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ce» aortes de femmes avoiout demeuré de tout temps... Elles furent renouvelées dans les années 1412, 47, 69, 71,93.. D'un autre côté, M. Fodérô {Dictionnaire de» Science» médicales, tome XLV, vProatitution, page 484) assure avoir vu , dans les archives de la ville . des < règlements et statuts accordés, lo 24 mars 1455, par le magistrat de Strasbourg , à la communauté des filles établies dans la rue et maison dites Picken-Oass. . Ce règlement . composé de treize articles, renfermait les mesures de police auxquelles étaient soumis les lieux de débauche. Quoiqu'il en soit, ils se multiplièrent bientôt au delà de toute mesure; des spéculateurs détestables allaient acheter dans les pays étrangers, pour pourvoir leurs harems, des malheureuses qu'ils réduisaient à une condition voisine de l'esclavage (Rocif , ubi snp. , 348), et les officiers municipaux chargés de surveiller ces maisons et d'y recueillir l'impôt dont elles étaient frappées, en comptaient, dans on rapport au magistrat, vers la fin du quinzième siècle, plus de cinquante-sept, dans six rues différentes. La seule rue dite Uudengassen en contenait dix-neuf; il y en avait aussi, « dans la petite rue vis-à-vis du Kettener, une foulo, • et derrière la maison dite Schnabelburg, «plusieurs» dont l'inspecteur ne donnait pas le nombre. Enfin | vers le commencement du seizième siècle , les femmes de vie dissolue pullulèrent à tel point qu'elles envahirent, par une tolérance inconcevable, les clochers do la cathédrale et de plusieurs autres églises. Ce fait, à peine croyable, est attesté par nne ordonnancede 1521, qui essaya d'y mettre un terme. «Pour ce qui est. ditelle , dos hirondelle» ou filles de la cathédrale, le magistrat arrête qu'on les laissera encore quinze jours ; après quoi on leur fera prêter serment d'abandonner la cathédrale et autres églises et lieux saints. Il sera nommément enjoint à celles qui voudront persister dans le libertinage, de se retirer au Rietbcrg et dans d'autres lieux qui leur seront assignés. • Le quartier où on les reléguait était situé hors de la ville, près de la porto des Bouchers. A quel point d'abaissement et d'immoralité fallait-il donc que ce seizième siècle si agité ot si douteur en fût enfin arrivé, pour que d'aussi monstrueux excès fussent possibles! L'avénemcnt du protostautisme à Strasbourg raffermit, comme toute émotion nouvelle, les caractères engourdis depuis si longtemps, et rendit quelque dignité à la vie privée; en 1536, on ne trouvait plus dans cette ville que deux maisons de prostitution; en 1540, un décret les supprima définitivement. Toutefois , cette interdiction absolue inquiéta de légitime*, sollicitude», et menaça la
tranquillité des gens do bieii: aussi, en 1550, Louis Wolf fit, sans succès, il est vrai , la proposition an sénat de rétablir une maison du débauche. La même tentative fut renouvelée en 155p et 1564, pour subir le même échec , mais tant d'Insistance en matière si délicate prouve incontestablement qu'ello n'était pas sans motif. (De la Prostitution en Europe depuis l'antiquité jusqu'à la fin du XVI' siècle, par M. Rabutaux. Paris, Seré , 1851 ; ln-8».)
A Strasbourg, et dans le pays circonvoisin , quand quelque jeune homme fait l'amour, après avoir asseuré sa maistresse de son affection par lettres, ou de quelquo autre façon, il va le soir environ minuit avec quelques-uns de ses amis , et quantité de flambeaux , donner une sérénade en musique devant le logis de celle qu'il recherche. Et ayant fait la mesme chose, deux ou trois fois, si la fille ne se met point à la fenestre il peut s'asscurer qu'il a son congé, et qu'on le remercie de sa galanterie. Mais si elle s'y présente, il peut quelquefois l'aller entretenir sur le soir en présence de quelques domestiques.
Lors qu'on se marie, les Trompettes sonnent le lundi et le mardi dés le grand matin , pour avertir le monde que l'on a fait des nopees, qui ne se font qu'en ces jours-li pour les artisans : car celles des Nobles durent jours et demi. Il y a aussi des nopees franches, nommées Frengaalhochseit , où l'on ne paie point d'escot , mais l'on fait des présents. Il y en a d'antres où l'on paye chacun. [Cérémonies nuptiales de toutes les nations , par le 8' de Gaya. A Lahaye , cbe* Adrian Moeyens, 1081 ; pet. in-12. Chap. HT, Coustumes des Luthériens.)
Eu 1760 ou 70, il y eut à Strasbourg des danseurs de corde. Un casse-cou do la bande paria, un écu de 6 livres Je crois, qu'il grimperait le long de* la cathédrale jusqu'au bouton. Déjà il était arrivé audessus du portail sur la première galerie, où Je le vis de la rue Mercière. Hais le gardien l'empêcha d'aller plus loin, sur l'ordre de l'ammeistrc régent qui avait été informé de la chose. Je crois qu'un pareil grimpeur serait monté en haut, surtout une fols arrivé i la plate-forme, car le reste», surtout la tour, n'aurait plus été qu'un Jeu
pour lai. 8eulcuiont je ne vois pas comment il aurait dépassé la corniche qui avance de plusieurs pieds sous la balustrade de la plateforme. Je crois, que notre homme avait l'intention de pousser vers la porte du côté méridional et d'aborder sons la maisonnette du gardien , où il y a un peu moins de difficulté sous la balustrade.
Un Sanches femelle. La librairie protestante do M. Vomhoff vient de publier uuo brochure qui a pour titre : Sou* la bénédiction du Seigneur. Aux personnes mariées'. « Il serait a désirer, dit l'auteur, que
• MM. les pasteurs voulussent bien joindre un exemplaire de ce traité
• aux bibles de mariages qu'ils donnent daus leurs paroisses. • Cette brochure devant être, le vade-mecum des époux, vous pensez
sans doute, ami lecteur, y trouver, à défaut de considérations philosophiques , morales et religieuses sur le mariage, des conseils plu» spéciaux sur le dévouement réciproque des époux , sur l'unité, l'harmonie, l'esprit de famille. Non, rien de tout cela: cette brochure est tout simplement uno autobiographie. Uuo dame dont le mari n'a pas toujours rempli complètement ses devoirs conjugaux, tient à disserter poar l'édification des fidèles sur le péché d'Onan.
Le sujet est scabreux, convonez-cn ! Pour lo traiter, une grande qualité est nécessaire : l'abnégation... de la pudeur, il faut fouler aux pieds ce sonttment si naturel aux femmes.
Mad. a puisé son audace daus sa foi évangélique. C'est à ses méditations et à ses prières que nous devons ces révélations d'un piétisme et d'un mysticisme si chastes.
Mad.*** fait connaître qu'elle était catholique et qu'elle s'est mariée a 19 ans a un hommo estimable et riche , dont elle eut des enfants. Après dix-huit aus do mariage , Dieu la conduisit à Paris et la réveilla do sou sommeil do mort en l'amenant à la counaidsanec du pur Évangile. Lu pasteur dont Dieu s'était servi pour éclairer Mad. . reçut dans son sein lo récit de ses péchés » Ce . véritable enfant de Dieu» lui lut le chapitre xxxvm de la Genèse , versets 8 , i* et 10. Après ectto lecture, Mad. *•*, convaincue de l'infaillibilité des Ecritures, vit l'état de péché daus lequel clic vivait, elle se sentit alors