LIVRE CINQUIÈME
22. Abhayâ, Amrïtâughâ, Âryakâ, Tîrthavatî, Rùpavatî, Pavitravati, Çukiâ, sont ces fleuves dont leau purifiante et saine est employée par les Purùchas, les Rïchabhas, les Dravinas et les Dêvakas, habitants de ces Varchas, lorsqu'ils sacrifient au Dieu qui est Teau même, ayec leurs mains réunies et remplies d'eau, [en disant:]
25. c Eaux, qui purifiez la terre, Tatmosplière et le ciel, vous êtes « douées de Ténergie de Purucha ; purifiez, en détruisant nos péchés, « nos corps mêmes qui vous touchent. »
24. Au delà de la mer de lait est le Çâka Dvîpa qui l'entoure, et qui a trente-<leux mille Lakchas de Yôdjanas d'étendue ; il est luimême environné par la mer de crème. C'est là qu'est l'arbre nommé Çâka, qui donne son nom à ce Dvtpa, et dont l'odeur excellente parfume tout ce continent.
25. Le roi de ce Dvtpa fut Mêdhâtithi, fils de Priyavrata; l'ayant divisé en sept Varchas, qui prirent les noms de ses fils et qui sappelèrent Purôdjava, Manôdjava, Pavamâna, Dhûmrânika,Tchitrarêpha, Bahurûpa et Viçvadhâra, il les y établit rois, et lui-même fixant sa pensée sur*Bhagavat, l'Être infini, il se retira dans la forêt pour faire pénitence.
26. Il y a sept montagnes servant de limites à ces Vàrchas, ainsi que sept fleuves. Les montagnes sont : îçâna, Uruçrïgga, Balabhadra, Çatakêçara, Sahasrasrôtas, Dêvapâla et Mabânasa.
27. Anaghâ, Ayurdâ, Ubhayasprïchti , Aparâdjitâ, Pantchapadî, Sahasrastuti et Nidjadhriti en sont les fleuves.
28. Les Rïtavratas, les Satyavratas, les Dânavratas et les Anuvratas, qui habitent ces Varchas, se purifiant de la Passion et des Ténèbres en se rendant maîtres de leur sou£Be, sacrifient, au moyen d'une méditation profonde, à Bhagavat qui est le vent, [et disent :]
20. c Que celui qui étant entré au sein de tous les êtresv les sou- « tient par ses mouvements divers, que ce modérateur interne qui « est le Seigneur même, nous protège, nous qui sommes manifeste- « ment sous sa dépendance I »
50* Au delà de la mer de crème est le Puchkara Dvtpa ^ qui a en largeur le double de cette mer, et qui est lui-même entouré à l'exté-
rieur par ia mer d'eau douce; là est le grand lotus qui a des millions de pétales d'or aussi purs que les flammes du feu , et qui sert de siège à Bhagavat paraissant sous la forme de Kamalâsana (Brahmâ). Au milieu de ce Dvtpa s élève , à ime hauteur de dix mille Yôdjanas et avec une largeur pareille, un mont unique nommé- Mânasôttara, lequel sert de limite aux deux Varchas situés au-dessous et au-dessus de lui. Cest sur cette montagne que sont placées, aux quatre points de rhorizon , les quatre villes des Gardiens du monde , Indra et les autres, au-dessus desquelles le cercle de Tannée, tracé par le char du soleil tournant autour du Mêru, accomplit sa révolution en distribuant aux Dieux le jour et la nuit
51. Le souverain de ce Dvîpa, Vîtihôtra, fils de Priyavrata, eut deux fils, Ramanaka et Dhâtaki, qu'il établit rois chacun sur un Varcha, pour se livrer lui-même, ainsi que ses frères aînés, à la pratique des œuvres consacrées à Bhagavat.
52. Les habitants de ce Varcha honorent Bhagavat sous la forme de Brahmâ, au moyen du sacrifice qui les associe à sa personne, et ils prononcent les paroles suivantes : <^'
55. • Adoration à ce Bhagavat dont Thomme doit vénérer le signe « qui est la cérémonie qui le constitue, le signe de Brahmâ, dont le « terme est le Dieu unique et qui est lui-même un et calme ! »
54. Au delà de la mer d'eau douce est la montagne nommée Lôkâlôka, qui s'étend en cercle entre les régions éclairées par le soleil et celles qui ne le sont pas.
55. Là est une autre terre toute d'or, qui ressemble à la surface d'un miroir, et dont l'étendue égale celle de l'espace compris entre le Mêru et le Mânasôttara. Tout objet quelconque qu'on y dépose ne se revoit plus; aussi n'a-t-elle jamais eu aucun habitant.
56. L'expression composée de Lôkâlôka vient de ce que les régions éclairées par le soleil, et celles qui ne le sont pas, sont distinguées par cette chaîne qui les sépare.
57. Elle a été posée par le Seigneur sur la limite des trois mondes qu'elle entoure, pour que les rayons de la troupe des astres que précède le soleil et que termine Dhruva, en éclairant les trois monades