LIVRE SIXIEME
d'autre asile que tes pieds ; puisse mon cœur, ô maître de la vie , se rappeler tes attributs , ma voix chanter tes œuvres , mon corps imiter tes actions !
25. Non, Dieu de vertu, je ne désire ni le sommet le plus élevé du ciel, ni la puissance souveraine, ni l'empire de toute la terre, ni la domination des régions infernales, ni les perfections du Yoga, ni l'exemption de la renaissance, s'il faut pour cela renoncer à toi.
26. Comme les oiseaux auxquels les ailes n'ont pas encore poussé, appellent leur mère; comme les jeunes veaux, pressés par la faim, recherchent le lait; comme une amante désolée désire son amant parti pour un pays lointain : ainsi mon cœur aspire à te voir, ô toi qui as des yeux semblables au lotus.
27. Puissé-je , pendant que je roule sous l'influeiice de mes œuvres dans le cercle de la transmigration, éprouver de l'amitié pour les serviteurs du Dieu dont la gloire est excellente, et ne pas sentir mon cœur enchaîné par ta Mâyâ, Seigneur, à mon corps, à mes enfants, à ma femme et à ma maison!
FIN DU ONZIÈME CHAPITHE, AYANT POUR TITRE
DISCOURS DE VRITRA,
DANS LE SIXIEME LIVRE DU GRAND PURÂÇA
LE BIENHEUREUX BHÂGAYATA,
RECUEIL IN5PIR1& PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VTÂSA
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