‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 49 sur 255 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

pas destructeur; mais Ténergie de celui dont la puissance est si graxide est incompréhensible.

19. Il est le Temps infini et qui met à tout un terme « qui est sans commencement et qui donne le commencement à tout, qui est inaltérable, qui engendre le fils par le père, et qui détruit par la mort le Dieu qui détruit toutes choses.

20. Il n a pas plus d'amis que d'ennemis cet Être supérieur, qui [sous la forme de] la mort, s'empare également de toutes lés créatures; il court, et à sa suite se précipite, entraînée malgré elle, la foule des êtres, de même que la poussière suit le sou£Be du vent.

21. Le Seigneur souverainement parfait envoie à Thomme misérable soit une fin prématurée, soit une longue existence, conditions dont il est lui-même également affranchi.

22. Quelques-uns l'appellent l'action; quelques autres la disposition naturelle; ceux-ci , le Temps; ceux-là, le I>estin; d'autres enfin, le désir de l'Esprit suprême.

25. Personne ne connaît^ ami, ni l'origine ni les desseins de cet Être qui est insaisissable aux sens, qui est incommensurable, qui est la source d'énergies variées.

26. Ce ne sont pas, ô mon fils, les serviteurs du Dieu des richesses qui sont les meurtriers de ton frère; c'est le Destin, cette énergie de l'Esprit suprême, qui cause la naissance et la mort.

25. Le Seigneur est celui qui crée l'univers, c'est lui qui le soutient et qui le détruit; et cependant, affranchi du sentiment de la personnalité , il n'est affecté ni par les qualités ni par les œuvres.

26. Créateur^ souverain et âme de tous les êtres, il s'unit à Mâyâ son énergie , pour créer, conserver et détruire les créatures.

27. Réfugie-toi donc de toute ton âme auprès de celui dont dépend le monde, de celui qui est la Destinée, qui est à la fois l'immortalité et la mort, de celui auquel les Créateurs de l'univers apportent leur offrande, attachés [à lui], comme les vaches qui sont enchaînées par les naseaux.

28. toi qui, blessé au cœur par les paroles de ta belle-mère, quittas à Tâga de cinq ans celle qui t'avait mis au jour, pour te re-

tirer dans la forêt, et qui, ayant honoré par tes austérités celui dont les facultés sont tout intérieures, as obtenu la place la plus élevée au sommet des trois mondes,

29. Porte au dedans de toi ton regard, et cherche en ton âme a£Francliie de sa propre forme, TÊtre qui y réside, cet Être exempt de qualités, unique, impérissable, qui est TEsprit, qui est complètement libre, et au sein duquel on voit T univers qui parait distinct [de lui], mais qui n existe réellement pas.

50. Vouant alors une dévotion exclusive à Bhagavat, qui est Tesprit ramené sur lui-même, qui est infini, qui est la béatitude même, et qui produit toutes les énergies, tu trancheras peu à peu le lien de Tignorance, qui naît du* sen tintent du moi et du mien.

51. Dompte, et puisse le bonheur être avec toi, cette colère qui est le plus grand obstacle à ton salut ; dompte-la au moyen de mes conseils , comme on guérit une maladie avec un médicament.

52. Le sage qui désire pour lui la sécurité suprême ne doit pas se rendre esclave d'une colère qui fait de Thomme qu elle domine , un objet d'épouvante pour le monde.

55. Tu as manqué de respect envers le Dieu des richesses, frère de Giriça, en tuant les Yakchas que tu as regardés, dans ta fureur, comme les meurtriers de ton frère.

54. Hâte-toi, ô mon fils, de le calmer avec des paroles respectueuses inspirées par la soumission, de peur que la splendeur de ces êtres puissants ne triomphe de notre race.

55. Après avoir donné ces conseils à son petit-fils Dhruva, le Manu Svâyambhuva, salué par lui avec respect, se retira dans sa propre ville, accompagné des Rïchis.

FIN DU ONZiiMB CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :

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