‹ Le Bibliographe alsacien (volume 2)Chapitre 109 sur 127 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

lui-même les deux observations , en reconnoissant le stile (sic) et la ressemblance avec l'empereur romain.

Je n'en suis pas moins reconnoissant de votre bonté". Je vous ai renvoyé sovjncusement cet objet précieux dans la même caisse qtti renferme , etc.

Mille amitiés bien tendres.

Dbkok.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

Le Bibliophile, revue mensuelle illustrée des livres rares et curieux , des gravures anciennes et des manuscrits, par M. Ph. Berjeau, 2e année en cours de publication , 12 fr. par an. London, Dulau et Coinp., 37, Soho Square.

Nous avons déjà eu l'occasion de signaler à nos lecteurs le Bibliophile illustré, une des plus importantes publications bibliographiques de l'Europe. Cette revue, qui paraît tous les mois à Londres, est dirigée par M. J. Ph. Berjeau , qui occupe une place distinguée dans les rangs de la bibliographie européenne.

Comme elle touche à la bibliographie de tous les pays et principalement aux livres xylographiques, elle doit avoir un attrait tout particulier pour les collectionneurs alsaciens. En effet, presque à chaque page il y est question de livres imprimés à Strasbourg pendant les premières années du XVIe siècle , livres pour la plupart aujourd'hui fort rares et qui se trouvent, malheureusement pour nous , plus fréquemment dans les bibliothèques du

bibliophile parisien anglais et au British Muséum que dans celles des collectionneurs des deux départements du Rhin.

Dans une des livraisons de l'an dernier, le Bibliophile signale à l'attention des bibliographes et amateurs la Chronique allemande de Barberousse, qui a été écrite par Joanncs Adolphus Muelich sous le pseudonyme de Johannes-Adolphus. Ce Muelich, originaire de Strasbourg, habitait, en qualité de médecin, la ville de Sehnffhousc; c'est là qu'il composa cette chronique qui fut imprimée une première fois à Strasbourg, en 1530, par Armand Farckal, aux frais de Jean Grilninger, puis une seconde fois, en 1535, par Barthélémy Grilninger. Ces deux éditions sont toutes deux in-folio ; elles contiennent des figures sur bois et en métal assez mauvaises. On a également de Muelich , un volume de facéties intitulé : Marguerita facetiarum; une Interpretalio ëeqttentiarum , imprimée à Strasbourg, 1513, in-4°, par Joh. Knobloch ; une traduction allemande de YEnchiridion d'Erasme TBasle, 1520, in-4°, avec gravure sur bois). Muelich a encore été l'éditeur des œuvres de saint Grégoire de Nazianzc, publiées à Strasbourg, in-4°, par J. Knobloch, en 1508, et c'est à lui que nous devons la publication du poëme de chevalerie d'Hermann de Sachsenheim, intitulé : Die Morin, ouvrage fort rare, et imprimé par Jean Grilninger, en 1512, in-folio, avec 21 grandes gravures sur bois on plutôt sur métal en relief, que l'on peut attribuer à Hans-Boldung Griin , peintregraveur en taille-douce et graveur sur bois, né à Gmiind,

en Souabe, vers 1470, et qui mourut à Strasbourg où il était établi en 1545 ou 1552.

Nous trouvons encore dans ce même recueil une notice sur un opuscule de Wimpbeling : Germania , qui est remarquable par l'image de la Vierge qui se trouve au recto du feuillet d i de ce recueil , et qui est reproduite parfaitement par le Bibliophile illustré. Cette gravure, de la deuxième année du XVIe siècle , est bien supérieure , pour l'exécution et le dessin , à toutes les autres que donne Jean Prusz dans les ouvrages qu'il a publies. Elle montre qu'à cette époque Strasbourg comptait déjà des artistes d'un mérite réel. C'est dans ce volume à la page 43 , que l'on trouve ce passage où Wimpheling considère Strasbourg comme le berceau de l'imprimerie : « Urbs vêtira plurimum exceller* videtur impressoriœ artu origine, licet in Maguntia consununaUe. »

Outre Muelich et Wimpheling, des notices d'un grand intérêt sont également consacrées aux impressions attribuées à Gutenbcrg, Ineendium Diuini Amoris : Dialogué inter Hugonem et Catonem, deux livres rarissimes que l'on rencontre également au Britisb Muséum, et aux types «le Jean Mentelin, imprimeur à Strasbourg, 1473-147&. Voici ce que nous lisons dans le Bibliophile sur cet imprimeur, auquel certains auteurs ont attribué l'invention de l'imprimerie :

«Ou a fait de Mentelin non -seulement le proto- typographe de Strasbourg, mais encore l'inventeur de l'imprimerie elle-même. On conserve dans la bibliothèque de la ville, à Strasbourg, une chronique allemande MS. de lase-

conde moitié du XVI0 siècle , où cette prétention est établie et fondée sur des faits reconnus erronés. Jean Schott, imprimeur à Strasbourg , et dont Mcntelin était l'aïeul maternel , soutint cette fable, aussi bien que Jacques Mcntel, de Château-Gontier, qui prétendait descendre de Jean Mentelin et publia deux opuscules reconnus aujourd'hui sans valeur pour l'histoire de l'imprimerie. Il est probable que Mentelin commença ses travaux d'imprimerie à Strasbourg bien avant 1473. IJ était né à Schelestadt, comme Wimpheling, et habitait Strasbourg, où il était enlumineur dès avant 1447. Il a donc pu prendre part aux premiers essais de Guteuberg. quoique son nom ne soit pas mêlé au procès de 1439. Schœpflin a prouvé que Mentelin a résidé sans interruption à Strasbourg de 1445 à 1450. H n'a donc pas été faire son apprentissage à Mayence dans cet intervalle. Cependant un contemporain , Ricobalde de Ken-are , dans sa Chronica pontificum imperatorumque » (Rome, Phil. de Lignaminê, 1474), dit formellement que Mentelin exerçait l'imprimerie à Strasbourg en 1458 : Johanneu quoque Mentelinus nuncupatus , apud Argentmam , ejuedem provtnciœ civitatem, et in eodem artificio peritus, totidem cartas (frecentas) per diem imprimere agnoêdlur (fol. 121 , verso). S'il eu est ainsi, tout fait supposer que les anciens associés de Gutenbcrg à Strasbourg avaient, de façon ou d'autre, mis Mentelin au courant de la typographie , ce qui permit à ce dernier de s'enrichir tandis que Gutenberg se minait à Mayence. ' »

1. M. Hcilc. «i connu par sa riche bibliothèque aluatiquc, doit prochainement, par un ouvrage auquel il travaille déjà depuis de

Ainsi qne nos lecteurs le remarqueront, la publication de M. Ph. Bcrjcau mérite sous tous les rapports les sympathies de tous les bibliophiles, tant par les renseignements aussi nombreux que précieux que l'on y trouve sur les origines de l'imprimerie que par les fac-similé des principaux livres xylographiques qui sont exécutés avec une rare et scrupuleuse fidélité. **

L'Alsace ancienne et moderne , dictionnaire topographique, historique et statistùjtie des départements du Hautet du Bas -Rhin, par Baquol , édition entièrement refondue, par P. Ristclhuber. Salomon, librairc-éditenr à Strasbourg.

Un livre bon et utile s'épuise rarement de nos jours à Paris, à plus forte raison en province. Et c'est cependant ce qui est arrivé dans l'espace de quelques années aux deux premières éditions de l'ouvrage de Baquol.

Les topographies de Mérian' et d'Ichtersheim das seehagende Elsasz de Han3, les ouvrages de Scharfenstein4, de Lochner *. de Billing", de HorrerT, d'Aufschlager\ dataient des XVIIe et XVIIIe siècles et du commencement du XIXe, et n'étaient plus en rapport avec la situation actuelle du pays. La Révolution de 1789, les

longues années et pour lequel il a réuni les documents les plus précieux, essayer de prouver que l'invention do l'imprimerie est duc i Mentelin et non A Gntenberg.

luttes héroïques de l'Empire, avaient transformé les usages et même les circonscriptions territoriales. En un mot , un dictionnaire d'Alsace bien complet manquait à notre province , et le besoin s'en faisait vivement sentir. Un homme laborieux se mit à l'œuvre et publia, en 1849, un dictionnaire des départements du Haut- et du Bas-Rhin.

Une seconde édition parut en 1851 ; tirée à 8,000 exemplaires, elle fut épuisée dans l'espace de deux

Dès 1854 , ce dictionnaire augmenta de prix, et jusqu'à ce jour, quand il s'en présentait quelquefois un exemplaire , dans les ventes ou chez un bouquiniste , il était promptement enlevé et toujours payé fort cher.

C'est à son utib'té incontestable qu'il a dû sa vogue, et cependant bien des parties importantes ont été négligées dans ce dictionnaire. Les connaissances personnelles de l'auteur n'étaient pas assez étendues , pas assez profondes pour donner à un semblable travail le caractère scientifique qu'il réclamait. C'est ce qui explique les lacunes qui existent dans le domaine historique et philologique de ce livre. La 3e édition ou pour mieux dire la nouvelle édition, puisqu'elle est entièrement refondue, est due aujourd'hui à M. Paul Ristelhuber, dont les travaux d'érudition sont appréciés depuis longtemps, non -seulement en Alsace, mais aussi en Allemagne. La presse parisienne a elle-même consacré souvent le succès des publications de notre compatriote, et tout récemment la Gazette d'Auf/fibottrg, dans son intéressant article sur

M. Louis Spacb , l'a cité au nombre des savants qui sont à la tête du mouvement littéraire et scientifique en Alsace.

Disons encore que ce dictionnaire sera publié avec le luxe typographique que comporte une semblable publication, qu'il sera enrichi d'armoiries tirées en couleurs, de fac-simUc de monnaies alsaciennes, de plusieurs cartes et de l'ancienne bannière de la ville de Strasbourg, reproduite eu or et en couleurs par les procédés chromo-typographiques de M. Silbermann qui ont valu à cet imprimeur une célébrité européenne.

La première reproduction de cette bannière a été faite pour l'exposition universelle de Paris en 1855, d'après un tableau du XIIe ou du XIIIe siècle qui se trouve à la bibliothèque de la ville, et qui est attribué à un artiste de l'école italienne.

Par son exécution irréprochable, cette magnifique planche, tirée en 36 nuances par des procédés purement typographiques , sans aucune retouche , et sans le secours d'aucun autre art, a réuni tous les suffrages, et a valu à M. Silbermann une médaille de lre classe.

M. Salomon , en éditeur intelligent et en amateur passionné, n'a voulu reculer devant aucun sacrifice pour en donner une réduction et pour faire ainsi de ce dictionnaire non seulement un livre utile, indispensable, mais encore un beau livre de bibliophile.

1j Alsace ancienne et moderne sera le complément obligé de la Description du Bas-Rhin, cette importante publication duc à l'initiative de M. Migncret, préfet du

Bas-Rhin , et entreprise sous les auspices du Conseil général. L'administration actuelle, si bienveillante pour tout ce qui touche à l'histoire de notre province , recommandera ce dictionnaire , nous osons l'espérer, aux bibliothèques communales du département.

Dix-huit exemplaires seulement seront tirés sur grand papier vélin et numérotés à la presse. Voilà, certes, une bonne fortune pour les collectionneurs friands de livres exceptionnels ; nous doutons fort qu'ils ne soient épuisés avant d'avoir vu le jour, et alors que de déceptions amèrcs pour des retardataires dans ce steeple chase bibliographique que va nous donner M. Salomou !

Comme on a bieu voulu nous communiquer la préface de la nouvelle édition de Y Alsace ancienne et moderne , nous nous faisons un plaisir de la publier, afin de faire apprécier les modifications survenues dans cet important ouvrage dont la 1 Tt livraison paraîtra à la fin du mois.

« Le Dictionnaire des départements du Haut- et du Baslihm parut pour la première fois en 1849, et deux ans après déjà, son auteur se trouvait dans le cas d'en donner une édition entièrement refondue. Mais combien plus juste ne sera pas cette qualification, appliquée à un travail que douze ans révolus séparent du dictionnaire de 1851! La refonte de l'ouvrage de Baquol consistait en rectifications, en additions et eu suppressions, et d'autre part les changements avaient un triple objet : la topographie, l'histoire et la statistique.

« Pour satisfaire pleinement au seus que comporte le mot

de topographie, le nouvel auteur devait, à côté du nom moderne des localités , inscrire les noms anciens avec la date de l'apparition de ces noms et l'indication des documents qui les renferment: une table qui suit la préface explique les abréviations bibliographiques usitées; mais nous devons ajouter que partout où la date n'est pas suivie d'une pareille abréviation , on soua-entend Schœpfliu , ou à sou défaut, Grandidier, ces deux grands noms de la science historique en Alsace , qu'il aurait fallu citer trop souvent pour ne pas être tenté d'agir comme nous l'avons fait. En donnant à cette partie de notre refoute une rigueur systématique que l'ouvrage était loin de posséder précédemment, nous entrions en même temps dans les vues du comité impérial des travaux historiques institué près le département de S. Exc. M. le ministre de l'instruction publique, et, sans que notre travail fût empreint d'un caractère officiel, nous le faisions servir au même but que les publications qui ont le droit de se parer de ce titre.

* Un autre point encore plus négligé par notre devancier, était celui de l'origine des noms qui se présentaient sous sa plume. Des noms de lieux de l'Alsace actuelle, les plus anciens sont celtiques et se rapporteut à la situation ou à la condition de la localité ; les noms romains , qui viennent ensuite , ne sont guère que des mots celtiques latinisés, et ils légitiment ainsi le raisonnement qui a formé l'expression usuelle de période gallo-romaine ; mais les dénominations les plus nombreuses doivent être reportées à la période franque ; elles se composent , pour

la plupart, de deux vocables, dont le premier indique le plus ancien propriétaire et le second la condition ou la situation du lieu. Mentionnons enfin les noms de saints et les noms en patois roman de Lorraine ou de Franche- Comté. Relativement aux noms d'origine celtique , il y avait lieu d'appliquer une méthode délicate de décomposition , pour le maniement de laquelle une certaine préparation était nécessaire : éclairé par les lumières de la science allemande, nous nous sommes avancé sur le terrain avec prudence et l'avons abandonné lorsqu'il devenait trop périlleux.

« Les notices historiques devaient bénéficier des découvertes particulières opérées dans le champ de l'archéologie locale, comme des progrès généraux que fait à pas de géant notre siècle dans une branche du savoir à laquelle il semble prédestiné. De cet avancement scientifique il n'est que juste de faire remonter une large part à la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, fondée en 1855, et plus florissante que jamais.

«Enfin les renseignements statistiques relatifs aux finances des communes, à l'industrie, à l'agriculture, méritent la confiance qui s'attache toujours aux communications libérales des dépositaires de l'autorité.

«Quant aux armoiries, elles ont été copiées sur le manuscrit original conservé à la Bibliothèque impériale de Paris , puis rectifiées dans quelques cas , d'après des indications locales dignes d'être prises en sérieuse considération. Donner les armoiries simplement telles qu'elles sont peintes dans le Recueil officiel dressé par ordre de

Louis XIV, c'eût été" se rendre complice de la légèreté avec laquelle furent conduites les opérations de la Grande-Maîtrise, et les admettre telles qu'elles résultent des titres primitifs ou antérieurs au recueil cité, entraînait à des recherches qui n'auraient pas abouti d'une manière parfaite.

« Nous terminerons eu adressant nos sincères remercîments à toutes les personnes qui ont bien voulu s'intéresser à notre travail, et qui , par leurs lumières et leur parfaite connaissance des localités , nous ont aidé à rectifier des erreurs et à combler des lacunes. Aux imperfections qui n'auraient pas disparu, le public est prié de se montrer indulgent.

P. Ri8Tei.hubeb.

GUIDE ALSATIQUE.

Le Bibliographe alsacien entreprendra dans ion prochain numéro ' la publication de documents extrait* des archives do Strasbourg et se rapportant à l'histoire des anciennes industries de l'Alsace et de la Lorraine. - La première partie de ce travail sera consacrée aux nu- céramiques, a l'introduction de la fabrication de la porcelaine en France, et aux établissements de la famille Haunung, en Alsace et dans le Palatlnat.

Nous prions iu»tammeut ceux de nos abonnés qui posséderaient quelques renseignements sur cette matière do vouloir bien nous en donner communication le plus prompteineut possible.

Une vente de plusieurs bibliothèques réunies a eu lien à Leipzig le 10 mars dernier. Le catalogue qui aunonçait également une collection de manuscrits importants relatifs a l'histoire d'Alsace, avait

mis en émoi tous les collectionneurs et conservateur;* «le bibliothèque* de Strasbourg , de Colmar, de Mulhouse, de Carlsruhe et de Frlbourg. Cela ne surprendra personne lorsque l'on saura que ces manuscrit* provenaient, pour la plupart, do Grandi l : , et qu'ils étaient destiné* À compléter sou Histoire de l'église de Strasbourg.

On pense que ces manuscrits aurout été communiqués par Grandi dlerà Wurtwcin au moment où ce dernier publiait ses Subsidia et ses Nova subsidia.

M. Schweighàuser, désireux d'augmenter les richesses du précieux dépôt qui vient do lui être ronflé, présenta, dès l'apparition du catalogue, un rapport à M. le maire de Strasbourg sur l'opportunité d'acquérir ces manuscrits du plus haut Intérêt pour l'histoire d'Alsace. L'administration municipale, jalouse de no pas laisser ces documents retomber en des mains étrangères, autorisa son bibliothécaire à en faire l'acquisition , et nous avons le plaisir d'apprendre à nos lecteurs qu'ils vieunout d'être acquis an prix de fKK) fr environ-

Nous reviendrons sur cette importante acquisition.

Dans une revue critique de tout ce qui s'est produit à Hagucnau pendant l'année 1868, V Indicateur do cette ville' regrette qu'à notre époque, où l'on parle tant do décentralisation, chaque ville n'ait pas ses collections, et surtout comme premier noyau la réunion des objets du pays. • Kt co que nous disons là s'applique tout aussi bien aux bibliothèques qu'à toute autre collection.*

«Je crois que Colmar ponsèdo une Hihliothique alnucicnne , renfermant tous les ouvrages publiés en Alsace , ou par des Alsaciens, ainsi que tous les livres parlant de cette province. Je ne vois pas pourquoi la bibliothèque de Haguenau n'aurait pas une salle destinée an même objet. Grâce à YAlsatia d'Auguste Stoeber et au bulletin bibliographique qni aceompagne chaque volume de cette publication . grâce cucoro à une autre publication périodique plus récente, intitulée te Hibliographe alsacien, il serait très-facile de composer cette biblio tbèqtie alsacienne et de la tenir continuent nient au courant des pro ductions nouvelles. Nous éprouvons d'autant moins de gêne à faire

I tH.hcatrur d, IU,qur,u,u cJh 2«J .!.-< Pn.l.rr 1864, n*

notro proposition , que nous savon» qu'il y a ou des aimées on le crédit accorde pour acquisitions i la bibliothèque n'a pas été dépensé.'

. Il serait à désirer, d'un autre côté, que les habitants profitassent un peu plus qu'ils ne le font généralement de cette bonne institution mu nicipale ; d'autant plus que de nos jours il se manifeste une heureuse tendance à établir des bibliothèques jusque dans les moindres communes. Le Haut-Khin est eu téte de ce beau mouvement; je souhaite que le Bas-Rhin s'y associe le plus tôt possible, pour qu'on puisse diro que c'est l'Alsace entière qui a frayé la voie à ce nouveau progrès, t

Saist Mabtik i-kis polk Jldas. - L'autre jour paraissait a Strasbourg un opuscule intitulé : • Un mot sur la peinture religieuse , par un amateur.» *

Ce dernier, bon curé de campagne, relégué dans son presbytère, s'était abandouué dans la solitude a d'amères critiques, a l'endroit des peintres scnsualistes qui se lancent dans le domaine do la peinture religieuse, sans abdiquer le souvenir dos idées profanes, sans se préoccuper des traditions les plus élémentaires, et sans dégager leur pinceau des suggestions d'un tuprit roltairien.

Telle était du moins la conviction de l'AriMarque en citant l'exemple suivant :

Un peintre avait été chargé de décorer l'église de I.., d'un tableau représentant les saints du Paradis , et il n'avait pas craint de placer au premier rang et comme personnage le plus apparent, Judas, tenant à la main gauche le livre des Évangiles, et, du bras droit étendu , mettant en évidence la bourse fatale renfermant lo prix de la trahison : •

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