LIVRE CINQUIEME
11. « Ce Çêcha , enfin y dont le nom prononcé par un homme mal- « heureux ou déchu, soit pour l'avoir entendu, soit par hasard, ou «en plaisantant, efiace aussitôt tous ses péchés, n est-il pas le seul « auprès duquel celui qui veut se sauver doive^hercher un asile ?
12. tt Qui pourrait énumérer, eût-il même mille langues, les hauts « faits de cet être immense, doué d'un héroïsme sans Umites dans «son infinité, qui a placé sur une de ses mille têtes, comme si «c'eût été un atome, le globe de la terre avec ses montagnes, ses « fleuves , ses mers et ses habitants ? •
15. « Telle est la puissance du bienheureux Ânant^ dont la ma- « jesté consiste dans des forces infinies et dans des qualités immenses , « et qui maître de lui-même , du fond de l'Abîme où il repose , sou- « tient, comme en se jouant, la terre, pour lui donner un appui. »
14. Voilà les diverses voies que les hommes qui recherchent les plaisirs ont à suivre en ce monde, selon la nature de leurs actions; je les ai décrites comme elles m'ont été enseignées.
15. Je t'ai exposé, en effet, ô roi, pour répondre à ta question; toutes les voies, tant supérieures qu'inférieures; qui sont les récompenses du mérite que l'homme s'est acquis par ses actions ; quelle autre chose te dirai-îe maintenant?
FIM DU VINGT-CINQUIEME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE
GRANDEUR DE SAfiKARGHA]|iA ,
DANS LE CINQUIÈME LIVRE DU GRAND PUR AN A
LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA
RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMA ET COMPOSÉ PAR VYÂSA