‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 144 sur 255 · LIVRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIEME

8. Quand on sait que c'est dans la terre même que rentrent les êtres mobiles et immobiles , tout comme ils en sortent sans cesse , il faut admettre l'existence d'une cause du monde, autre que celle qui n'est qu'un nom , cause que l'on conclut de ses effets.

9. Or ce n'est rien de plus qu'un nom que la chose désignée par le mot de terre ; car la terre rentre dans les atomes privés de réalité , que l'ignorance fait concevoir à l'esprit de l'homme, et dont la réunion forme la masse solide du monde.

10. Sache que la maigreur et la corpulence, la petitesse et la grandeur, l'existence et la non-existence, la vie et l'inertie, sont autant de différences qu'a produites l'Illusion incréée, en prenant les noms de matière, nature, cœur, temps et action.

11. Ge qui existe réellement, c'est la science pure , absqjue , unique , qui n'est ni intérieure, ni extérieure, qui est Brahma, qui est uniforme et immuable, cette science que désigne le nom de Bhagavat, et que les chantres inspirés appellent Vâsudêva.

12. On ne l'obtient pas, ô Rahûgana, par les austérités, par le sacrifice, par les aumônes, par les devoirs d'un maître de maison, par l'étude du Vêda , par le culte de l'eau , du feu et du soleil ; on ne l'obtient qu'en lavant la poussière qui s'attache aux pieds des sages.

13. Au milieu de ces sages, dans la société desquels l'énumération des qualités du Dieu dont là gloire est excellente, remplaçant les entretiens vulgaires, se répète chaque jour avec zèle, l'homme qui veut se sauver recueille une disposition vertueuse pour Vâsudêva.

14. J'ai été jadis un roi nommé Bharata, qui était affranchi des liens de ce qu'on voit et de ce qu'on entend ; pendant que je servais Bhagavat, mon amour pour une antilope me détourna de mon but, et je revins au monde dans un corps d'antilope.

15. Mais dans ce nouvefiu corps même, la mémoire que je devais au culte de Krîchna ne m'abandonna pas; et redoutant les suites de mon attachement pour un autre être, je vécus seul et caché.

16. Ainsi l'homme qui a récité ou entendu les œuvres de Hari.,

détruisant même ici-bas l'erreur avec le glaive de la science, fruit II. 28

de son vertueux attachement pour les sages détachés, conserve la mémoire, et franchissant la route du monde, parvient jusqu'à lui.

PIM DU DOUZliMB CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :

DIALOGUE ENTRE LE RRIhMANE ET RAhAgAÇA ,

DAMS LE CINQUlàME LIVRE DU GRAND PURÂÇA ,

LE RIENHEUREUX EHÂGAVATA,

RECUEIL INSPIRÉ PAR ERAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VTÂSA

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