II. \k
27. Mais le Manu, Uttânapâda, Dhruva^ roi de la tei*re, le Rïchi des rois Priyavrata , Agga notre grand-père,
28. Et d'autres, tels qu Adja, Bhava, Prahrâda et Balî, ont tous pensé que les devoirs venaient du Dieu qui porte la massue,
29. De ce Dieu, qui est la source unique des [trois] objets recherchés par rhomme, du bonheur céleste et de la délivrance; ils ont tous pensé ainsi , excepté ceux qui , comme le fils de la fille de Mrï* tyu , sont à plaindre , parce qu'ils se sont trompés sur la loi.
30. Celui dont il suffit que les pénitents désirent vénérer les pieds avec une affection vertueuse et chaque jour croissante , pour voir aussitôt les souillures que leur cœur a contractées pendant le cours de toutes leurs existences, efiacées par ce désir aussi sûrement qu'elles le seraient par l'eau du fleuve qui sort de ses pieds [divins] ;
51. Celui aux pieds duquel l'homme qui a purgé son âme de toutes ses fautes, n'a qu'à chercher un refuge, avec la force que donne la vue distincte de la science, fruit du détachement, pour ne plus retomber désormais dans la voie de la transmigration qui ^•porte le malheur ;
52. Celui, enfin, dont les pieds, semblables au lotus, donnent tout ce qu'on désire, c'est là le Dieu que vous devez servir de toutes les facultés de votre âme, de toutes les œuvres que peuvent accomplir en vous le cœur, la parole et le corps ; que vous déves servir sincèrement, comme feraient ceux auxquels le succès de leurs désirs donnerait le droit [de lui rendre ce culte].
55. Ce Dieu qui revêt des attributs nombreux , quoiqu'il en soit naturellement afiTranchi, ce Dieu pur, et tout esprit, parait ici-bas sous la forme du sacrifice auquel concourent des substances, des pro^ priétés, des actions et des discours variés, ainsi que l'objet, l'intention , le caractère et le nom [ de la cérémonie ] .
5ft. Après avoir placé l'intelligence dans le corps, dont la Nature, le temps, le souvenir et le devoir forment les éléments, le Seigneur suprême s y montre aussi comme le fruit des œuvres, prenant les qualités de chaque être, ainsi que fait le feu dans les diverses espèces de bois qui le recèlent.
55. Ah! quils me comblent de faveurs ceux de mes sujets qui, sur la terre, fidèles observateurs de leurs vœux, offrent la constante observation de leur devoir en sacrifice au Dieu Hari, au Précepteur suprême , souverain maître de ceux qui .ont droit au sacrifice.
56. Non, jamais la splendeur des rois dans toute sa majesté ne pourra l'emporter sur celle des familles de Brahmanes, dont Adjita est le Dieu, et qui* brillent d'elles-mêmes de Téclat que donnent la patience, les austérités et la science*
57. Cette race des Brahmanes, dont Tantique Purucha, dont Hari, leur ami et le plus grand des êtres, honora sans cesse les pieds, et au culte de laquelle il dut une prospérité inaltérable et une gloire qui purifie le monde;
58. Cette race, dont le culte est agréable au Seigneur, au Dieu resplendissant par lui-même, qui réside au sein ne toutes les âmes et qui aime les Brahmanes, honorez-la de tout votre cœur, avec soumission et en respectant ses lois.
59. Existe-t-il ici-bas pour les Dieux une bouche plus respectable que celle de cette race dans le commerce de laquelle Thomme qui rhonore constamment, trouve bien vite de lui-^même le repos durable que donne le calme de Tâme?
40. Non , rÉtre infini dont s'entretiennent les discours de la contemplation la plus élevée, ne maiage pas autant par la bouché du feu, cet élément insensible, qu'il le fait lorsque des hommes amis de la vérité sacrifient dans la bouche du Brahmane l'offrande présentée purement av^ les noms vénérables des Dieux.
41. Puissérje porter toute ma vie sur mon diadème la pousàère des pieds de ces hommes qui , livrés à la méditation , fruit de la foi, des austérités, de la vertu ^ du recueillement et de la continence, conservent, pour en montrer le sens, le Vêda étOTnd, pur, immuable, dans lequel l'univers se reflète comme dans un miroir!
42. En effet, sages vénérables, celui qui porte toujours sur lui
cette poussière, voit bien vite disparaître ses fautes devant la réunion
de toutes les vertus qui se rassemblent en lui pour l'honorer.
45. Toutes les félicités accourent auprès de l'homme reconnais-
là.
sant, du protecteur des vieillards, de l'homme dont la vertu est la voie, et la morale la richesse; aussi puissé-je obtenir Tamour des Brâhmahes, des vaches, de Djanârdana et de sa suite I
4a. Mâitrêya dit : Pendant que le roi pariait ainsi, les Pitris, les Dêvas et les Brahmanes vertueux le louèrent, la joie dans le cœur, avec des paroles d'assentiment.
45. Elle est bien vraie, [dirent-ils,] cette maxilne du Vêda* qu'un fils assure à son père la possession du ciel , puisque le méchant Vêna lùi-taême, mis à mort par la malédiction des Brahmanes, a pu cependant traverser les Ténèbres [infernales].
46; Hiranyakaçipu lui-même, que son mépris pour Bhagavat avait condamné aux Ténèbres, dut à la puissance de Prahrâda son fils de pouvoir y échapper.
47. O roi, fils frun brave guerrier, puisses-tu vivre d'aussi longues années que la terre ! toi qui as tant de dévotion pour Atchyuta , Tunique soutien de tous les mondes.
48. .0 toi, dont la gloire est pure! la protection que tu nous accordes aujourd'hui nous assure celle de Mukunda, puisque tu proclames la renommée de Vichnu , le Dieu ami des Brahmanes , le plus glorieux de tous les êtres.
49. Il n'est pas étonnant. Seigneur^ que tu gouvernes ainsi tes sujets ; l'amour du peuple est une vertu natureUe aux âmes magnanimes et sensibles à la pitié.
50. Tu nous as procuré aujourd'hui le moyen de traverser le séjour des Ténèbres, au moment où nous errions, l'esprit égaré par les œuvres qu'on, nomme le Destin.
51. Adoration au grand Purucha, à celui en qui la Bonté est à son comble, et qui pénétrant de sa splendeur le Brahmane et le Kchattriya, soutient tout cet univçrs ! ,
FIN DU VINGT ET UNIEME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE
DISCOURS DE PRÏTHU, DE L'HISTOIRE DE PRÏTHU, AU QUATRIEME LIVRE DU GRAND PURAl^^A,
LE BIENHEUREUX BHAGAVATA , RECUEIL INSPIRA PAR BRAHIfi ET GOMPOSi PAR VYÂSA.