‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 45 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

52. Sans doute tu as honoré Bhagavat qui dissipe le chagrin de ceux qui Tadorent, lui sur lequel les sages^ n ont qu*à méditer, pour triompher de la mort qu'il est si difiicile de vaincre.

55. Au milieu de ces discours flatteurs, le roi fit monter Dhruva et âon frère sur un éléphant, et il entra plein de joie dans la ville, accompagné par les louanges du peuple.

54. Toutes les portes étaient surmontées d'arcs de triomphe au* dessus desquels se jouaient des images du Makara, et ornées de tiges de Musa et de jeunes troncs de jaquier portant leurs grappes.

55. On y voyait des lampes' et des vases remplis d'eau, auxquels étaient suspendus des jets de manguier, des pièces d'éto£Fes, des guiriandes de fleurs et des colliers de peiies.

56. Les murs d'enceinte, les arcades et les maisons étaient tendues de tapisseries d'or et brillaient de feux semblables à ceux que lancent les toits des chars célestes. ^

57. La grande route, les rues, Içs cours, les terrasses avaient été nettoyées, parfumées de santal, et parsemées de grains humectés et rôtis, de fruits et de fleurs, de riz et d'autres offrandes.

58. Pendant que Dhruva s'avançait sur le chemin, les femmes de la ville, en le voyant, lui présentèrent des graines de moutarde, de l'orge rôti, du lait caillé, de l'eau, du panic, des fleurs et des fruits;

59. En y joignant, dans leur affection, des bénédictions qui devaient porter leur fruit; cependant Dhruva entrait dans le palais de son père, au milieu de leurs beaux chants.*

60. Dans cet admirable palais , formé d'un assemblage de grandes pierres précieuses, Dhruva constamment caressé par son père, vécut comme un Dêva dans le ciel. .

61. Il s'y trouvait des lits faits de dents d'éléphant, blancs comme l'écume du lait et recouverts de draps d'ôr, ainsi que des sièges précieux, et d'autres meubles du même métal.

62. Sur les murs,. construits en cristal et ornés de grandes émeraudes, se réfléchissaient, en se balançant, des lampes de pierreries ornées de joyaux.

65. Ce palais renfermait des jardins ravissants, embellis d'arbres

54 LE ©HÂGAVATA PURÂNA.

divins cLe diverses^spècesv'^ù gazouillaient des couples* d/oiaeaux, où baurdomiaient des abeilles enivrées.

6a. Les étangs, dcmt les degrés étaient de lapis-k&uli , y étaient couverts deloius blâmes, bleus et rouges, et fréquôatés par une foule de cygnes, de canards, de Tchakrâhvas et de grues Sârasas.

65. Le Râdjarchi Uttânapada ayant ajipris et vu la grandeur mer^ vetUeuae de son fils, fut frappé d'un létonnement extrême.

66. S'apercevant que Dhruva croissait en âge, quil était vénéré de. ses sujets et aimé du peuple, le roi TétaUit maître de la terré.

07« Quant A lui, se voyant vieux, il partit pour la forêt, méditant, dans un complet détachement, sur la voie de TEsprit.

FIN DU JiBUVlàlfB CHAPITRE, AYANT. POUR TITRE :

HISTOIRE DE DHRUVA,

(ans le quatrième livre DU GRAND PURAÇA,

LE BIENHEUREUX BHAGAVATA,

RECUEIL INSPIRA PAR BRAHHÂ ET COMPOSli PAR VTÂSA.

Page 1