Qui est réfléchie dans ce miroir
UN] i i: IV, PORTE I. 8l
Pour les noms de Dieu, il n'y a ni commencement ni lin, ils étaient sans nombre et ils le sont.
Dans l'être même de chaque chose il y avait, il y a un signe qui vient de Dieu. Avec ce signe, cette chose peul glorifier l'unité de Dieu. Ce signe vient en lui, de la Volonté, et en elle ne peut être rien vu que Dieu. Dans l'être même delà Volonté est Son être (a Dieu), et cette volonté est le miroir de Dieu ; elle n'a jamais démontré et ne démontre que Dieu très Haut.
- une que dans chaque cho ie on ne peut voir en elle que Dieu, car celui qui se tourne vers Dieu, au momenl même où il se tourne vers Dieu, ne voit pas la créature ; et, au moment même où il mentionne la créature qui vient de Dieu, alors il voit la créature, car il sait que cette créature c'est Dieu qui en était, qui en est le Créateur el que ce qui est autre que Lui est Sa an .
En toul étal de eau-- aujourd'hui le Béyân :
irifie l'Unité de Dieu, c'e l par renseignement qu'il eu a reçu du Point du Béyân, car cette 'est levée de ce lieu sublime de lever : mais pendant qu'elle rayonnait, elle ne démontrait rien autre que Dieu. Mais ce n'e eulement pendant
qu'elle rayonnait, qu'elle ne démontrait pas autre chose que Dieu, c réature » esl témoin de son
adoration envers Dieu, comme le côté de « toutes i témoin par lui-môme de son adoration. Toutes choses onl ôti les reflets îles ombres
de la Volonté Or, de même que pour la volonté il j a deux uc de Dieu ei le signe de la créature et, ai
idore Dieu el • e prosterne devant ■ le même chaque chose adore son bien-ain
le signe de la qualité de créature. Mais cela n'est pas arrivé et n'arrive pas, si ce n'est par le signe qui, venant de Dieu, est en elle, signe qui démontre Dieu et non autre chose. Et, en effet, si ce signe démontrait l'Etre même du signe, alors il serait créature. Peut-être aucun des gens intelligents n'a regardé et ne regarde, si ce n'est Dieu l'Unique, car, dans les noms des cœurs, on ne peut voir que Lui.
S'il en était autrement, la route de l'adoration serait coupée à l'adorateur, alors que rien n'a été créé que pour l'adoration. Ainsi, il est descendu dans le Qoran : « Xous n'avons créé les Génies et (es hommes que pour l'adoration » '. Et, de même que dans les noms, on ne peut voir rien autre que Dieu, dans les miroirs de ces noms — qui sont les cœurs des Unitaires — on ne peut voir rien autre que Dieu.
Si quelqu'un, au moment où il prononce un nom, a en vue autre que Dieu, à ce moment même il est dans l'ignorance et se noie dans la mer de cette ignorance; comme celui qui regarde et ne voit, au moment où il regarde dans le miroir, que sa propre image, sans avoir la moindre idée de voir l'être même du miroir. Car dans le miroir, on peut voir le miroir et non son image. L'image qui rayonne dans le miroir, provient de Lui dans l'être même de l'image et ns subsiste qu'à cause de Celui qui rayonne. Elle ne subsiste pas le moins du inonde dans le miroir lui-même; car si elle existait dans le miroir, il faudrait qu'on la put voir avant celui qui y rayonne '-'.
i . Qoran LI-51).
•2. Autrement dit: Want que n'y rayonne Celui qui y rayonne. Quand je me regarde dans le miroir, c'est moi
que je veux voir. Ce n'esi cependant pas moi que je vois, mais mou image qui u'existe qu'à cause de moi.
l'Mil, IV, PORTE I. 83
Vois qu'il (mi est de même dans les miroirs des Lettres du Vivant : si, en ellêt, dans leur- miroirs, on pouvait voir le Nom du Vivant ', il faudrail qu'on le pût voir avant le rayonnement «le ce Vivant. Or, ce n'est qu'au moment du rayonnement de Celui qui rayonne qu'on l'y [.eut voir: il semblerait que dan, ce Vivant (reflété) il n'y ail rien d'autre que celui qui a uns ce nom dan> ce miroir.
C'est exactement comme dans le miroir; il n'y a rien que l'image et non l'essence, et cette image est dan l'être même de l'image (de celui qui projette l'in et non dans l'être même du 'miroir: car, s'il était dans l'être même du miroir, il faudrait que les Lettres du Vivant, avant que l'imagedu possesseur de cette image se manifestât en elle, mentionnassent ce vivant. Et, -i ce lait s'e-d présenté, ;ela vient du rayonnement d'auparavant : ce n'esl donc pas que dans l'être même du miroir soil quelque chose de caché.
C'esl dans ir que tous ceux qui ont l'œil minu-
tieux, ont sombré. Il- ont cru que l'image était dans l'être même .lu miroir. Peut-être peut-on dire l'image a son siège (arch) dan- l'être même de l'image, car sa manifestation dépend de '''lui qui est le maître «le e et de l'être même du miroir-. Vois aussi tous
i . S'il y existait en soi.
a. Autrement 'lit: la manifestation de Dieu ;i besoin. pour se produire, de Dieu d'abord, 'l'un miroir ensuite. E)
les den I rangs du Bàb. Il esl Dieu en ce sens qu'il est Le miroir de Dieu, en ce sens que Dieu se réfléchi f en
lui ; il est homme, puisqu'il réfléchit cette image. Les Chrétiens oui cru que l'image de la Divinité était dans
1 être même du Christ, simple miroir, el l'ont appelé Dieu.
San- aller aussi loin, les Musulmans m- considèrent pas
tout a lait Mohammed comme un lioiiime ; ils se laissent éblouir par son cote divin.
les noms et tous les attributs: en eux, ne vois que Dieu, l'Unique. Ne t'arrêtes pas à regarder la qualité de nom, la qualité de signe, la qualité d'attribut, car aussitôt tu tomberas dans l'ignorance du but l.
C'est parce que ce chemin (Syrat)est étroit que, dans le Qoran, l'ouverture des portes des Noms n'a pas été faite, et qu'on n'y a pas expliqué avant le Béyan, les spectacles de l'Unité. Si cela a été fait quelque part (cela n'a été fait que d'une façon détournée; comme dans cette parole du Seigneur i\es Confesseurs : « Oh mon Dieu ! tu m'as ordonné de retourner aux traces 2, fais-moi revenir à ces signes *. Rayonne en me faisant revêtir ta lumière comme un vêtement, et en montrant la route à la rue afin que de ces traces, je retourne à toi, ainsi qu'auparavant je suis revenu de ces traces vers Toi. De sorte que mon être intime soit garde contre le fait de m'arrêter dans ces traies, et que mo)i but soit [dus haut que de trouver croyance et sécurité en ces traces. En vérité, tu es puissant sur toutes clioses '. Aujourd'hui, l'obligation de voyager dans celte mer e I retirée de tout le monde, car les hommes ne peuvent —
i. si. quand tu regardes le Bâb, qui se dit Dieu, tu ne vois pas Dieu seul, si tu t'arrêtes à sa qualité d'homme, alors tu restes dans l'ignorance de toutes les manifestations prophétiques, et tu l'accuses de prêcher le Ilouloul. Le bftb est Dieu, non pus en tant qu'homme, niais en tant que miroir de la Divinité. Les Lettres du Vivant sont lettres du Vivant, non pas en leur qualité d'hommes, mais parce que le Bâb se réfléchit en eux.
a. Aux choses de ce monde, aux noms.