esc/ares de Dieu, sachez et craignez.
Poète 2.
Dans ceci que quiconque a une écriture extrêmement belle telle qu'elle soit sans pareille, il faut qu'il écrive durant sa vie mille versets pour Dieu: il doit mettre dans son testament qu il faut faire parvenir ces mille versets au soleil de ta Vérité afin que le Point lui donne, dans sa miséricorde, sa récompense au jour du jugement. En \ érité, Dieu est savant sur toutes choses.
Le résumé de cette porte est que :
Si dans la manifestation du Bévân il se rencontre un scribe dont récriture soit non pareille dans son temps de quelque écriture que ce soit, depuis l'écriture Abua* jusqu a la plus belle, les genres d'écritures devant être au nombre de 19, il est aimé de Dieu que ce scribe écrive mille beits sur un papier de la meilleure qualité, et que
les ornements qui accompagneront cette écriture soient eux aussi non pareils. 11 faudra qu'il dise par testament qu'au jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, il le faut donner à cel arbre de Vérité, afin que celui-ci lui donne la récompense qui consistera en versets. Ainsi il deviendra mentionné auprès des amis de cet arbre.
Si ce scribe n'a pas le pouvoir d'écrire ainsi mille lignes sans se faire payer), alors c'est aux témoins du Béyân qu'il appartient de lui donner le prix de ces mille lignes. S'il a le pouvoir de le faire (sans se faire paver), il est plus convenable de ne pas payer à quelqu'un le prix d'une œuvre qu'il accomplit pour Dieu.
Le scribe peul choisir parmi les cinq rangs (des œuvres) du Point, que ce soil des versets, des oraisons, des commentaires, <b'^ questions scientifiques, ou des paroles en Pei san. Tout ce qu'il écrira (de ces choses) sera agréé.
Le fruit de ceci est que, si au jour de la manifestation, une pareille personne se rencontre, el d'autres comme elle, ils ne fassent mouvoir leur plume que dans les œuvres de Celui que Dieu doit manifester, car il leur est interdit de se servir de leurs plumes pour retracer d'autres paroles que les siennes. Il se peut ainsi qu'en ce jour quelqu'un agisse pour Dieu. Kt cela vaudra mieux que tout ce qui sera écril pendant les ténèbres de la nuit.
Vucune écriture, dans cette manifestation, n'est préférée, par celui qui est manifeste dans la manifestation, à l'écriture chikesté d'un homme vivant (croyant), non d'un mort (impie). En effet, la plupart des hommes écrivent bien, mais ce sont des morts, non des vivants. La beauté de l'écriture réside dans la vie (foi) de celui qui la trace. I. 'exemple de I Y ci'i I u re chikesté ivla I i veinent à l'écriture
naskh, quand les deux écrivains sont vivants, est celui de la jeunesse naskh) à la perfection (chikesté).
Chaque chose dans sa limite était et est aimé de Dieu. Et certes, certes, apprenez à vos enfants la meilleure écriture, la plus /mute à cas yeux : il se peut qu'à cause de cela vous vous enorgueillissiez en présence de Dieu.
Porte 3.
Cest pour Dieu qu'il faut que chaque roi ou sultan qui surgira dans le Béyân élève une maison ornée de miroirs : il faut que partout soient inscrits des versets de Dieu et plus particulièrement devant le trône celui qui esl cité ci-dessous.
Le résumé de cette porte est que :
Toutes les existences ont été créées pour le jour de la manifestation de Dieu qui, dans les termes techniques du Béyân, se nomme « le jugement ». Et ce jour commence au début de la manifestation de l'arbre de la Vérité, et finit au coucher de ce soleil. Il dura, par exemple, dans le Point du Qoran vingt-trois années et tous avaient été créés pour ce jour-là. Ce jour, par rapport aux autres jours est comme le soleil par rapport aux étoiles ; il en est exactement de même pour la manifestation par rapport à ceux qui s'y trouvent. C'est pourquoi dans cette manifestation-là ceux qui la connaissent ne doivent pas faire mouvoir leurs plumes et doivent avoir houle d'écrire des chants, des traités, des volumes, de faire inonde de ce qu'ils sont el de leurs talents. Car si en plein midi une étoile se lève, pourra-t-on dire qu'elle émet de la lumière. Il en est de même si le plus savant des savants du temps de Celui que Dieu doit manifester, après sa manifestation s'a\ isail d'écrire des paroles : il en
]4l) SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
sera certainement de lui comme de cette étoile (qui se lève en plein midi).
h. même que le Poinl esl le soleil de la Vérité, œuvres, elles aussi, par rapport à celles des antres hommes, sonl 1" soleil des œuvres. C'esl ainsi que si lous. jusqu'à la dernière créature, étaient des miroirs, les reflets du soleil des œuvres se manifesteraient en eux, el peutêtre personne n'aurait besoin d'autre chose que de ces rellcls.
Mais après le coucher de ce soleil, il est permis à tous de progressera son ombre autant qu'ils le peuvent ; et •-i le monde entier se réunissait el progressait tout d'une fois, il m' pourrait arriver à la connaissance (complète) d'une seule de ses p. unies.
11 a été dit dans le Béyân au sujet de ceux qui sont d< de p >uvoir parmi le- possesseurs de mime- moulk=royauté ei de sine (saltanèt = empire) d'élever une construction ornée de miroirs pour eux-mêmes. Il y faut inscrire devant leurs yeux une mention qui démontre que si Celui <pie Dieu doit manifester se manifestait, >i ce Roi lui donnait sa foi el lui venait en aide, il deviendrait la pins haute des créatures, sinon il resterail la plus vile. Ce jourlà. qu'il soit attentif à lui-même et ne soit, pour aucune raison, dans l'ignorance de la vue de son bien-aimé. Car pour Lui i Dieu), du début à la lin de sa v ie, il a agi ; l cela ne sert de rien, à moins qu'il n'agisse pour lui | pour Celui qui est manifeste dans la manifestation), qu'il ne vienne en aide à sa religiou et ne fasse tout ce qui esl dans son contentement. Sinou il s'en ira comme partis ses prédécesseurs et il ne restera pas trace de lui, si a n'est la mention qu'il n'était pas dans la vérité el qu'il a ignoré son bienaimé en vue duquel il faisait tout ce qu'il faisait. Il se glorifiait de son nom dans le Béyân. Si un tourment arrive à Celui que Dieu doit
manifester, le châtiment qui doit êtres pris sur toutes les contingences scia pris sur lui ; si, au contraire, il lui \ ienl en aide, le bienfait qui doit couler sur toutes choses descendra sur lui. En effet, si lui ne prend pas les devants pour le tourmenter, qui donc oserait le faire ? Car il en riait ainsi de mon temps et les oulémas ne pouvaient agir qu'avec l'appui du Sultan. El Dieu sait de quelle façon était l'éducation des créatures cl ses limites à celle époque. Si un savant dans cette manifestation se hâte dans autre chose (pic son contentement, c'est comme -'il prenait sur ses épaules le poids de l'éloignemenl de loutes les créatures. Tout le l'eu qui a été créé pour nuire que Dieu retombera sur lui. car les regards de tous, depuis le plus haut jusqu'au plus bas, se tournent vers les ouléma- de chaque manifestât ion. et si ceux-ci sont sincères dans leur foi, ils ne se sépareraient pas de Dieu. Et si un tourment survient à la vérité, c'esl parce quecesonl eux qui se sont détournés de Dieu alors que tous les hommes les considèrent comme marchant dans ses voies. El cependant, aux yeux de Dieu ils sont et étaient pour autre que Dieu, C'est pourquoi tout ce feu qui est préparé pour tous leur arrive d'abord à eux, puis après eux aux autres. De même aus^i. s'ils ont donné leur foi, le bienfait de Dieu leur arrive d'abord à eux, puis aux autres.
C'est un bon degré le degré de la science, si c'est la science en Celui que Dieu doit manifester et en m contentement. Sinon c'est le pire des degrés aux yeux <lc Dieu et de toutes choses. L'homme qui ne saurait rien de rien, cela vaudrait mieux pour lui que d'avoir la science de toutes choses et de ne pas posséder celle de Celui que Dieu doit manifester : car toutes choses revêtent sur son ordre à Lui le vêtement de choses. Et cet homme qui ne sait rien, s'il donne sa foi, qu'il est heureux ! S'il se détourne, du moins ne précipite-t-il que lui-même dans
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le feu. El ce savant, à La science duquel tous obéissent, c'est par lui qu'ils entre"nl dans le feu, tandis que s'il donne sa foi, c'est par sa foi que tous entrent dans le Paradis. Mais, en général, l'imitation de quelqu'un par quelqu'un est cause d'obscurité pour l'imitateur. C'est pourquoi ne pas être savant est meilleur pour l'homme que de l'être.à moins qu'il soit sincère [mon texte est ici incomplet, je poursuis avec le texte du manuscrit de Soubh-Ezel]. 11 se peul dès lors qu'avec sa science il \ ienne à l'aide de Dieu au jour de sa manifestation et que quelqu'un à cause de lui donne sa foi à Dieu. Cesavant.au moment où il regarde (les œuvres de Celui que Dieu doit manifester , voit son impuissance relativement au> versets de Dieu : aussitôt il se prosterne et affirme que ces versets sont ceux de Celui que Dieu doil manifester et don! tous avaient reçu la promesse. Gloire à Dieu ! Dece que dans le jour de la manifestation il s'est fait connaître à nous el dès lors nous bénéficions du fruit de notre existence et m mis ne restions plus dans l'ignorance de la vue de Dieu. Car nous avons été créés pour cette Mie et n'avons accompli aucun acte que dans ce but ', Et certes, c'est de la bienveillance de Dieu sur nous, en vérité Dieu est le maître du bienfait sublime. Sache que si tu te convaincs deCelui que Dieu doit manifester. lu affirmeras ses versets, mais comme tu ne peux te convaincre à cause du rideau de le> passions, c'esl pourquoi lu restes dans le feu el lu ne le comprends pas.
Si au jour de sa manifestation, sans lui donner ta foi, tu accomplis tout le bien, cela ne te sauvera pas du feu : si lu donnes ta foi, tout le bien devient confirmé en toi dans le livre de Dieu, et avec cela jusqu'au jour du jugement suivant tu jouiras dans le Paradis. Mais comprends
i. Je reviens ici à mon manuscrit habituel.
bien que l'ordre de Dieu est extrêmement subtil au moment même où il est plus large que les deux el la terre et ce qui est entre eux.
Par exemple, si tous ceux qui attendaient la réalisation de la promesse de Jésus s'étaient convaincus que la manifestation de l'Ahmed promis était celle du Prophète de Dieu, pas un seul ne se fût ('carte de la parole de Jésus.
Il en esl de même <m ce qui concerne la manifestation du Point du Béyân. Si Ions s'étaient convaincus que c'était celui-là même le Mehdi promis par le Prophète de Dieu, un seul des croyants au Qoran ne se fût pas détourné de la parole du Prophète de Dieu. 11 en est de même pour la manifestation de Celui que Dieu doit manifester. Si tous se pouvaient convaincre que c'est lui Celui-là que Dieu doit manifester et dont le Point du Béyân a annoncé la nouvelle, pas un seul ne s'écarterait de sa parole.
Ce n'est pas qu'on ait une preuve pour ne pas se convaincre de sa vérité. S'il y a une preuve (pour ne pas croire) pour les prêtres de l'Evangile, pour les oulémas du Qoran, après la manifestation du Béyân, il j en aura une aussi pour les Béyânis.
Prête ta plus scrupuleuse attention, a lin de ne pas rester dans l'ignorance par les scrupules. Vois-le avec son propre regard, afin que lu bénéficies de sa connaissance.
Ces paroles sont dites afin qu'en ce jour chacun donne son attention à soi-même, depuis le plus élevé jusqu'au plus humble : il se peut ainsi qu'ils n'entrent pas dans la mention du néant, et ne reslent pas dans l'ignorance de la subsistance éternelle.
Certes, soyez attentifs à Dieu et craignez-le.
Porte \.
Dieu, a rendu obligatoire pour les hommes de faire le zikr de Dieu dans leur cœur. Dis, tous les hommes seront interrogés là-dessus '.
Le résumé do cette porte est que :
Toute La science esl la science des qualités morales <•! l'homme doit agir conformément à celte science. Il ce doit pas pousser les choses jusqu'à s'occasionner à luimême <lu tourment ou en occasionnera d'autres. Les ordres <pii ont été donnés à tous sur la pureté des croyan- L'adoration ou autre chose de ce génie retournent à nlie-ci. Par exemple, si quelqu'uD se trouve atteint par la pau> reté, mais se contente de ce qu'il a et patiente, alors sa grandeur reste auprès de lui et iln'esl pas attristé (de sa pauvreté) et, les jours de -a pauvreté terminés, ii ne verra plus aucun tourment. Mais s'il se plaint de cette pauvreté, il peut rencontrer quelqu'un qui lui vieil ne en aide el fasse disparaître cette pauvreté. Mais alors quand il s'examinera attentivement, il verra que la disparition de sa pauvreté ne peut égaler l'humiliation qu'il a subie auprès de celui qui lui esl venu en aide.
\ ois qu'il en esl ainsi dans Ions les rangs et toutes les qualités.
Quand on t'ordonne de mentionner Dieu en ton cœur.
i. Le Bab veut empêche) les abus donl chacun est témoin
les rues de Téhéran : l'ostentation delà piété. C'est ainsi
() n u n mollah qu'on rencontre agite continuellement les lè\ res
pour faire croire qu'il s'occupe à glorifier Dieu. Zikr veul
p imenl dire cette glorification de Dieu.
c'csi pour que tu le mentionnes sans cesse afin que ton cœur soil toujours vivant el que tu ne restes pas ainsi dans L'ignorance de ton bien-aimé. Il ne faul donc pas (|ue La langue prononce celle mention pendant que ton cœur ne se tourne pas vers l'Eternel. Il se peut ainsi que ^i tu te trouves au jour du jugement, le miroir de ton cœui se mette en Eace du soleil de la Vérité, que s'il resplendi! instantanément, son reflet tombe en loi. Car c'esl lui la source de tout bien et c'est vers lui que retourne l'ordre.
Si ce soleil se manifeste el que tu restes toi avec la mention dans ton cœur, cela ne te servira de rien, à moins que tune mentionnes Dieu avec -a mention à lui. Car c'est lui la mention de Dieu dans cette manifestation.
En effet, cette mention que tu en fais est à cause de l'ordre qui t'en est donné par le Point du Béyân, tandis que cela (ce qui se manifeste au jour du jugement) est la manifestation de la vérité même du Point de Béyân dans son autre vie. Et cette nouvelle manifestation est, d'une façon infinie, plus puissante que sa manifestation antérieure. De telle façon que si lu mentionnes Dieu en ton cœur et que tu lui donnes ta foi, ta récompense est doublée quatre-vingt-quinze fois. Mais, au jour même de la manifestation, mentionne Dieu à haute voix, car une seule mention faite de Dieu à haute voix vaut mieux que quatre-vingt quinze mention- à voix basse. C'est là la vérité de la « mention d auprès de Celui qui mentionne et de Celui qui est mentionné, si lu le peux comprendre. Donc, certes, faites le zikr de Dieu dans votre cœur de la façon que vous le pouvez faire.
Fais attention aux passions de ton cœur dont les degrés étaient et sont sans nombre. Si tu es de ceux qui font attention, tu sais que celte mention (cachée de Dieu en Ion cœur) dans la violence du secret devient exactement comme la mention à haute voix. C'est au point qu'à l'état
de veille ou de sommeil, la mention du cœur devienl égale.
Quoique ton cœur soit arrivé à ce degré, si tu ne comprends pas le soleil de la Vérité, cela ne te servira de rien. Si lu le comprends et que ton cœur ne soit pas occupé de la mention de Dieu, cela te servira à quelque chosi .
Dieu n'aime pasles mentions multipliées, qu'elles soient faites dans le cœur, qu'elles soient laites à haute voix. Peut-être que si tu ne fais qu'une seule mention dans la joie et l'allégresse, cela vaul mieux que mille mentions faites sans joie et sans allégresse. Et chacun sait en lui-même combien il en doit faire.
Le but de la mention est Celui que Dieu doit manifester.
Il s'est rencontré dans cette manifestation des gens qui prétendaient (faussement) cire de ceux qui observaient les ordres de faire attention, mais ceux-là n'étaient pas considérés comme tels aux yeux de Dieu (ils sont pour autres que pour Dieu).
Les limites di\ inés sont celles qui sont manifestes dans le Béyân. Ne t'arrête pas à regarder ces spectacles de Qoms -.in- vérité (tels que dervichs, mourchids, etc., etc., qui prétendent se livrer dans le secret de leurs cœurs aux méditations sur la vérité), car ce sont ces mêmes esclaves qui, dan- cette manifestation, ont prétendu obéir à ces ordres el sont restés dans l'obscurité. (Jeux qui n'élevaient pas de tilles prêtent ions, qui n'avaient même pas entendu le nom de Celui qui est attendu, ont trouvé I'- salut dans leur acceptation (du Bah).
Certes, certes, gardez-vous en Dieu .' mentionnez Dieu el en cachette et ouvertement. Par celle mention, apaisez ras cœurs. Xe dites pus. ne poursuivez pus ce qui ne peu! vous servir 'le rien au jour du jugement, auprès de Votre Seigneur. Prosternez-vous en face de Dieu, el se prosterner en face de Dieu c'est se prosterner en face de Celui que
UNITÉ IX. I'OKTE 5 153
Dieu doit manifester. 0 vous qui le mentionnez, craignez
Dieu.
Porte 5.
Pour Dieu, il est obligatoire pour chaque personne de faire durant dix-neuf jours le service du Point de l érité à son retour en ce monde. Il faut agir durant ces dix-neuf jours selon la permission du Point de Vérité et quand celui-ci le permet. Sinon H est licite de ne pas le servir unalériellei»ent). Dieu est le maître du bienfait sublime.
Le résumé de cette porte est que :
Tout ce à quoi s'applique le mot chose vient de Dieu, par sa volonté. Ce que le spectacle de la volonté a fixé dans chaque forme en l'ail de versets de lui sont dix-neuf versets. Le reste n'est que multiplication de cette Unité (de 19) et l'on ne peut en compter le nombre.
C'est pourquoi il a été ordonné dans sa manifestation que chaque jour l'homme soit, de par un de ses versets qui sont en lui-même, entre les mains de Dieu, sur son ordre, afin que le fruit du Principe de sa religion se manifeste aux yeux <!<• Dieu ainsi que les conséquences de ci' principe.
Le premier jour est le jour du Point, lesdix-huil autres sont ceux des lettres du Vivant.
Depuis le premier jour du jugement jusqu'à son dernier moment, cet ordre plane sur l'universalité des croyants au Béyân, depuis les plus élevés jusques aux plus humbles, el il ne sera retiré que lorsqu'il aura permis qu'il soit retiré : alors, mais alors seulement il esl ahrogé.
Cependant, prêtez la plus extrême attention qu'il soii possible dans les contingences, au jour du jugement. \ujourd'hui, par exemple, relativement à une lettre des lettres du Vivant du Qoran, dans quel étal es-tu quand tu vas ^ Lsiter son tombeau ! Eh bi< n. sois de même > ls-à-> is du Point du Béyân.
Aujourd'hui vois combien on fait de pèlerinages au sanctuaire de l'Emir des Croyants. Or, l'Emir des Croyants lui-même dans la manifestation du Prophète de Dieu, comment était-il relativement à cette Vitesse : tout ce dont il était orné venait d'elle laid en grandeur qu'en sublimité. Eh bien alors. \ois. comment peux-tu toimême venir eu présence d'un pareil spectacle de sainteté ?
I. is li tires de l'Unité que tu vois (celles du Qoran), les j,|i! ' :omme les plus humbles des créatures tour-
ner.! autour de leur tombeau, les hommes dépensent leurs biens (pour faire transporter leurs cadavres dans ces lieu* saints), afin que la relation qui existe pour ces tombeaux; (leur relation vis à-vis du Prophète el de Dieu) leur soit appliquée à eux aussi. Kl cependant, toute celle grandeur en eux (ces tombeaux des imams) n'est qu'à cause de l'ordre qui fut donné au début el qui est la parole du l'oipliéic de Dieu. Vois donc qui se peut présenter devant lui ?
Et cependant, h toutes les créatures n'étaient qu'un I p nage el qu< ce personnage, depuis !: com-
mencement qui n'a pas de commencement jusqu'au jour manifestation (duBab), se lut prosterné pour lui. si au jour de la manifestation un ne tenait compte que du mérite qu'il a. il ne lui serait même pas permis de lever la tête de dessus son tapis de prière. Cai ce soleil de Vérité est un être te! que la grandeur de chaque chose auprès de lui est plus infime qu'un atome.
Igré cela, regarde ses paroles: vois comme elles
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instruisent ses créatures. C'est au point que toutes peutêtre sont prêtes à se séparer de tout pour rejoindre leur créateur, qui est le créateur de toutes choses, leur nourricier, qui est le nourricier de toutes choses, celui qui les fait mourir el t'ait mourir toutes choses, celui qui les t'ait vivre et l'ait vivre toutes choses.
Si tu atteins la science de l'intime de l'intime el que tu agisses en conformité avec celle science, en toute vérité, alors tu peux être digne d'être mis en présence du resplendissant créateur de la lumière, à cause de sa bienveillance et non parce que tu le mérites toi-même. Sinon (si tu n'agis en huile vérité suivant la science de l'intime de l'intime), si lu te trouves en sa présence sans être arrivé au degré où l'on ne donne aucune chose crtmme compagne à Dieu (c'est-à-dire si tu crois qu'en ce spectacle même de la Divinité il y ait une parcelle quelconque de Divinité), alors tu ne peux être dans son contentement el tous tes actes deviennent vains.
Si cependant toutes les créatures agissaient ce jour-là suivant leurs façons d'agir entre elles, leur bien-aimé sérail alors content d'elles.
Tu vois qu'on dépense des sommes considérables sur la route de la maison qu'il (Dieu) a dit être sa mai-nu. mais, au jour de sa manifestation, jour pendant lequel sont, sur sa parole, créées des choses comme celle maison, si quelqu'un se tourne vers lui (et lui donne sa foi) état est évident.
Donc, certes, craignez Dieu, et dans vos actes, soyez purs pour Dieu.
Si vous vous trouvez soudain en sa présence, sans être convaincus de sa vérité, certes vous resterez dans l'obscurité de son ordre. Si tu veux la grandeur de sa connaissance, tu n'as jamais été digne d'entrer sur la place de
156 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE IJAH
L'immensité de sa grandeur. Regarde toi toi-même, et tu veux atteindre au faîte <lo l'arch.
Peut-être même sache-le plus haut que cela: c'est sur sa parole que l'arch esl arch (c'est sa parole qui crée L'arch). Il esl trop haut, lui, pour être qualifié par ce qualificatif, pour être saisi par cette mention: Au moment même où tu regardes cette grandeur en ce que tu crois être hors de son rang el dans la chose que tu considères comme \ i le '.
Tu as entendu ce qui esl descendu au sujel de la dernière lettre de la manifestation précédente, de la part du Point du Béyân :
^u sujet du croyant) Dieu est par. Ce Dieuqui est le plus haut et qui n'a rien au-dessus de lui.
\u sujel du non croyant) Dieu est pur. Ce bien quia créé I" plus vile des choses, telle qu'il n'y a pas d'autres choses semblables plus viles.
Commenl est-il digne que, devant le spectacle de sa sainteté, des manifestations dr n- peine soient mentionnées. Elles ne le sonl que dans la route de sa connaissance, car elles sonl la vérité de l'Unité. En ce qui concerne les Limites apparentes, tout ce qui est des mœurs de celte manifestation fais-le dans la plus sublime hauteur qu'il soil possible d'atteindre dans les contingences, car lui t'acceptera si tu n'outrepasses pas ces limites apparentes.
Mais si tu le regardes d'un autre regard que celui de Il nité, alors il Lancera contre t«»i La sentence que tu n'es
i. Il e^i d'une hauteur inconcevable et incompréhensible non pas seulement quand tu le contemples ou cherches à te contempler dans la splendeur de sa gloire. Il t'est encore inaccessible dans ses manifestations les plus humbles et tu ue pourras encore t'imaginer d'une façon à peu près exacte sa puissance quand tu l'examinerasà travers la chose la plus \ île que lu puisses rencont rer.
qu'un ci animal ». El si. Dieu garde ! tu lui présentes des observations, c'est sous ta responsabilité que tu le fais. Le Poinl de Vérité n'a aucune chose qui lui ressemble pour qu'on puisse tabler sur elle (pour approcher du Point par des comparaisons).
Si je dis : ci le Point du Béyân, sa manifestation est plus manifeste » Si je dis : « la manifestation ultérieure est dan-- sa manifestation à lui, de façon plus
cachée » quelle puissance puis-je donc avoir pour le
mentionner ainsi ':
La plu> sublime des hauteurs, l'inaccessibilité de sa puissance sont ses mentions à lui qu'il a octroyées à la créature. Car sinon, il est pur de toute mention, libre de toute louange et, avec la sublimité de sa grandeur, Téléval ion de sa magnificence et de son inaccessibililé, il n'était et n'est qu'un esclave de Dieu.
Dieu est bien au-dessus de ces attributs que ses esclaves lui décernent, il Vest, d'une grande élévation.
Porte 6.
Dans ceci qu'il est convenable pour les hommes qui croient au Point de \rérilé, de vénérer la famille dont il sort.
Le résumé de relie porte est que :
Sache qu'aucune terre n'est de climat plus tempéré que la terre où se lève le soleil de Vérité. De même aucun nom n'est plus proche de Dieu après les lettres de l'Unité, sans être le centre de l'amitié de l'arbre de la Vérité.
Cependant, si les plus éloignées des créatures lui don-
aenl leur foi, elles deviennent les plus proches. C'est ainsi
que si lu le veux, regarde dans les Lettres do l'I oité : -i tu veux savoir ce qu'il en étail avant (le Bab), regarde les [ciliés les plus proches dans le Qoran qui sont le lieu de suspension (d'attache) de la Coi. Si celle lettre (qui croit au spectacle de la manifestation) est proche, elle devieni plus proche encore ainsi qu'il en est arrivé pour l'Emir I Iroyants dans le Qoran. Peut-être ce lieu de rencontre est-il la proximité même de la foi, ainsi que lu l'as pu voir pour les lettres de l'Unité.
Sache que Dieu a les yeux fixés sur son royaume. Le «père ■ >. Ici qu'il ne peut \ en avoir de meilleur, il le choisil pour lui : de même il prend la » mère » qui n'ait pas de semblable. Vois qu'il en est de même pour toutes les autre- choses. !1 n'est qu'un être i l'arbre deVéril liai- ne vivent qui an de sa bienveillance, et tous
ne mourronl que par elle. S'ils lui donnent leur foi, ils sont vivants, sinon morts : qu'il s'agisse de la plus élevée des créatures ou de la plus humble, car ses rapports sont égaux avec toutes chos
Cependant Dieu a fait descendre toute sa lumière cl huis ses rayons sur ses parents avant leur création ' et il
i. Il me parait qu'il faut comprendre ici le sens intime de ce mot, non son sens apparent. J'ignore tout de la mère du Bab, et son père mourut avant qu'il n'annonçât sa rnis-
pendant, ici, création veut dire résurrection dans la foi. i.ii. Dieu savait que les pèr< < l mère de celui qu'il avait
lire comme Prophète devaient être convaincus de la rente du Qoran et, par suite, dans la fidélité de leur foi, devaient croire el obéir à la manifestation du Bab. C'est ainsi d'ailleurs que l'excessive majorité îles chiites expliquent les résurrections opérées par le souille de Jésus. Il ne s'agirait pas «le morts au -eus > tricl du mot, mais des morts au point de vue de la Foi. Jésus, leur insufflant la foi, faisait de morts
i ivants.
lit descendre ses bénédictions sur <".i\ avant la création des cieux, de la terre et de ce qui est entre*. VA ces bénédictions sont celles-là mêmes qui descendent sur eux du fruit île leurs entrailles et non d'autres.
L'esseno éternelle esl en effet plus haute que chaque mention, que chaque approche. Ce qui est possible dans contingences est la manifestation de la Volonté Primitive sous la manifestation de Ha et non eu essence i dans les cinq degrés de la Divinité, non dans sou essence). Et c'esl lui (ce til-i l'existence (visible) de la Volonté, en lequel on ne peut voir que Dieu très haut et le bien-aimé éternel. Quiconque esl peur lui est pour Dieu, quiconque D'est pas pour lui, sache-le pour autre que Dieu.
Toutes les existences. sache-le,sont des gouttes de la mer de sa bienveillance. Atteins le donc, et pour l'atteindre donne la vie. car lu l'atteindras alors (après la mort) si sa manifestation n'a pas eu lieu. Sinon, entendis- tu la plus intime annonce de sa manifestation, si iu n'acceptes pas immédiatement, lu ne pourras l'atteindre après ta mort.
Sache que lui obéir, c'esl obéir à Dieu, l'aimer, c'est aimer Dieu. Ne reste p as dans l'obscurité à cause des livres et des dires d'autrefois, au jour de la manifestation, car le bul de ces livres et de ces dires est d'arriver à lui.
Si tu arrives à lui dépourvu de ces livres et de ces dires, ta foi existe et lous ces livres et tous ces dires sont à son ombre : mais si tu u'arrives pas à lui et que cepen-
i. 11 y a lieu de faire ici la même observation que précédemment. Avant l,i création des cieux veut dire non pas avant la genèse du monde, mais du moins axant celle du monde du Béyân ; avant la création delà terre veut dire avant la création de la (cire du Béyân.
dant tu possèdes toul cela, toutes ces choses n'étaient el ne sont rien et tombent dans le néant absolu.
Ces! là le sens <l<' ce verset, si tu y regardes d'un regard lumineux.
Dis: Dieu suffit à toutes choses, de /miles choses. El rien ne suffit à Dieu ton Seigneur, rien parmi les choses des deux, de la terre et de ce qui est mire. Il est le savant, celui qui suffit, le puissant.
Au sujel d'aucune question tu ne diras ce verset au nombre du iu<>l « Puissant » (= 3 1 4 fois) sans voir aussi loi la réponse de la source même de l'ordre. Car Dieu est plus proche de toi que ton être intime même (I il est Puissant sur toutes choses, et savant sur toutes choses auxquelles on peut appliquer le mot de choses.
Quand tu as dit ce versel avec la langue même de ta vérité, les lettres de (les croyants à) ce versel étaient el sonl dans son royaume, ils deviennent causes qui manifestent les instruments de sa réponse.
Mais ne porte tes regards que sur Dieu lui-même, cai sache bien que ce qui est autre que lui est sa créature.
Dieu n'a besoin de personne il esl Très Haut.
Porte 7.
Dans les choses défendues telles que vendre l'asa fœtida et le tombac.
Le résumé de cette porte est que :
Sache que l'origine des choses interdites remonte au\ premières lettres de la négation ; de même toul ce qui vient à l'ombre de ces lettres vient dans la négation primi t i ve .
Sache que quiconque n'est pas pour Celui que Dieu doit manifester n'est pas pour Dieu et quiconque est pour Lui est pour Dieu.
Vois qu'il en esl ainsi au sujet du Point du Béyân, qu'il en était ainsi auparavant pour le Qoran et qu'il en était de même auparavant encore dans les Evangiles.
V chaque manifestation, si les manifestations d'auparavant n'entrent pas dans celle-ci. considère qu'elles sont dans la négation.
Le tombac esl interdit et tout ce qui s'y rapporte. Sont interdites ces marchandises qu'on apporte du Khoraçan (asa fœtida). Elles ont une odeur contraire à la pureté. Cela est interdit, et toutes choses identiques sous quelque forme qu'elles soient présentées.
Si tu veux connaître la limite de la première parole de négation et celle de la seconde, regarde les deux choses. Car tout ce qui est le contraire de la pureté retourne à ces deux-là, tandis que ce qui est pur retourne à Mohammed et à Ali, les bénédictious de Dieu soient sur eux.
Tous les instruments qui se rapportent à ces deux choses sont interdits.
En tout état de cause, réfugie-toi en Dieu unique, le très haut, le très exalté, en ses noms et en ceux qui le rappellent. Car le non croyant est comme l'asa fœtida.
Sache bien que chaque bien qui était et est dans la science de Dieu se trouve à l'ombre de l'arbre de l'assentiment, qui est Celui que Dieu doit manifester, tandis que le contraire de cela se trouve à l'ombre de la négation. Ce sens là, donne-lui une existence extérieure, et regarde avec tes yeux matériels : il se peut ainsi qu'au jour de sa manifestation tu ne restes pas dans l'ignorance de son lever, et que tu te prosternes devant Dieu pour lui, et que tu affirmes la vérité de tout ce qu'il fait descendre d'auprès de Dieu ; que tu réunisses ses œuvres écrites de la
U)2 SEYYÈD AM MO H. VMM Kl) DIT LE HAB
plus luiir écriture; ornées des plus beaux ornements. Ce .|ui descend de lui sonl des paroles des manifestationa du Paradis éternel qui rayonnenl sur les formes des coeurs des contingences.
V, chaque manifestation, prends la virginité de celte manifestation et autant qu'il puisse être possible dans Les contingences, viens à son secours el ohéis-lui. Il se peut ainsi que tu deviennes étranger, à la négation el que tu rentres dans l'assentiment. C'esl là la miséricorde uffânic de Dieu qui s'attache sur chaque chose el sua aiiium ojui embrasse chaque chose.
Dis : Dieu vous n interdit In négation ci tout ce qui en dépend. Il uous ordonne à vous et à foules les créatures l'assentiment et tout ce qui en dépend- Il se peut que vous autres, au jour du jugement, vous obéissiez à Dieu, et que -m son ordre vous soyez guidés sur La voie droite. Dis : vous tous, vous êtes prosternés devant! Dieu.
Sache que l'existence de la négation n'esl pas mentionnée ea elle-même (par Dieu). Elite ne l'est que pat La mention die l'assentiment. De façon que, si l'arbre de Sréri té au jour de sa manifestation ne voyait pas Le contraire des croyants i s'il voyait tous les Imiiuii^ i rayants en lui), il ne in lit pas descendre cette mention (de néyation). Tout ce qui a été et est mentionné: est pour l'eval- Latioa de L'assentiment et L'anéantissement de la aé gation el non pour autre chose. Par exemple, si ces deux choses (le tombac el k'asa Eœtàda.) ont été interdites, c'est pour La sauvegarde de L'être des croyants, el non pour mêmes. Voisqu'iJ eu est de même pour tous les ïs de L'existence el contemple L'océan de la bienveillance di\ iue.
Ajijinie-lnt donc sur bien, enr il est le meilleur <>es gardiens..
UNITÉ IX. PORTK 8 163
Porte 8»
Sur l'interdiction absolue de l'opium, des boissons fermentées et des médicaments.
Le résumé de cette porte esJ que :
Toul ce qui esl autre chose que l'amour vient d'autre chose que de la vérité, el toul ce qui est amour >ient d'elle.
Soûl interdites les Liqueurs fermentées <'t tout ce à quoi s'applique le mol médicament : el cela, de façon absolue, afin que tu te tiennes pur de tout ce à quoi s'applique l'appellation de « pour au lie que pour Dieu » et que tu changes ces médicaments, en cas de nécessité, contre les plus subtils mets que Dieu t'a donnés et qui sont el étaient de l'arbre de l'amour. El cet ordre est aussi bien général que particulier : il en est de môme que pour ton acte de te détourner d'un non croyant et qui s'applique évidemment à l'Universalité des impies.
Mais Dieu 1res haut, dans chacun de ses rangs, rayonne d'une telle façon que toutes les existences se prosternent devant lui, toutes désirent son amour, toutes progressent dans son obéissance. 11 n'existe aucun atome qui dans la vérité de son être ne l'adore et ne le cite avec sa propre langue ; mais, dans cette manifestation-ci, toute chose qui n'est pas de l'arbre de l'amour n'était ni n'est aimé, et chaque chose qui esl de cet arbre était et est aimé.
Dans certaines industries où ces choses défendues ici sont indispensables, elles deviennent permises pour les personnes qui s'en occupent : et elles sont permises de la façon qu'elles ont été permises à chaque manifestation '.
i . 11 faut rapprocher ce passage de celui qui ordonne de
Kvt SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB
11 Faut, en effet, montrer de l'affabilité à ceux qui no Boni pas des spectacles de la Vérité, car il se peut ainsi qu'un lïuil soil tiré de leur existence, toi que, par exemple, leur conversion à Dieu: car la possibilité de la lui existe dans chaque être, si celui-ci ne se laisse pas détourner par ses passions.
Certes .' certes .' contre ces choses <jni ne son! pas aimées de bien, réfugiez-vous en bien, votre Seigneur, Celui qui vous accorde sa miséricorde — si vous désirez être sauvés.
Porte 9.
Itou* ceci, que la prière Djéma'atesi interdite. lien est de
même pour huile prière, sauf pour la prière des morts. En écrite, vous devez vous réunir pour la prière des morts, mais fuites eus prières chacun séparément '.
Le résumé de colle porte est que :
De là qu'il est évidenl que dans la prière Djém a 'at, celui qui remplit l'office d'imam doit forcément être des lettres de l'assentimenl ; de là que, à la (in de charpie manifes-
b' éloigner d'un infidèle, comme de tous les infidèles, et comprendre que non seulement l'alcool est permis mon pas à boire, bien entendu) à ceux qui s'occupent d'industries qui se basenl sur l'alcool, mais qu'il est encore permis d'avoir dis relations avec les non-croyants.
1. La prière djéma'at, c'est à-dire la prière en commun sous la direction d'un pichva (ce que les Turcs ont appelé imam par dérision pour les chiites) Celui-ci se met an premier rang, à une certaine distance de la foule, qui répète exactement tout ce qu'il fait et tout ce qu'il dit. Le Bab ne vent pas de cela, el s'il admet qu'on se réunisse pour la prière (les morts, là non plus il n'admel pas l'intervention du pichva.
UNITÉ IX, PORTK 9 165
i.ilion. tous prétendent être des spectacles de l'assentiment et non des spectacles de la négation, mais qu'au début de la manifestation suivante il se manifeste qu'ils sont des spectacles de la négation, c'est pour cette raison ' qu'il a été interdit de faire la prière djéma'at de façon à ce que ces hommes n'aient pas adoré Dieu dans la route d'autre que pour Dieu.
Si aujourd'hui, quelqu'un qui était dans la négation donne sa foi à Dieu, à ses versets, à l'arbre de Vérité, à ses manifestations, et s'il a prié avant de donner sa foi derrière quelqu'un qui n'a pas encore donné la sienne, il est obligatoire pour lui de recommencer sa prière : c'est là un ordre réel de Celui qui commande. En effet, ce conducteur de prières (pich namaz) était ce jour là pour autre que pour Dieu, car s'il ne l'avait pas été en ce moment-là, comment le serait-il aujourd'hui ; or celui qui priait derrière lui était pour Dieu : s'il ne l'avait pas été à ce moment-là, il ne serait pas aujourd'hui un fidèle. C'est là un de ses ordres Davidiques "qui est donné dans
i. Je pense que l'idée du Bab est assez nette pour que je n'aie pas besoin d'insister.