Ou du moins ceux qui la disent en la comprenant
4. Expression favorite du Bâb : le soufre rouge est celui qui sert à produire la pierre pbilosophale.
5. Cette prière doit être dite le jour de la manifestation, car elle a pour but, Celui qui est manifesté. Elle est inaccessible parce que le soleil de la Vérité est sur son déclin, et que le Prophète va se coucher dans sa splendeur. Celui qui dit cette prière jusqu'à la fin sent dès lors rayonner en lui la mer de la manifestation du premier signe divin ; celui-là est Jésus, celui-là est Mohammed, celui-là est le Bâb. Il est unique et ceux qui reflètent sa pensée sont rares. Mais, à la fin de sa manifestation, au moment où le Prophète disparaît, alors il devient inaccessible, car il ne peut plus y avoir de miroir directement placé en face de ce Soleil, désormais couché.
C'est ainsi que tu dis: « Je glorifie Celui qui est Celui qui rend les sentences, et contre lequel il n'en est pas rendu ». Or, à la (in de chaque manifestation, les spectacles arrivent à une élévation telle ' dans les cœurs de ceux qui glorifient2 qu'ils peuvent délivrer des sentences sur tous, alors que personne ne laisse pénétrer en son cœur la pensée de délivrer des sentences contre eux. Mais, au début de chaque manifestation, personne ne laisse pénétrer en son cœur l'idée que c'est là Celui qui a le droit de rendre des sentences 3. Comme par exemple : « .le glorifie Celui qui dit vrai ! » alors que personne n'est digne de confirmer qu'il dit vrai. A la fin de la manifestation cette parole arrive à une telle hauteur que personne ne se croit digne de le confirmer, tellement il est élevé et sublime dans sa beauté. Or, Lui, confirme qui II veut, et chacun s'enorgueillit de cette confirmation de Sa part, alors qu'au début de la manifestation (ceux qui en agissent ainsi) sont plus rares que le soufre rouge, car personne ne le confirme, et cependant, chaque vérité ne devient vérité que quand II la confirme.
Il en est. de même pour tous les noms et tous les
i. Les croyants, ceux qui reflètent le reflot du Soleil de la Vérité; la première Unité, qui a donné sa Foi à celui contre lequel on ne peut rendre de sentences.
a. Los croyants.
3. Vu débat do la manifestation, personne n'admet que le Bâb ait le droit de rendre des sentences, mais, a la fin du cvcle Babi, les croyants au Bâb, '|ui ne sont que les miroirs reflétant ce liai», rendent des sentences, et personne ne doute de leur droit à en rendre. Qu'en serait-il doue a cette époque, ^i le Hàb réapparaissait.
attributs, car dans ce nom ou dans cet attribut rien ne peut être vu que Lui.
Celui qui se manifeste avec ce nom ou cet attribut, ne se voit auprès de Lui que comme le néant absolu.
Ainsi, aujourd'hui, regarde la période qoranique. Celui qui est digne de revêtir la chemise du nom de « Savant » sans avoir été instruit, le cœur de qui est-ce ? Et lui-même, combien il se voit et se sait néant auprès du Prophète de Dieu. Et vois qu'il en est de même pour les spectacles de tous les noms et de tous les attributs.
Mais c'est là une mer immense. A la seule pensée de laisser pénétrer en son cœur l'idée de la vue de l'être même de ce signe, l'esclave se noie Combien de voyageurs se sont noyés dans cette mer ! Combien s'y noîront encore, parce qu'ils regardent autre que celui en qui ce signe est manifeste ' . Que s'ils regardent le signe lui-même, quoiqu'ils soient des lettres du Vivant, la mort les saisit 2.
Il en est ainsi pour tous les attributs et tous les semblables, mais comme dans ce miroir 3 on ne peut voir rien autre que celui qui est le Vivant, c'est pourquoi de toute éternité passée et à venir, ceux-là vivent de cette vie *. De même en est-il pour le « Sultan », il n'y a pas d'autre sultan que Lui; le a Savant », il n'y a pas d'autre savant que Lui ; le « Puissant », il n'y a pas d'autre puissant que Lui ; de même pour le <i Sincère ». /'/ n'y a pas d'autre sincère que Lui.
i. Quant ils regardent le miroir, ils ne voient que le soleil et le confondent avec le miroir ; autrement dit, ils croient à l'incarnation de Dieu dans le Bàb.
u. La mort à la Foi, expliquée ù l'Unité II porte 8.