‹ Le Bhâgavata PurânaChapitre 56 sur 255 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

NAISSANCE DE NICHÂDA.

1. Mâitrêya dit : Bhrïgu et les autres solitaires , toujours attentifs au bien du inonde, voyant que les hommes sans roi ressemblaient à des troupeaux privés de leur gardien ,

2. Appelèrent Sunîthâ, la mère du fils [d'A^ga], et les sages qui expliquent le Vêda sacrèrent roi de la terre Véna, qui n était pas aimé de ses serviteurs.

5. En apprenant que Vêna» dont la domination était tyrannique, venait de monter sur le siège d^s rois, les brigands disparurent aussitôt, semblables à des rats efFrayés par un serpent.

A. Quand il se fut assis sur le siège des rois, orgueilleux de la possession des huit attributs de la puissance; et plein de lui-même, il méprisa, dant sa folie, les Brahmanes doués de grandes vertus.

5. Ainsi aveuglé par Torgueil , emporté comme un éléphant qui ne connaît plus TaiguiUon, parcourant le monde sur son char, et faisant trembler dans sa marche le ciel et la terre,

6. Il fit proclamer partout, au bruit du tambour. Tordre de ne plus accomplir amcun devoir religieux: Brahmanes, ordonna-t-il, il ne faut plus sacrifier, il ne faut plus faire d'aumônes, il ne faut plus jeter TofiFrande dans le feu.

7. A la vue des entreprises du coupable Vêna, les solitaires, remarquant la désolation du monde, se réunirent en se disant les uns aux autres avec compassion :

8. Hélas! dans quelle profonde misère est tombé Je monde! menacé comme il lest, des deux côtés à la fois, par son maître et par les brigands, [il ressemble à Tinsecte placé] sur un morceau de bois brûlant des deux bouts.

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