LIVRE SIXIEME
16. Qu'avec une dévotion profonde elle se représente son mari comme étant Mahâpurucha, et quelle lui ofSre chacune des choses qui peuvent lui être agréables ; et que son mari à son tour, plein d'a£Fection pour elle, favorise toutes ses pratiques, tant les |dus élevées que les inférieures.
17. Ce qui est fait par Tun des époux, leur appartient à tous les deux à la fois; que le mari accomplisse donc avec soin cette dévotion, si sa femme n'a pas la capacité nécessaire.
18. Continuant à rendre ce culte à Vichnu, qu'il se garde de l'interrompre en quoi que ce soit; qu'il honore chaque jour les Brahmanes et les femmes qui ont leurs maris , en leur donnant des guirlandes, des parfums, des aliments et des parures, et qu'il observe avec dévotion toutes les pratiques en l'honneur du Dieu.
19. Qu'après avoir transporté le Dieu dans sa maison, la femme mange, pour se purifier, en sa présence, les aliments quelle lui a déclarés, si elle veut que tous ses désirs réussissent.
20. Quand elle a pratiqué ce culte pendant douze mois , c'est-àdire une année entière, l'épouse vertueuse doit cesser le dernier jour du mois de Kârtika.
21. Le lendemain, s'étant baigné et ayant honoré Krïchna comme auparavant, le mari doit présenter en offrande le riz bouilli dans du lait avec du beurre clarifié , selon le rite des sacrifices où l'oflFrande est cuite, et en en faisant douze oblations.
22. Ayant reçu, la tête inclinée, les bénédictions prononcées par les Brahmanes satisfaits, et les ayant salués avec dévotion, qu'il mange le riz avec leur assentiment.
25, Qu'il se fasse précéder par son précepteur, et que silencieux, accompagné de ses parents , il donne à sa femme le reste de l'offrande , ofiFrande fortunée qui doit lui procurer des enfants vertueux.
24. Lorsque ce culte a été rendu suivant les règles au souverain Seigneur, l'homme obtient en ce monde les choses qu'il désire; et l'épouse qui l'a pratiqué, en reçoit pour récompense la beauté, le bonheur, des enfants, un mari qui lui survit, de la renommée et une maison.
25. La jeune fille qui na pas de mari, obtient un époux comblé de tous les dons ; la femme coupable voit ses fautes effacées et gagne le salut ; la mère dont les enfants sont morts , en a d'autres qui vivent ; celle qui était plongée dans la misère, devient aussi opulente que Dhanêçvarî (la femme du Dieu des richesses).
26. Une beauté parfaite remplace la difformité ; celui qui est malade est délivré de ses diverses souffrances, et acquiert un corps doué d'organes parfaits; l'homme qui lit cette dévotion pendant la cérémonie en l'honneur des mânes, comble d'une satisfaction infinie ses ancêtres et les Dieux.
27. A la fin du sacrifice, le feu qui dévore l'offrande, Çrî et Hari, lui accordent, dans leur satisfaction, tous les objets de ses désirs. roi, je viens de te raconter la grande et pure histoire de la naissance des Maruts , et la grande dévotion de Diti.
FIN DU DIX-NEUyiÀME CHAPITRE , AYANT POUR TITRE :