PORTE DIX-HUITIEME
Il n'est pas permis d'aller à la maison de Dieu si ce n'est avec le pouvoir de le faire de façon à ce que le pèlerin ne rencontre pas de tourments sur sa route. Après son arrivée à la maison de Dieu, il doit donner quatre miscals d'or à ceux qui sont au service de la première, de la deuxième, de la troisième et de la quatrième colonnes de la maison de Dieu, afin que ceuxci se partagent ces quatre miscals. Il n'est pas permis à ces serviteurs de réclamer ces quatre miscals et le pèlerin lui-même doit les leur donner. Ne sont pas soumis à ce don en argent l'esclave, le serviteur, les enfants, ceux qui ont été volés en route l, ceux qui n'ont pas le pouvoir de donner cette somme.
Le résumé de cette porte est que :
L'ordre d'accomplir le pèlerinage n'a été donné que
i. Accident surveuu au Bâb, au cours de sou pèlerinage.
UNITÉ IV, porte 18. i5g
pour que ceux qui se dirigent vers Lui (Dieu) jouissent sur Sa route de Son contentement. Ce devoir a été annulé pour ceux qui ne sont pas riches, afin que ceux-ci ne soient pas tourmentés sur Sa route.
Le pèlerinage est obligatoire pour un chacun, une t'ois en sa vie, afin qu'il ne lui soit pas pénible.
Acheter le pèlerinage pour un mort est interdit de façon que tous, au moment de la manifestation de la vérité, bénéficient de la vue de leur Seigneur par euxmêmes ; puis quand il est caché l, ils bénéficient de la vue du lieu où il résidait à sa manifestation précédente.
Si le pèlerinage est devenu obligatoire pourquelqu'un, qu'il n'ait pu envoyer quelqu'un en son lieu et place et que la mort le saisisse : s'il était dans le dessein de partir et qu'il n'ait pu le faire, c'est à Dieu à le récompenser de la meilleure des récompenses et aie faire entrer, par le plus suprême de ses dons, dans le Paradis2.
Ce devoir (de pèlerinage) n'incombe pas aux femmes afin qu'elles ne se heurtent pas aux difficultés de la route.
Il est permis à ceux qui demeurent sur la terre même de la maison ou dans les environs, d'accomplir les cérémonies du pèlerinage chaque année, car les difficultés qui existent pour les autres n'existent pas pour eux. Quelle est, d'ailleurs, la personne habitant la terre du liaram de Dieu, qui ne consente pas à tourner autour de la maison.
Il est permis aux pèlerins de donner quatre miscals béyânis d'or, c'est-à-dire 19 nokhouds au miscal, aux 19 serviteurs qui se tiennent sur leurs sièges, autour de la maison, et qui, tous les dix-neuf, sur l'ordre du Ouein.
i. C'est-à-dire quand le Maître de la Vérité est mort.
u. L'intention est réputée pour le fuit -
l6o SEYYED ALI MOHAMMED DIT LE BAB
se tiennent sur la colonne du tesbih, démontrant ainsi la manifestation du Point du Béyân.
Il leur est ordonné à eux ' qu'ils aient la plus grande déférence pour les pèlerins qui visitent la maison de Dieu. Il leur est interdit de réclamer le cadeau de leur ami2. Agir ainsi est plus proche de la grandeur et de l'élévation.
Ces dix-neuf personnages doivent se partager également, une fois par année, ce cadeau de Dieu et remercier leur bien-aimé.
En ce qui concerne les soies dont il est question dans le texte arabe et les sièges élevés de couleurs diverses, telles que le blanc pour la première colonne, le jaune pour la seconde, la verte pour la troisième, et la rouge pour la quatrième, qu'ils s'assoient dessus 3 avec des qualités et des façons d'agir agréables et convenables'de sorte que, à cause de leur attitude, ressorte tant la grandeur des pèlerins que celle des serviteurs. En ce qui concerne les ustensiles devant contenir l'eau, une seule couleur doit être employée *, car dans tous il y a des secrets sans nombre aux yeux des gens de vérité, et tous sont pour préparer la manifestation de Celui que Dieu doit manifester.
Au moment même de Sa manifestation, les pèlerins n'ont plus à faire de pèlerinage si ce n'est vers Lui; pour les gardiens de la maison il n'est plus de garde que
i. Les serviteurs.
2. Que leur ami leur fait ici eu ordonnant qu'où leur doune ces quatre miscals.