‹ Le Béyan persanChapitre 50 sur 85 · PORTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

PORTE CINQUIEME

Dans ceci que tous le* possesseurs d'anneaux sont de< versets pour Lui '.

Le résumé de cette porte est que :

L'explication de cette porte est la même que l'explication de la porte précédente. Cependant, quanti nous

i. Les Persans prétendent que le mot a dévaïr » s applique uuiquemenl à l'anneau que certains Arabes se passent dans le nez. C'était autrefois un signe d'esclavage. et certains d'entre eux l'auraient porté pour faire comprendre qu'ils étaient les esclaves de Dieu. Je crois cependant devoir écarter cette acception et donner le sens plus général de « anneaux » (aussi bien bagues que bracelets et colliers) : le mot viserait donc, soit plus particulièrement les femmes, soit, en termes généraux, les hommes et les femmes. Le mot « verset » ou « signe » qui est employé ici, veut tout simplement dire que les hommes et les femmes sont les esclaves de Dieu.

l M l'K l\ . PORTE '.

avons mentionné ce qui appartient à Dieu, nous n'avons pas mentionné les femmes. C'est lui qui est plus digne que toutes chose- de ce qui lui appartient. Quand II veut quelqu'un, personne n'a le droit de venir lui demander pourquoi? ni comment? que ce quelqu'un soit le plus élevé ou le plus vil des êtres. Dans tout état Dieu ordonne ce qu'il veut : H ne sera pas interrogé sur son ordre, tandis que tous les hommes seront interrogés sur les leurs.

Le truit de cette porte est que si Dieu ne la penne i pas à ses esclaves, l'union (entre eux) ne leur est pas licite. Il en est de même au moment de sa manifestation. S'il déclare illicite (l'union) d'un de ses versets ' qui lui appartiennent, elle est illicite pour cet esclave : -•'est ainsi qu'il a interdit l'union avec quiconque ne croit pas à Lui. Kt il a ordonné cela plus sévèrement que pour tout autre péché, afin qu'au moment de sa manifestation on ne se hâte pas de le renier. Si on ne croit pas à Lui, du moins qu'on se tienne tranquille.

Combien l'entendent mentionner et ne l'affirment pas à l'instant même, et cependant s'approchent de l'une esclaves -, alors que cela lui est illicite depuis le déhut même de la manifestation », s'il n'a pas donné sa foi. Cet acte ne lui devient licite qu'à partir du moment où il a donné sa foi. Soyez circonspects, ô gens du Béyân, car la manifestation de Dieu se manifestera de telle façon qu'elle voudra. Ne laissez pas pénétrer en

i . Esclaves.

•2. \ccomplit l'acte du mariage.

3. Kt M. de Gobineau, dans son livre sur Ie6 Religions ot Philosophles de l'Asie centrale, parie do la communauté*

de femmes !

;o4 SEYYÈD ALI MOHAMMED DIT J.K BAB

vos cœurs l'idée que la Vérité peut n'être pas vraie, car ses versets sont sa preuve sur tous. Si vous y réfléchissez vous croirez à l'instant même. Quelle différence y a-t-il entre le Qoran et la sourate de l't Unité1? De même n'y a-t-il aucune différence entre la foi à la dernière (manifestation; dont le cœur démontre Dieu, et la foi à la première.

Réfléchissez toujours à la manifestation du Point du Béyàn; il se peut que ce jour là2, vous ne vous plongiez, pas vous-même dans l'ignorance de votre bien-aimé. Si vous aviez réfléchi à la manifestation du Point du Qoran, vous eussiez compris aujourd'hui l'ordre de Dieu.

Gela n'a pas eu lieu même malgré tous vos efforts. Ce n'est pas que vous deviez vous efforcer dans toute la religion, pour devenir en fin de compte ignorants de Celui qui crée la religion. C'est ainsi que, au siècle du Qoran, tous ont regardé avec la plus suprême attention, la plus grande circonspection et, pensant faire preuve de leur circonspection et de leur attention, ils ont rendu un jugement contre le créateur de la religion, contre Celui par qui la religion a été affirmée.

Du moment que les moujtéhéds du Qoran ont ainsi rendu vaine leur circonspection, comment en sera-t-il pour le Béyân?

Cependant, dans le Béyân a été rendu illicite l'ordre de tuer qui que ce soit, et rien n'a été défendu à ce point.

Quiconque laisse pénétrer en son cœur l'idée de tuer quelqu'un, celui-là sort de la religion de Dieu et est

i. Titre d'un des ouvrages du Bâb.

i!. Le jour de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester.

châtié pendant le temps que Dieu veut. Tout ce qui lui était licite dans le Béyân lui devient illicite, jusqu'au souffle même qu'il respire. Dieu, dans le Béyân, n'a permis à personne de rendre une sentence de raorl contre qui ce soit. Dans aucun état, dans aucun rang, dans aucun lieu, même si entre eux s'élèvent des divergences au sujet des questions scientifiques, qu'on le sache, l'ordre de mort n'a jamais appartenu et n'appartient à personne : c'est à Dieu qu'appartient la séparation et l'ordre.

Vous, ô créatures renversées, quel droit avez-vous de lancer contre quelqu'un une sentence de mort? Et voilà que vous ne savez pas que c'est par la bénédiction de ce quelqu'un ', que vous êtes revêtus du nom de musulmans ! Pensez donc à ce qui est arrivé aux gens de la maison d'auparavant2, et c'est au nom de l'islam qu'on l'a fait. Et cependant on l'a fait contre le maître de l'islam, car il n'y a pas d'islam sans la foi en lui.

A partir du moment du coucher du soleil de la vérité, pour personne d'entre le^ croyants au Béyân, il n'était, il n'est permis de tuer qui que soit: si quelqu'un le fait, il n'était, ni n'est du Béyân. Aucun péché ne sera plus grand pour lui. En effet, Dieu a fait descendre dans le Qoran :

• Quiconque tu- quelqu'un volontairement, c'est

Comme S'il uni il lue toUS les hou) un

\\ ne s'agit là que (du meurtre) d'un croyant ; qu'en serait-il si la victime (Hait rnmine la qaaha sous la

i . You- me uondamnez ;i mort, moi qui suis venu pour \ Otre salut !

\n\ [maint*.

dépendance de Dieu et avait été appelé l'être même de Dieu '.

Malgré cette gravité donnée (au meurtre) dans le livre de Dieu, cela n'a servi de rien à ceux qui se croient sous la dépendance du Qoran, depuis le début de l'islam jusqu'à aujourd'hui. Cependant, aucun châtiment n'est plus violent que de commettre des péchés à l'égard de leur bien-aimé, pendant qu'ils se prosternent devant Lui 2. Dieu a rendu nécessaire à son essence même, de ne pas pardonner à celui qui laisse pénétrer en son cœur l'idée de tuer l'un des croyanls au Béyân. Donc, qu'en peut-il être pour celui qui ordonne ce meurtre, qu'en peut-il être, et j'en demande pardon à Dieu pour celui qui l'exécute !

Chaque sultan qui mentionne le martyrologe d'avant et d'après 3, et l'élève du commencement à la fin sur les croyants au Héyân avec tout ce qui est entre ce commencement et cette fin, si, en souvenir de ce qui est arrivé aux premières lettres, il ne tourmente aucun individu doué de souffle, alors Dieu a le droit de bénir tout ce qu'il lui a donné et de doubler lia récompense) tout ce qui a été écrit à son sujet.

Si <(>< jours arrivent * jusqu'à la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, il doit alors donner son appui à ce Créateur de la religion et Lui demander

i. Il est impossible de dire a La lecture de ce passage que

le Bill» ne s'attendait j»as au sort qui lui était réservé: il en parle comme d'une chose certaine.

■i. Tous se prosternent en effet devant l'Imam Mehdi. e*estàdire en fait devant le Bàb qu'ils traitent ainsi qu'on le voit.

.'5. Ou du commencement à la fin.

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