‹ Le Béyan persanChapitre 26 sur 85 · PORTE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

PORTE QUATORZIÈME

Dans ceci qu'il est ordonné de conserver le Béyân autant qu'il est possible pour chacun.

Le résumé de cette porte est que :

Ce qui reste de l'arbre delà Vérité au milieu des hommes, ce sont ses paroles et les esprits y attachés. Plus tous travaillent à conserver ses paroles, à les rendre plus précieuses, plus élevées, plus riches, plus cela est manifeste auprès do ses esprits. Il n'est permis d'employer du papier médiocre qu'à la condition qu'on le relie et qu'on le conserve comme ce qu'il \ a de plus précieux aux yeux de tous, afin qu'il (le livre contenant

i. Les chrétiens, les juifs, les musulman».

a. Encore une prouve iiue la manifestation de Béha

Oullah, si elle est vraie, n'est j»as la dernière.

UNITÉ III, l'ORTE l4- 5g

les paroles du Bâb) ne devienne pas comme le Qoran, donl les exemplaires traînent décousus et dépenaillés dans tous les coins des mosquées.

Personne ne dépensera dans le Béyân la valeur d'un grain de moutarde sans que Dieu soit garant qu'il lui donnera 2000 fois autant : et, si cela ne lui parvient [tas directement à lui ', cela parviendra à ses héritiers, et, en tous cas, cela ne se séparera pas de lui dans ce monde et non dans le monde d'après la mort.

Heureux celui qui conserve et qui orne les paroles de Dieu comme il esl possible pour un individu (de le faire), car la grandeur de son esprit2 et leur ornement est là. Ce n'est [tas que quelqu'un termine un Béyân du prix de mille miscals d'or et qu'un croyant dans lequel est l'esprit du Béyân, pour un miscal, soit réduit à l'extrémité : chacun doit dépenser ce qu'il peut3.

H n'est pas caché aux yeux des gens du Béyân qu'il n'y a pas d'esclave qui, devenu possesseur de tout le Béyân, ne voie doubler la valeur de ses bonnes œuvres, et chaque jour les anges de Dieu, sans compter, lui envoient des bénédictions et réclament pour lui la miséricorde et le alui. Plus on l'ait d'efforts dan- la honne façon du Béyân, dans la légèreté de son poids, dans sa bonne écriture, dans l'ornementation de ses feuilles, plus cela vaut aux yeux de Dieu, et est mieux i|ue de (aire le contraire.

i . A celui qui ;i fait li dépense.

•j. Des croyants en lui. suivant !<•>■. commentateurs actuels.

•'!. il m- faut pas dépenser sa fortune i orner Béyan et laisser mourir de faim ceux qui Boni autour de soi.

60 SEYYKI) ALI MOHAMMKI) DIT LE BAH

Il n'est pas convenable d'écrire sur les marges, comme c'est l'habitude des étudiants en théologie, car cela lui enlève de son prix.

Le résumé de la parole ci cette porte est ceci que chacun doit s'efforcer, dans sa mesure, de posséder un Béyân qui n'ait rien de pareil, quoiqu'il yen ait d'infiniment supérieurs, comme d'ailleurs d'infiniment inférieurs.

Il n'est pas permis de l'écrire d'une écriture autre qu'une jolie écriture.

Son contentement réside dans sa lecture ou dan- sa vue ou dans les réflexions que l'on l'ait à son sujet. Car tout aboutit à la mise en œuvre de ce que Dieu a t'ait descendre en lui. En effet, il n'existe aucune parole, auprès de personne dont l'esprit reçoive l'aide d'autre chose que de la lecture du Béyân.

Quiconque examine la grandeur du Jiéyàn et envoie des bénédictions en ces termes : « 0 mon Dieu ! envoie » tes bénédictions au Béyân et à ceux qui ont cru, en d tout état, dans ta grandeur ei ton élévation. Punis » ceux qui n'ontpas cru au Béyân dan* ton châtiment, » ta colère et ta justice » — celui-là a rendu au Béyân ce qu'il devait.

C'est là un bienfait de Pieu sur ses esclaves, et en vérité Dieu est sans besoin et le dispensateur des bienfaits.

Toute la splendeur du Béyân est Celui que Dieu doit manifester, toute la miséricorde pour celui qui a cru à Lui, tout le châtiment pour celui qui n'y croit pas.

UNITÉ 111, l'ORTK l5. 6l

PORTE '.'l INZIEME.

Celui qui croit à Celui que Dieu doit manifester, a cru à Dieu et à ses ordres, dans tous les mondes. Celui gui n'a pas cru à Lui, même s'il croit à Dieu et à ses ordres d'auparavant n'a, en vérité, pas cru à Dieu et rentre dans le feu.

Le résumé de cette porte est que :

La manifestation de Dieu, dans chaque manifestation qui est celle de la Volonté Primitive était et est la Beauté de Dieu. Toutes choses deviennent néant auprès de Sa beauté.

Quiconque croit à la manifestation postérieure croit en vérité à ses manifestations d'auparavant et d'après : car la manifestation postérieure, dans cette manifestalion là. est cette manifestation (postérieure) elle-même. Une personne de quatorze ans, avant qu'elle soit arrivée à sa dix neuvième année, ses dix neuf ans sonl (en puissance) dans ses quatorze années. C'est pourquoi quiconque a cru à Celui que Dieu doit manifester, a cru à tout ce qu'il a ordonné. Il a cru à Dieu depuis , , ni pour lequel il n'y a pas de commencement, et il est sorti à l'ombre du contentement de Dieu avec tout son ' contentement dans chaque manife tation. Quiconque n'a pas cru à Lui, quoiqu'il dans tous les inondes croyants au contentement de Dieu, i < >n t cela devient vain. C'est comme s'il n'avait pa i cru a Dieu, môme l'espace d'un clin d'oeil.

Il en est '!•• même manifeste pour le Poinl 'lu Béyan, aux yeux des gens intelligent . Dans le Qoran, il esi de

i. Le contemenl de Celui que Dieu doit manifester.

toute évidence que celui qui a cru à Mohammed Prophète de Dieu a certainement cru à Dieu et à ses ordres dans tous les mondes : quiconque n'a pas cru à lui (Mohammed) n'a pas cru à Dieu ni à aucun de ses ordres, dans aucun des mondes. C'est pourquoi l'ordre de non croyant a été rendu sur tous ceux qui sont en ce monde, sauf aux croyants au Qoran à cette époque. Craignez Dieu, vous tous, ô gens de science !

Combien d'individus sont croyants dans une manifestation et dans l'autre sont dans le feu ! combien d'individus qui, dans la manifestation d'auparavant, sont dans le feu, et sont, dans la manifestation suivante, dans le Paradis '. Pour la manifestation de Dieu il n'y a ni premier ni dernier qu'on puisse mentionner. Si quelqu'un est resté ignorant dans des milliers et des milliers de manifestations et que dans celle-ci * il soit croyant, tous ses mondes se changent pour lui en foi. Et si, j'en demande pardon à Dieu, c'est le contraire (qui se présente), c'est le contraire (qui a lieu). Car dans chaque manifestation se retrouve ce qui est le contentement de Dieu, soit auparavant, soit après3.

Par exemple, au moment de la manifestation du Prophète de Dieu, tout ce qui était le contentement de Dieu jusqu'au moment du début delà manifestation du Qaêra — le salut soit sur lui — était entièrement dans son contentement *, et le contentement (de Dieu) est

i. Comme, par exemple, les juifs qui n'ont pas cru à l'Evangile et se sont convertis à l'islam.

•2. Celle de Celui que Dieu doit manifester.

3. Donc, le musulman qui, jusqu'à la manifestation <lu liâb, croyait dans tous les mondes, devient infidèle dans tous les mondes, prouve son incompréhension des Lois de Dieu en ne croyant pas au Béyân.

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