‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 11 sur 138 · LES COLLECTIONS STRASBOURGEOISES · texte numérisé non relu

LES COLLECTIONS STRASBOURGEOISES

M. Ph. Burty , l'un des principaux rédacteurs de la Gazette des Beaux- Arts , un artiste érudit , un critique aimable, spirituel, fut chaudement invité cet été par son collaborateur et ami M. Viardot , l'auteur des Musées de VEurope et le mari de notre grande tragédienne lyrique , à venir voir à Bade sa remarquable Galerie de tableaux. 11 se mit en route et rêva beaux-arts , le hasard voulut qu'il pensât aux nombreuses monographies artistiques, émanées de la province depuis quelques années. On y parlait faïences , émaux , porcelaines , bronzes ,

gravures et même de tableaux anciens qu'il ne connaissait pas , lui qui avait vu et revu toutes les richesses de Paris et parcouru les principaux musées des capitales de TEurope.

< Si je pouvais faire une trouvaille ! » Voilà le rêve de tout Parisien qui pénètre en province. Que faire? en dépit de la vapeur il s'arrêta en chemin.

Après avoir visité Nancy, Strasbourg et Bade , M. Burty fut tout surpris de ce qu'un Voyage à travers les coUections de la Province n'existât point. L'idée avait à peine germé dans sou cerveau, qu'il la mît à exécution.

De retour à Paris, il réunit ses notes , ses souvenirs et inséra dans la Gazette des Beaux - Arts * une charmante étude , dans laquelle il raconte avec beaucoup de vérité et d'esprit tout ce qu'il a vu dans les musées et dans les collections particulières de l'Alsace , de la Lorraine et de Bade. Nous empruntons à cette étude, le prologue du Voyage , rêvé par M. Burty , les lignes consacrées à Strasbourg.

■ Le peu que nous avons vu de l'exposition de la Société rhénane

• nous avait sembld si indigne d'une telle institution et d'une ville

• comme Strasbourg , que nous avions formd le projet de n'en

• point parler. Mais les plaintes unanimes que nous avons entendu «formuler contre les statuts de cette Société, les articles que

• nous avons lus dans les journaux de la ville nous décident à ap-

• peler de nouveau cette ro'volution radicale que notre collabora-

• teur, Léou Lagrange , réclamait en 1861, dans Xa Gazelle^ avec

• cette autorité ([ue donne l'étude approfondie d'une question.

« La Société de Strasbourg s'est malheureusement lié les mains

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