PORTE SEIZIEME
Les actes ne sont permis que conformes aux livres du Point.
Le résumé de cette porte est que :
Il n'est pas permis d'agir si ce n'est suivant les livres du Point du Béyûn ; car, dans cette manifestation ci, pour les lettres du Vivant, leurs livres (traces) ne se manifestent que du soleil de la Vérité, car les versets sont spéciaux au Point, les oraisons jaculatoires spéciales au Prophète de Dieu, les commentaires spéciaux aux mêmes directeurs et les questions scientifiques, spéciales aux Portes. Mais tout cela ne coule que de cette mer de façon à ce que toutes ces œuvres on les
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regarde de façon plus noble dans leur vérité première '.
Il n'y a aucune grandeur pour eux si ce n'est la promptitude dans la foi, hâte qui est plus grande que toutes choses, aux yeux de Dieu et aux yeux de ceux qui savent. Tout le bien est à l'ombre de cette hâte dans la foi.
Depuis le moment du coucher 2 jusqu'à l'instant du "lever de Celui que Dieu doit manifester toutes les œuvres obligatoires élevées, et les Lettres du Vivant et tous ceux qui croient en Dieu et au Béyân sont à leur ombre, si ce n'est que quelqu'un s'envole très haut dans la science d'un des ordres de Dieu, soit en principe, soit en conséquence, et ne laisse une trace de lui3. S'il n'eût repassé par les limites du Béyân4, il ressuscitera à son ombre, sinon, il n'est même pas digne de mention, auprès de Dieu non plus qu'auprès des gens de science. Peut être en ce siècle la plupart des bommes regardent les vérités des questions, l'alignement dans les paroles et les preuves et jouissent ainsi de tout ce qui est descendu du Point du Soleil de la \ érité, car ses traces sont tomme les rayons du soleil par rapport aux unions des étoiles. Est-ce que quelqu'un
i . Tout émane du Bâi>.
•.:. De ma mort.
'!. Tous sont a l'ombre do mes livres à moins que quelqu'un de Très Haut ne se manifeste qui donne des explications que je tiens encore en réserve.
4. Ceci m- semble pas en laveur de Abdoul Bélni, qui déclare le Béyan abrogé et s'empare cependant de aa Bubetance : il va même, d'après les historiens Bébais, jusqu'à annoncer dan-. Le Bagb è-Résvao de Baghdad que L'Impureté Légale des Infidèles esl désormais abolie, ce qui était parfaitement Inutile, s'il avait conservé le Béyàn.
peut comparer ces deux lumières ? Dieu est plus haut que cela d'une sublime hauteur.
EfTorcez-vous dans la science des lettres, dans la conjonction ' des nombres des noms de Dieu et les conjonctions des paroles qui ont le même sens, dans celles des paroles semblables entre elles dans le lieu où elles sont, suivant que cela est permis. En effet 2 il est permis à un cbacun d'organiser le Béyân comme il le croira le mieux, même si on l'arrange de mille cartes différentes. Mais tout doit retourner à l'être même du Déyân, car aucun mot n'y doit être ajouté, aucun retranché.
A moins que à cause de l'ordonnancement pour la garde des versets de Dieu, et la conjonction (des versets) les uns avec les autres (mis par exemple dans un même livre), tel exemplaire soit différent de tel autre (dans l'arrangement mais c'est en réalité le Béyân).
On verra qu'aucun ordre ne lui sera, donné par la suite qui ne soit supérieur à l'ordre d'auparavant.
Heureux celui qui regarde sur l'ordonnance de la splendeur de Dieu, et remercie son Dieu parce que cette splendeur de Dieu se manifestera certainement, et il n'y a pas d'autre route que cela dans le Béyân tant que Dieu élèvera 1rs ordres qu'il veut et abaissera ceux qu'il veut. En vérité ce Dieu est fort et puissant.
Le meilleur des ordres est celui qui s'appuie sur les limites apparentes. Par exemple s'il existe dix prières de cent, béits, qu'on les mette l'une à côté de l'autre : et
i. C'est-à-dire à réunir ensemble.
a. Cela veut dire que pour ordonnancer le Béyân il faut examiner et mettre ensemble les morceaux qui out le même sens, la même facture, etc.
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qu'on ne mélange pas entre eux ces cinq degrés de la révélation. Les versets sont fixes dans leur grandeur, les oraisons jaculatoires dans leur élévation, les commentaires dans les sièges de leur splendeur, les paroles dans leur rayonnement, et les paroles en persan dans l'inaccessibilité de leur hauteur. C'est ainsi que celui qui regarde avec attention, ne laisse pas dans l'obscurité ces cinq degrés (de similitude). Ceci est un bienfait de Dieu sur les oulémas du Béyân, afin qu'ils s'occupent d'un ordre de Dieu jusqu'à cet ordre leur devienne facile jusqu'au jour où se manifestera Celui par lequel ils se tournent nuit et jour vers Dieu. Et s'il ne se manifeste pas et ne se fasse connaître à personne ', le Béyân qu'il ordonnera sera comme un soleil au milieu des étoiles. Et cela n'adviendra que s'il les voit tous dans l'obscurité.
C'est ainsi que le point du Béyân a écrit trois commentaires du Qoran, dont deux sont en versets jusqu'à la fin et un commentaire sur la sourate de la Vache sous forme de matières scientifiques 2. Un mot de ces commentaires ne peut être égalé par les commentaires de tous les commentateurs depuis le début de la descente du Qoran jusqu'au moment de son abrogation.
Celui (}ui compare la lumière du soleil à celle des étoiles n'a pas d'yeux qui soient dignes d'être mentionnés auprès de Dieu. Est-ce que vous ne regardez pas ?