‹ Le Béyan persanChapitre 3 sur 85 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Je ne crois pas que, pour comprendre cette idée, il faille divorcer d'avec la Raison, et je ne puis que déplorer que certaines personnes imbues du préjugé que j'ai indiqué tout à l'heure, renoncent, quand elles publient certaines parties du texte sacré, à corriger les fautes qu'elles attribuent à l'auteur.

Peut-être en est-il un peu de même pour le titre de l'ouvrage publié dernièrement en Angleterre avec une préface traduite en Persan par un Qa/avini, je veux dire le Nouqtet el Kaf.

Le titre n'en est pas banal assurément, mais il se laisse pénétrer si on lit attentivement l'avant propos qui le précède.

« J'ai donné ce nom à mou ouvrage, dit Mibza Djani, pour deux raisons. La première est que je ne suis rien, je n'existe pas », je suis « la fourmi du néant». N'étant rien, je ne puis être représenté que par une chose qui n'existe pas : le point

diacritique du Kâf. Comme lui, je suis néant absolu, et, comme tel, indigne que l'on s'occupe de moi.

La seconde raison est un peu plus compliquée. Le point, ainsi qu'il est ilit dans l'avanl propos, est le rang de la Vérité, il <i-t de plus le commencement de toutes choses (*) tant dans le monde

divin que d;nis relui d'ici l>as. Dans se- niani l'est a-

tions.il acinq degrés et peut, par suite, être représenté par un Ha 5 d'après les calculs de l'A BDJBD.

i l) Voir mon Sèyyèd Ali Mohammed <lii le Bâb, paj •

Et en effet, l'actif, le passif, la relation de l'actif sur le passif, du passif sur l'actif, l'union des deux, forment 5. Forment encore cinq le point, le mouvement, la lettre, 1<' mot, la signification, etc, etc, etc.

Si nous faisons progresser le cinq, c'est a «lire si nous le multiplions par 4. nous obtenons 20, qui est Kàf, toujours suivant I'Abdjed. Et, en effet, Kâf est 4 points ou 4 Ha : Le Point de Volonté, celui du Désir, celui du Sort, celui du Destin. De plus Kâf est la première lettre du mot « Kooun » — sois ! — qui ressortit au Monde divin, et la seconde lettre du mot « Yakoun ! » — fut — qui ressortit du monde d'ici bas. Ce Kâf de la parole créatrice embrasse donc les deux mondes, et le point est lui même l'origine des deux mondes.

Nous savons d'autre part que Seyyed ali Mohammed dit le Bab est le Point du monde divin et du monde de la Matière : donc. Mirza Dj \m a raison de donner à son histoire le titre de « Point des Deux Mondes » de « Point de la Vérité » « de Point de la Certitude » l.

Il mit paru bon aussi de me servir de cette publication pour établi i- un erratum de ma traduction

1. Ce rang, le plus ha ui qui >oit au monde, n'est possible qu'après l'anéantissement de 70.000 rideaux de lumière et de ténèbres.

du Béyân arabe. Je vais donc réunir ici les erreurs que je relève dans les deux premières Unités, e1 je relèverai par la suite, au cours de ma publication, à chaque porte, celles des Porte- correspondai bes.

Ainsi à la page io3 de ma traduction, 7'" Ligne. au lieu de : « J'ai répondu à tes questions, ». lire « je t'ai aimé, je t'ai suscité. » Page io5 ligneio, lire « Personne n'a été suscité dans la religion si ce n'est Toi ; aucun livre a'esl descendu si ce n'est sur Toi. »

Page in(), ligne 3. Lire « Ll en est de même de tous nos versets d'auparavant et d'après. ('Fous aonl dans Le Béyân.) C'est comme Toi, aujourd'hui : Tu es complètement Notre Témoin, et Nous faisons, par Toi entrer qui Nous voulons dans le Paradis de Notre Sublime Sainteté et rVsi ce Béyan, le début de ce cpii, dan- chaque manifestation, se manifeste de l'ordre.

Page [18, ligne \- « Le jour de la résurrection (Qiamet) dure du début du lever du Soleil de la Vérité jusqu'à son coucher, et ces jours Bont meil

leurs que toutes les nuits du inonde.

Page rio, Lignes : El Celui dont la vue est Ma vue même (Voir le Prophète manifesté, c'est voir Dieu).

Plus bas: Le résumé de la huitième Porte est ceci : J'ai appelé « mort » au 1 lent de la Manifestation tout ce qui a'a pat mou amour. Et ce que je

commence de mou ordre 68l ce qui vous est utile et

vous éloigne du feu pour vous rapprocher de la Lumière. C'est là...

Enfin, certaines personnes ayant paru s'inti ser au mariage du Bâb, je donne ici ce que j'ai trouvé à ce sujet dans son œuvre littéraire.

Le Bâb s'est marié deux fois. Une fois à Chiraz et une autre fois à Esfahan.

La femme qu'il épousa à Chiraz se nommait Sarah Bkgoum. Elle était sœur de IIad.ii Mirza Aboul( îassbm Tadjer, connu sous le nom deSAQQA Khani et fille de Had.ii Mirza Mohammed Hous-

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