‹ Le Béyan persanChapitre 76 sur 85 · Personne ne va en pèlerinage a Chiraz · texte numérisé non relu

Personne ne va en pèlerinage a Chiraz

(i. Les vrais Qoranis sont devenus Béyanis : ceux qui se sont arrêtés au Qoran sont des infidèles.

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son ' qui est attribuée à Dieu, afin qu'elles connaissent leur mesure et ne l'ignorent pas au jour de Sa manifestation. C'est là le fruit du pèlerinage fait dans sa route. Il se pouvait qu'à cause de cet ordre (de pèlerinage) au jour de Sa manifestation, ils Lui témoignassent de la vénération.

Dans le siècle du Qoran le fruit n'en a pas été pris, car il y a 70.000 personnes qui tournent autour de la Qaaba, et Celui qui l'a créée est au haut du mont de Makou et n'a qu'un seul compagnon. Comment, dès lors, le fruit aurait-il été cueilli ? Et cependant, il eut été digne, qu'au moment même de Sa manifestation, tous les croyants au Qoran, du moment que sur son ordre ils tournent ainsi autour d'une maison de poussière, vinssent sans fin tourner autour de son ordre, au moment même de sa manifestation. Et voilà que cette lettre Chine*, qui est allée à pied jusqu'à Sa maison, rend contre lui des sentences de ce genre. Ceux qui ont dépensé leurs biens dans la route de Sa maison, veulent lui disputer le morceau de terre sur lequel il réside. Voilà la mesure de la créature qui éternellement a agi et agit sans intelligence et qui, au jour de la moisson, semble devenir un cadavre et ils ne comprennent rien du but de Dieu dans les ordres qu'il donne.

i. Ce passage donne l'explication de beaucoup d'ordres contenus dans le Béyàn : Il vaut mieux tourner autour de :.i maison IdétJfl do vérité que de tourner autour de la Qaaba, et certes, celui qui le fait peut, en termes absolus, s'abstenir du pèlerinage. II en est de mémo pour les carrés à remplir des noms do Dieu et autres aetei de M gonre •pie nous rencontrerons par la suite.

9. Allusion à Cheikh Ilousseïn surnommé Chimr. Ou sait que Chimr est le nom de l'assassin de l'imam lions sein.

l54 SEEYÈD ALI MOHAMMED DIT LE BAB

Revenez à vous mêmes ô gens du Béyân. Soyez attentifs à la manifestation du Créateur de la maison, car II se glorifiera du nombre de ceux qui tournent autour de Sa maison. Dans Son intimité, il les voit, il fait descendre sur eux le pardon si, dans la route du pèlerinage, ils ont bien agi les uns à l'égard des autres.

C'est ainsi que moi-même, j'ai vu dans le voyage de la Meqqe, un personnage qui dépensait des sommes considérables, mais hésitait devant la dépense d'un verre d'eau pour son compagnon de route qui habitait avec lui. Cela se passait sur le bateau, et l'eau y était rare, dételle sorte que moi-même, dans le voyage de Bouchir à Mascat, qui dura douze jours pendant lesquels on ne put faire d'eau, je dus me contenter de citrons doux l.

Soyez attentifs ! Dans aucun état, ne tourmentez qui que ce soit, car le cœur des croyants est plus près de Dieu qu'une maison de poussière: cherchez à vous rapprocher de Dieu dans sa maison, car la prière est accueillie.

Quiconque dépense un carat dans la route de Dieu, et connaît le Maître de la Maison, mille lui seront donnés en échange dans ce bas inonde. Quiconque a la possibilité de se mettre en route (pour le pèlerinage) sans que, dans son voyage, il puisse lui arriver de tourment, et ne le fait pas, il est, au moment de sa mort, comme celui qui meurt, croyant au livre précédent.

Rien n'est plus important dans la route du pèlerinage que d'acquérir des qualités, de façon que celui qui fait le pèlerinage avec quelqu'un ne voi! (ni n'occasionne) de tourment, ainsi que je l'ai vu dans la route de la

i. Moudouuni.

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Meqqe. J'y ai vu des actes plus vils qu'aucun acte aux yeux de Dieu, et qui étaient cause que la bonne action qu'ils faisaient (en allant en pèlerinage) était vaine. C'étaient des disputes entre pèlerins ! En tout état de cause des disputes de ce genre sont interdites.

La route des croyants, n'était et n'est autre que la science, la patience, la pudeur, la résignation. Vraiment la maison de Dieu n'a pas besoin de pareilles gens 1 pour venir tourner autour d'elle ! Soyez donc attentifs, caria religion de Dieu est plus vaste que toute chose.

Celui dont le séjour est séparé de la maison de Dieu par la mer, est libéré (par ce fait même) du pèlerinage-. S'il a le moyen de l'accomplir, cependant, qu'il donne le montant de ce voyage à un croyant, parmi ses parents3 : alors il sera réellement pardonné par Dieu et son pèlerinage est ainsi accepté par Dieu, comme s'il avait eu lieu.

Cet ordre n'a été donné que pour éviter des tourments à celui qui veut venir à la maison de Dieu, car on ne peut imaginer sur mer rien autre chose que la gêne : on n'y peut avoir tous les objets nécessaires comme pour un voyage sur terre. Si un négociant se refuse à 'embarquer quand il peut le faire, cela est mieux dans cette religion pour sa tranquillité d'esprit : mais s'il ne le peut il est libre de le faire, pour ne pas troubler l'ordre du monde.

Les gens de mer sont bien forcés (d'y vivre) mais, par leurs actions ils se rapprochent davantage de Dieu, et Dieu récompense les bonnes actions faites tant sur

i. Ceux que j'ai vus.

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