‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 239 sur 255 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ÉPISODE DE TCHITRAKÊTU.

1. Çuka dit : Abattu par la douleur, le roi était étendu comme un cadavre auprès du corps de son fils ; les deux sages le réveillant par de bonnes paroles, lui tinrent ce langage.

2. Quêtait pour toi jadis, ô prince, celui que tu pleures, et quétâis-tu pour lui dans Tordre de la création? quêtes-vous aujour^ d'hui et que serez-vous dans l'avenir l'un à l'autre ?

5. De même que la force d'un courant disperse et rassemble alternativement les sables, ainsi le Temps réunit et sépare tour à tour les êtres vivants.

4. Tout comme parmi les graines, les unes poussent et les autres ne réussissent pas, ainsi font, parmi les êtres, les créatures que pousse la Mâyâ du Seigneur.

5. Nous, toi, et tous ces êtres mobiles et immobiles, qui sont du même temps que toi, tout cela n'existe pas plus aujourd'hui, que cela n'existait avant de naître et ne doit exister après être mort.

6. Incréé lui-même, le Souverain des êtres crée, conserve et détruit les unes par les autres , les créatures créées par lui et soumises à son empire; c'est un jeu auquel il ne donne pas plus d'attention que ne ferait un enfant.

7. C'est par un corps, au moyen d'un autre corps, qu'est engendré le corps nouveau qu'habite l'esprit individuel; ainsi d'une semence sort une autre semence : semblable à l'élément [qui reçoit la graine] , l'esprit seul est permanent.

8. La distinction de l'esprit d'avec le corps est l'œuvre antique de l'ignorance; c'est comme, dans les objets matériels, la distinction du genre et de l'espèce

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