PORTE SIXIÈME
Dans ceci que Dieu ne sera interrogé sur aucun des actes qu'il accomplit, tandis que les autres seront interrogés sur chaque chose.
Le résumé de cette porte est que :
Pour l'Essence éternelle il n'y avait, il n'y a, d'elle même, ni acte de se manifester, ni acte de se cacher, cependant que pour autre que pour Elle il n'y avait, il n'y a, sans elle, ni acte de se manifester, ni acte de se cacher. Personne n'a accès jusqu'à elle pour que aous puissions dire qu'Elle ne peut être interrogée l.
Pour cette Essence, il n'y a pas d'acte qui se puisse conjuguer avec Elle de façon à ce que nous puissions dire « elle fait » ou « elle ordonne ». La Volonté primitive, Elle l'a créée ainsi qu'elle a créé toute chose d'EUe même. Elle a créé la Volonté d'elle même et toutes choses par elle. Elle n'a accepté cette Volonté
i. Nous avons tort de dire qu'Elle ue peut être inter rogée, puisque, personne n'ayant accès auprès d'EUe, comment pourrait-elle être interrogée?
sous Sa dépendance immédiate qu'à cause de sa hauteur et de sa sublimité, ainsi qu'elle a appelé la Kaaba sa maison. Toutes les contingences sont cependant égales à ^e< veux ; et c'est à cause de son rang et de sa sublimité ' qu'Elle a fait de la Meqqe une chose spéciale à Elle. C'esl ainsi qu'Elle a tait de la Volonté le spectacle du nom : « Elle ne sera pas interrogée », car dans Sa science il n'y avait rien, il n'y a rien de plus haut qu'Elle pour être digne d'un nom de ce genre. Il en est de même pour « Celui qui ne donne pas asile » a Celui qui ne t'ait pas signe » et de même pour les autres similitudes «.
Elle en a tait le spectacle du nom « Il fait ce qu'il veut, il ordonne ce qu'il désire ». car son essence est l'être même de sa Volonté. Elle n'a rien voulu et ne veut rien que ce que Dieu veut ; ce que Dieu veut ne se manifeste que par ce que veut la Volonté, de même que ce que Dieu désire ne se fait que par ce que la Volonté désire. Autre qu'elle ne peut être digne d'un don pareil, car c'est par elle que sont créées toutes choses. Si Dieu choisissait deux 3. le spectacle de 'l'Unité ne se pourrait manifester dans les contingences, et, dans cette dualité, deviendrait vain l'ordre des invisibilités des deux, de l" terre et de ce qui est entre eux.
Du commencement, pour lequel il n'y a pas de commencement, jusqu'à la lin, qui n'a pas de lin, il n'y avait, il n'y a qu'une Volonté qui, dans chaque période,
i. Un second texte, mais erroné, dit : à cause de la sublimité «le -,nii ami Mohammed .
a. Le texte n'est pas très lùr.