Dix neuf
■i. Se sont approchés du maître des sept lettres.
Par exemple si un Béyâni donne une fleur à un cio van t, cela n'est pas autre chose que l'acte des lettres de l'Unité, car ce < Béyâni) n'est qu'une multiplication (de ces lettres) et il n'accomplit cet acte qu'à cause de son obéissance à elles (ces lettres). Dans cette action on ne peut voir que l'acte de Dieu. C'est pourquoi si, à l'Orient ou à l'Occident, l'un des Béyânis fait manifester pour un autre un rang des rangs de création, de nourriture, de mort, de vie, c'est Dieu qui le manifeste et, à ce moment ce (Béyâni) était le spectacle de cet acte (de Dieu) et en lui (cet acte ou ce Béyâni) ne peut être vu que cette unité première en laquelle ne peut être vu que Dieu. C'est pourquoi autre que Dieu ne peut être le créateur d'une chose, autre que Dieu ne peut être nourricier d'une chose, autre que Dieu ne peut faire mourir une chose, autre que Dieu ne peut faire vivre une chose '. Il en est de même si dans l'Orient, l'une des lettres de feu, fait manifester un rang des rangs de feu : ii est sincère vis-à-vis de Dieu, mais son acte, n'étant pas pour Dieu, ne retourne pas à Dieu. L'on ne peut non plus dire qu'il vienne de Dieu, car au moment môme où il l'accomplissait, il voyait autre que Dieu : voir autre que Dieu ne se peut manifester que par voir autre que le Point du Béyan, de hum ne que la vue de Dieu n'est affirmée que par la vue du Point du Béyan. Tout ce qui dans le Béyàn existe, D'existé que par ces quatre rangs, par l'intermédiaire des versel et des mots descendus dans le Béyan.
Regarde dans le Qoran. Si le verset relatif au pélerinage n'étail pas descendu, les rangs qui résultent de la création, de la nourriture, de la mort, de la vie, dans
i. Voir mon essai sur lo chéikhitme.
la route du pèlerinage, sur quoi tout cela s'appuieraitil?!.
Vois qu'il en est ainsi par tous les ordres, et n'y vois rien autre que Dieu, car autre que Lui n'était ni n'est créateur, ni nourricier, ni faisant vivre, ni faisant mourir. A chaque manifestation, ne reste pas dans l'ignorance du Point, car si tu en restes ignorant, ne fût-ce que l'espace d'un clin d'œil, tu ne deviendras pas un des spectacles de l'acte de Dieu.
Ainsi aujourd'hui, s'il y a dans le Qoran un spectacle qui soit le spectacle de la nourriture, quoiqu'il soit nourricier de par Dieu, cependant comme il n'a pas connu (le Point du Béyân) et est resté dans l'obscurité de Sa manifestation, il ne retourne pas vers Dieu, pour que ses actes soient dignes d'entrer au nombre des actes de ses spectacles.
Par exemple, aujourd'hui, ce verre d'eau qu'un croyant au Béyân donne à celui qui connait Dieu, est plus haut que tout ce que peut faire sur la terre tout ce qui ne croit pas au Béyân, le fit-il dans le plus haut degré de l'amour. En effet, le don de ce verre d'eau est mentionné à l'ombre des spectacles, des actes. Mais l'autre rang 2, quoiqu'il ait été accompli 3 pour Dieu, ne peut cependant être soumis à l'ordre *. (En conséquence) Dieu ne peut donner aucune relation à cet acte
i. Le pèlerinage n'existerait pas.
a. C'est-à-dire l'acte accompli par un non Béyàni dans le plus haut degré de l'amour.