PORTE DOUZIÈME
Dans ceci que ly Point est comme le soleil et les autres lettres tomme des miroirs en face du soleil Tout ce qui est dans le Bism lllah, est dans le Point EH celui i/u/ dit: 0 Dieu est mon Seigm n> et je nr lui donne aucun associé », a mentionné >n véfité Dieu, de la façon que Dieu a fixée pour le Point.
Le résumé de cette porte est que :
La signification du mot Point est l'être même de la Volonté Primitive. Si aux lieux et places de Bism Illah el Amna' el Aqdès il avait été dit 'Izz Oullah el Amna' el Aqdès, alors la mention de l'être même de la volonté se fut faite par un Aine. En effet, si le B était écarté, sa première manifestation se fut faite par la lettre Aine ainsi que cela est évident dans la différence qui existe entre Bé Koull Chèï et 'A la Koull Chèï (avec toutes choses et sur toutes choses).
C'est là le secret de la parole de l'Emir des Croyants, sur lui soit le salut ! quand il dit : « Je suis le point sous le B » et il le dit dans le rang de conformité et il mentionne les lettres el les nombres et non l'être même et l'essence de ce B. Par le fait même que dans la manifestation du Point de la vérité qui s'est manifesté dans le Qoran sous le nom du Prophète de Dieu il n'y a plus qu'à le considérer lui-même comme le soleil et les croyants en lui comme des soleils reflétés dans les miroirs. Et dès lors on a recueilli le fruit de cette porte, dans la science, mais non dans les œuvres. Le rang des (ouvres est ceci : aujourd'hui qui est la manifestation de ce même point dans le Béyân, chaque personne qui croit en lui ne voit en lui que ce qui est cause de sa grandeur et comme un reflet qu'il voit dans un miroir, par rapport au Soleil du Ciel. Si par exemple cette personne dit « Allahou Ekber*, ou bien si quelqu'un qui croit au ooran dise cet « Allahou Ekber », cette parole n'est, auprès du « Allahou Ekber » ' que le Point
i. Celui-ci esf absolu, les autres ne sont que relatifs. De i»ius actuellement, si un musulman * 1 î i Allahou Ekber, su parole Imbue de L'idée Qoranique est vaine, tandis que cciic parole dan* la bouche «l'un Béyâni exprime la vérité ; car c'est le Point qui crée la Vérité el !<■ l'oint est la Vérité.
UNITÉ III, PORTE 12. fô
du Ooran dit dans sa manifestation finale que comme un soleil reflété par rapport au Soleil du Ciel. Ce fruit, dans cette période, ne s'esl pas manifesté. S'il s'est manifesté auprès d'un pelit nombre de gens, c'est en science qu'il s'est manifesté, non en œuvres.. lai donné connue exemple la plus grande chose par laquelle l'homme puisse jouir (la connaissance de Dieu) afin que les conséquences qui sont à son ombre soient ses quences à lui, afin que, à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, les croyants au Béyàn agissent suivant celte porte, qui est l'essence de toute la science et de toute l'œuvre. Dès lors, pour eux mêmes, ils ne verront plus de qualité de chose, si ce n'est par Lui ; ainsi que la qualité de chose de l'être même de leurs cœurs, de leur esprit, de leur âme, de leur essence est confirmée par la manifestation du Point du Béyân, car c'est Lui qui a mis dans les âmes des créatures ces signes mêmes par lesquels elles se tournent vers Lui. C'est là toute la science, toute la foi. Si quelqu'un regarde et recueille le fruit de son existence et soit comme un mort auprès de chaque manifestation de la volonté, ainsi que tous le sont dans la manifestation précédente, comme, par exemple, ces gens qui aujourd'hui croient au Prophète «h1 Dieu, ils ne se croient pas mentionnés auprès île lui ', et jouissent de la toi en lui, honorés par elle et fermes dans le contentement de hieu ; mais ils -oui dans I ignorance que la raanifesta-
i. Ia' iumd porte loi, aussi bien dans le manuscrit de Soubhe-Ezel que dans i<>s autres <• Némidanend ». si ce texte est exact, ce passage devieul Incompréhensible, si nous supprimons l<- " qouu » du début et que nous liions " midanend <•. alors mut de> lenl olair. .le propose donc de [la -• croient, lie ae ^;i\out mentionnés auprès de lui. „
tion du Point, du Béyàn est exactement sa dernière manifestation, dans un rang plus élevé. Si quelqu'un avait cette science et ses œuvres en lui, dans aucune manifestation il ne resterait dans l'ignorance, et, dans chaque manifestation il jouirait, de la vue de son bienaimé, et il recueillerait tous les fruits de cette manifestation.
Donc ! heureux celui que Dieu a instruit dans cette science, a honoré de cette œuvre. Si cette science était répandue parmi les hommes ils n'eussent pas cru que le bienfait l de l'Emir des Croyants était comme relui de Mohammed, quoique dans le soleil de ce bienfait on ne peut voir que le soleil de la vérité. Ainsi, celui quia dit cette parole avait en vue la mer de la Volonté et non la mer de l'Essence éternelle, et cette parole démontre ce que je disais : «Cette mer est la mer de la Volonté qui était dans l'éternité. En vérité, les contingences son! les vagues et les formes (de la surface > ».
Et ceci est, en réalité, les reflets des miroirs qui démontrent le soleil, car dans le degré des contingences, qui est le degré des miroirs, autre que cela est impospossible. Le premier miroir qui a recueilli un rellet du soleil dans tous les mondes, est ['Emir des Croyants, sur lui soit le salut ! et cela dans chaque manifestation. sous un nom différent, jusqu'à aboutir à cette manifes tation-ci.
En vérité, dans cette manifestation, Ali est le miroir de cette manifestation. Heureux ceux qui se mettent à son ombre. Ce sont eux les compagnons du destin, les témoins du nom de Celui qui fixe le destin, les compagnons du jour de Badr. Ceux-là ont progressé au point que personne au monde ne 1rs précède si ce n'est Celui
i . La prééminence.
que Dieu voudra. En vérité, quand Dieu commande à quelque chose il crée ce qu'il veut, et plus liant encore, s'il le veut.
En vérité, il est puissant sur chaque chose.
Le fruit de cette science est que : si au jour de Celui < |n«' Dieu doit manifester lout ce qui est sur la terre donne un témoignage sur une question et que Lui donne un témoignage contraire à celui qu'ils donnent, Lui est coin me le soleil, et leur témoignage comme ses reflets dans ôe< miroir-, qui ne sont pas mis en face de lui, car sans cela, leur témoignage eut été conforme au sien '.
J'en jure par l'essence très Sainte de Dieu ! une ligne de ses paroles vaut mieux que la parole de tout ce qui esl sur la terre. Je demande pardon à Dieu d'oseï cette comparaison, car comment peut-on comparer les effets du soleil des miroirs aux effets du soleil descieux2. Dana les miroirs, ces soleils sont dans le degré du néant, tandis que le soleil dan- le ciel est dans le rang de chose qui crée une chose à cause de Dieu très haut. Si quelqu'un prend de lui la rétribution d'un a La élahé allallah » cela vaut mieux que la rétribution de l'Unité que toutes choses fonl de Dieu. Je me repens de cette comparaison : peut-être en est-il ainsi que je l'ai dii '. Tout ce donl II témoigne, esl le témoignage de Dieu sur cette chose, tout ce qu'il en dit est la parole de Dieu au îujel de cette cho e.
i. Les miroirs mis en face «lu soleil |i> reflètent, les miroir- j u i ue soni pas eu face de lui ne le reflètent pas, . «lire mentent .
•j. autrement dit : les effets <lu soleil reflété à ceux <lu soleil lui-même.
's. Eux, néant, Lui, créateur.
Si, à l'époque rie Sa manifestation, se trouve un sultan qui mentionne l sa souveraineté personnelle, ce sultan est exactement comme un miroir mis en face du soleil, qui dirait : a C'est moi qui suis cette source de lumière ».
lien est de même pour un savant, s'il se vante de sa science auprès de Lui, pour un riche qui fait ostentation de sa richesse, pour un puissant qui étalerait sa puissance, pour un grand qui ferait montre de sa grandeur.
Les tils des hommes qui ne sont pas dans ses limites se rient de lui ,2 qu'en peut penser le soleil de la vérité?
Comme lui 3 il y a beaucoup de sultans sur la surface de la terre, soit dans la manifestation du Béyân, soit dans les manifestations d'avant le Béyân, qui tous aboutissent au Point de la Volonté, dans quelque manifestation que ce soit. Il en est de même pour les savants, pour les riches, pour les puissants, pour les grands. Vois qu'il en est ainsi, et sois en convaincu ; agis en conséquence dans tous les noms, dans tous les qualificatifs, en tout ce à quoi s'applique le mot chose. Auprès de Lui ne fais pas mention de ton existence, car ce serait faire preuve de non-existence. Vois le rang de ceux-là qui ont voulu affirmer le Prophète de Dieu par l'entremise de l'affirmation des prêtres «lu livre de l'Elif : de même pour le Béyân, vois-les voulant affirmer le Point du Béyân par lalfirmation de ceux-là qui sont dans l'ignorance, depuis 1270 ans, dans t\v> degrés infinis et qui n'ont été guidés que par sa première manifestation dans le Qoran. Lt ceci encore, à condi-
i . <,)ui fasse ostentation.
■2. De ee sultan, de ee riche, «le ce puissant.