‹ Le Béyan persanChapitre 51 sur 85 · De ce sultan · texte numérisé non relu

De ce sultan

l'NITK IV, PORTK 5.

d'alléger ses préceptes en ce qu'ils peuvent avoir de trop dur pour les hommes, fl doit lui demander la permission de régner jusqu'au jour du jugement *, car c'est lui qui donne chaque chose, car elle lui appartient. El si Celui que Dieu doit manifester lui a accordé la permission (de régner), personne ne se présentera qui, sur l'ordre de Dieu, puisse lui enlever le pouvoir, car c'est Lui qui est le plus digne de le posséder.

C'est comme dans les autres ordres de Dieu: personne n'y peut trouver de brèche. Par aucune chose on ne peut rester ignorant du bien-aimé de tous, car tout ce qu'il a Lui appartenait dès avant la manifestation. Ou'il Lui vienne donc en aide (ce sultan ), et si Celui que Dieu doit manifester lui ordonne la guerre sainte, qu'il meure dans sa route en en étant extrêmement honoré, afin que son nom soit enregistré dans le livre des chérubins. Sinon il partira de ce monde et aucune mention ne subsistera de lui.

Ce n'est pas que dans les jour< choisis il représente les mystères2 pour Dieu ainsi qu'il était de tradition chez tous les croyants au Qoran, depuis les plus élevés jusqu'aux plus bas, qui tous s'occupaient i\^ « mystères » relatifs au Prophète, à ses parents et à ce qui est arrivé à leurs chites. Or, au moment même de Sa manifestation, Celui-là pour qui on faisait représenter des « mystère i pour les saints de sa religion, pour lequel on pleurait et on e lamentait, Celui-là, on vit les maîtres de l'ordre(les oulémas) devenus des tyrans contre Lui,

i I ohi rappelle Le fameux passage du AJic.an «>ni Cessas el l'Incident de Chiras. (Voir Seyeyôd Ali Mohammed dit le Bâb, page •-:•-! "•. note 1 76.

u. Kcpréspiitiitions religieuse* du tfoharrem.

Io8 SEYYÈD ALI MOHAMMKD DIT LE BAB

et les savants l'accabler sous le poids de leurs sentences, et tous les autres dans l'ignorance des ignorants.

Nous mentionnons ainsi ce qui s'est passé auparavant afin que, plût au ciel on ne redonne pas un ordre qui soit cause de la rentrée de celui qui le donne dans le feu.

Toute cette insistance du Béyàn est afin que personne ne contriste personne. Il se peut ainsi que Celui à qui appartiennent l'ordre et la création ne soit pas contriste par les reflets dans les miroirs, si ceux-ci l'acceptent. Sinon ils deviennent néant absolu. Du début à la fin de leur vie, ils ont agi avec la plus grande circonspection possible, avec les plus grands efforts dans l'adoration et les œuvres ; ils ont agi pour Dieu, mais aux yeux de la manifestation, dans la manifestation, ils ne sont plus que des morts '. Quel fruit leur ont. rapporté leurs œuvres? Ils ne sont même pas dignes d'être mentionnés auprès de Dieu sous le titre de néant, qui est le néant même.

Personne ne peul ordonner autre que Celui que Dieu doit manifester. Et il est un arbre pur, qui se manifeste avec des versets et des témoignages pour le contentement de Dieu et le renouvellement de sa religion. Il ordonne avec vérité parmi les gens du Béyân et avec justice 2 sur ceux qui n'y sont pas rentrés, s'il en reste jusqu'à ce jour.

Car enfin, comment les sultans du Béyân pourraientils boire de l'eau, pendant que quelqu'un resterait sur la surface de la terre sans croire à Dieu ni à sa religion'? Et cela n'est pas permis dans le Béyân aux autres qu'aux

i. Non des morts suivant la mon dont il est parlé à l'Unité II, porte 8, niais la mort dans le néant. 2. Le mot de justice Implique celui de cliatimeni .

rois l, et, pour les rois, cela ne leur est pas permis à l'égard du croyant au Béyân, dans aucune condition, dans aucun état, dans aucun lieu, si ce n'est au moment delà manifestation de Celui que Dieu doit manifester.

Quant à ceux qui ne sont pas croyants en Lui non plus qu'au Béyân, cette permission est donnée à leur encontre, afin de conquérir du pays et d'en faire entrer tous le.- habitants dans l'ombre de la loi en Dieu et en sa religion. A ceux qui appartiennent au Béyân, qu'il ne leur lasse pas parvenir un atome de tristesse, même durant la conquête des terres. Même sur les gens qui y habitent, cet ordre ne peut être agréé -. Il faut essayer de les l'aire rentrer dans la religion par d'autres moyens. Par exemple, les gens qui ne sont pas perspicaces aiment les biens de ce monde. En les leur donnant, il s'en trouvera beaucoup qui entreront dans la religion de Dieu.

Cet ordre concerne ceux qui ne >ont pas du Béyân et non les Béyanis, si ce n'est au moment de la manifestation de Celui que Dieu doit manifester, car alors l'ordre de Dieu est celui qui émane de sa:i sublimité. Tout ce qui par Lui 3 se lève d'ordres de Dieu, il faut que tous, de toutes leurs forces, cherchent à le faire manifester en actes, suivant la mesure dont II a préparé les voies et le destin. En vérité, l'esclave ne peut décider du destin même s'il en prépare les voie* ; il ne peut décider île la destinée qu'avec la permission de Dieu.

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