‹ Le Béyan persanChapitre 42 sur 85 · PORTE TROISIEME · texte numérisé non relu

PORTE TROISIEME

Dans ceci quele « Béda» l de Dieu est vrai. I.e résumé de cette porte e I que :

Dieu n'est adoré par aucune chose comme par la

1. Berfa. Le sons grammatical de ce mot est : commencer, créer, (tonner le commencement à une chose. Ici lo sen8 egt un peu différent : c'est renouveler l'ordre, c'està-dire revenir de l'ordre antérieur, BOÎ1 en L'acceptant, soit en l'abrogeant, et en cecas, le renouveller dans de nouveaux ordres. Ce qui veut dire, dans le fait, et eu ce qui irne le Bab, accepter le Qor an, en abroger certains ordres qui Boni remplacés par d'autres, eu accepter certains ordres eu les renouvelant. C'esl donc aussi revenir lUT des île.' -. sur «les décisions anciennes. < !omme exemple d'un ccBéda ' non- pouvons citer l'histoire de Moïse. Dieu lui avait promis de lui remettre au boni de trente jours les livres qu'il devait donner à sa nation, lu bout de ce temps Dieu lui ordonna d'attendre dix jours encore, et ce ne tùt qu'au boul de quarante jours que les livres furent révélés Qoran VII. i38.

92 SEYYED ALI MOHAMMED DIT LL BAli

(croyance) au a Béda ». En elï'el, le « Béda » est l'affirmation de Sa puissance sur tout ce qu'il veut. Si quelqu'un L'adore avec ce que dans le monde de contingences on ne peut supposer de plus haut, du moment que ce quelqu'un affirme sou « béda », cette seule adoration esl plus haute que tout ce qu'il a lad. (Sa aman béda doit être telle qu'il dise que ai Dieu le t'ait entrer dans le feu, il en avait et il eu a le droit sans que personne puisse lui (à Dieu) demander pourquoi où comment. Car II est juste dans son ordre.

Il en est de même pour le contraire. Si quelqu'un ;e charge de péchés autant qu'il est possible de le faire dans les contingence- et se préoccupe fort peu du s béda», cette dernière faute alors devienl plus grande aux yeux de Dieu que tout ce qu'ila fait. Si cependant Dieu veut le faire entrer dans le Paradis, qui donc viendra lui dire pourquoi ? comment ? car c'est Lui, Celui dont l'ordre est accepté.

Le « Béda» de Dieu est trop élevé pour pouvoir être comparé à celui de sa créature. En effet, celui de la créature provient de son impuissance, le Sien, de Sa puissance.

A chaque manifestation de la Volonté >e manifeste son « béda » '.

Il a hien donné sa sentence -ur la foi et (l'entrée) au Paradis du croyanl (par ce qui étail descendu du ciel) auparavant. Or il impose (à ce moment, sou « béda» sur le cou de tous et donne l'ordre contraire 2. Et i

i. Par l'abrogation «lu Livre et de la religion, d'auparavant .

a. A celui qu'il a primitivement donné au sujel de la loi et de ['entrée au Paradis : c'est-à-dire qu'il a ordonné que ceux qui croiraient au Qoran entreraient dans le Paradis, tandis qu'il dit aujourd'hui que ceux qui v croient sont dans l'enter.

fin de démontrer sa puissance. Sinon à ses yeux quelle (différence y a-t-il) entre le Béyân et le Qoran? (quelle différence) entre les décisions Béyânies et les Qoraniques?Cela n'est donc dû qua la hauteur de Sa puissance et à la sublimité de Son règne, afin que tous sachent qu'ils étaient et sont dans la main et sous la sionde Dieu et que pour eux il n'y a rien qu'avec la permission de Dieu.

Il ne s'agit ici que du a béda » de la Volonté, car l'essence étemelle était cl esl dans l'éternité passée comme dans lu future dans un seul état '. Etre apparent, être caché, c'est là l'attribut de la Volonté, le premier et le dernier ne sont que le- traces du désir ". Si nous mentionnons ces mots eu ce qui concerne d'Essence éternelle), dès lorsSon commencement est Sa lin, etSon l'être manifesté est exactement Son acte d'être caché.

Que celui qui regarde dans le Déyàn ne reste pas dans urité, au sujet de l'emploi de ces termes. En effet, Une pre i ,1e mot «Premier» est employéau

sujet de l'Essence invisible, une autre fois au sujet du premier Zikr 8, une autre fois au sujei de la première créature \ une autre luis au wijel du premier l'eu ».

Le premier qui est mentionné à coté ' de la Volonté est la première créature qui devient mentionnée dans le

i. Non susceptible de changement.

.mi avait Dieu d'être connu.

;. La Volonté primitive.

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