LIVRE CINQUIEME
litéstde la Nature y ne sent qu^ sa dépesudance, poiiirraiè41v à Faide de paroles r d'imams et de figures impuîâsantes , décriiie la.fome du SeigBeur ^i est au-dessus àe la. Natujre et. de TEspritS IL ne peut qu^e pronoBcer le nom de ce trésor unique ées excelksrtes^ et heu« reuses qualités faites pour efiPacer les péchés» de tous les> étnes.
6. Le culte que tu aimes^ Seigneur, ce sont les paroles entrecoupées que la teiadresse arrache à tes esclaves; ce sont Teau, les ram/eaux pursr, la Tulasty et les tiges de Durrâ qu'ils t'offrent avec respect.
7. Mais nous ne croyons pas que le sacrifice même qui se cdébre ici avec les nombreuses cérémonies dont il est chargé , puisse être le but de tes désirs.
8). Car tu réunis en toi-même tout ce qui &it l'objet des vœu» que les hommes ne cessent de former dans chaque cérémonie. Le sacrifice, ô seigneur, est un culte qui ne eonvienl qu'à ceux qui eoer çoiven t. des espérances [vulgaires ].
9. Dans ta pitié infinie pour des insensés qui ignorent ta félicilié suprême, ô toi qui es le premier des* Esprits, ne viens-tu pas,, afin de leur faire partagev ta grandeur qui est la déUvraoBuse;, de leur apparaître ici comme un simple morteL, de toi-même, et sans être appelé P
10. C'est déjà pour nous une faveur, ô le plus respectable des Dieux, que le plus libéral de tous les* êtres ait apparu, pendant 'le sacrifice du Rïchi des rois, aux yeux de s^es adorateurs.
IL L'énumératioa de te&' nombreuses qualités, ô> toi dont les vertus sont incessamment reprodwtes [par les sage&] , est la voie'Uiii)(|ne du bonheur pour les solitaires en qui' le feu de lia science, ^i»té par le détachement, a consumé foutes le» fautes , et qui y s'aasimilant presque à ta nature, trouvent leur joie en eux-mêmes.
12. Dis-nous toutefois ces noms, images de tes qualités, qui effacent toutes les fautes , même pendant cette vie de douleur et de mort ; car des causes [misérables], comme un défaut de prononciation, la nécessité d'éternuer ou de bâiller, une chute, une position incommode, peuvent nous mettre dans l'impuissance de les réciter.
13. Désireux d'avoir de la postérité, ce Rïchi des rois t'implore, ô maître des biens de ce monde, du ciel et du salut, dans l'espérance
d'obtenir un fils qui te ressemble ; animé par ce motif, il est comme le pauvre qui va demander une paille de riz à un homme opulent.
14. Qui peut, en effet, sans vénérer les sages, échapper ici-bas à ton invincible et impénétrable Mâyâ, sauver son esprit de ses chaînes, et son âme de la violence empoisonnée des objets extérieurs?
15. Ah! puisquen t'appelant ici, ôtoi qui ne fais que de grandes choses, nous avons, par l'effet de notre folie et de nos désirs, insulté un Dieu, daigne, ô chef des Dêvas, avec cette égalité d'âme que tu as pour tous les êtres, pardonner cette faute à des ignorants.
16. Ayant entendu réciter ainsi ses louanges, Bhagavat, le chef des Immortels, dont les pieds recevaient les hommages de ceux qu'avait réunis le roi de la terre, répondit ainsi avec compassion.
17. Bhagavat dit : vous Richis, dont les chants sont si vrais, qu'elle est haute la faveur que vous me demandez en désirant que je donne au roi un fils semblable à moi, un fils qui, par son identité avec moi , soit un autre moi-même ! Mais la parole des Brahmanes ne doit pas être vaine, car leur race divine est ma bouche.
18. Je descendrai donc, à l'aide d'une portion de ma substance, au sein [de la femme] du fils d'Agnîdhra, qui n'a pas d'enfants.
19. Après avoir ainsi parié au roi en présence de Mêrudêvî sa femme , qui écoutait , Bhagavat disparut.
20. Bhagavat que les Rïchis suprêmes s'étaient rendu propice dans la cérémonie, voulant, ô Roi donné de Vichnu, satisfaire Nâbhi, descendit avec un corps pur dans son gynécée au sein de Mêrudêvî, afin d'enseigner la loi aux pénitents qui vont nus, aux Çramanas, aux Rïchis et à ceux qui font vœu de chasteté.
riN BU TROISIEME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE:
APPARITION DE RIGHABHA ,
DANS LE GINQDliMB LIVRE DU GRAND PURÀÇA,
LE BIENHEUREUX BHÀGAYATA,
RECUEIL INSPIRli PAR BRAHMÂ ET COMPOSA PAR YYÂSA.