I. Bernard le lapucin et Bernard le fermier général
135. Mbrcibr. Le Tableau de Parin. Amsterdum , 1782-1783; 8 vol., in-8», V. f : . . 4 fr.
Bon exemplaire.
136. OciEOT. EbmIb sur l'histoire de Fraoce. Parié, 1833; in-8*^, dent, rel 1 fr. 60 c.
137. MéuoiBBS d'Hfppolyte Clairon. Paris, anVII.in-S*, dem. rel.
1 fr. 50 c.
138. Archives dk l'Art rBASÇAis, par A. Montaiglon. 2* série. Par>«, Traê»f 1861 2 fr. 50 c.
4 livraisons, pages l-3i0. Notices sur Jean de Paris, Cli. Lebrun, les Vernet, Pierre Vallet, L,ecomte, Jean Dangers, Jean Leroux, Claude Varin, Baiechou , etc.
139. HiSTOiRKDES LIVRES POPULAIRES OU la Littérature de colportage
depuis le XV* siècle jusqu'à l'établissement de la commission du
colportage, par M. Ch. Nisard. Paris, Amyot, 1854; 2 vol., gr. in-8*,
br. (neuf) ^ 25 fr.
Tous les nombreux bois de calto première édition , aujourd'hui devenue très-rare, sont tirés sur chine.
140. JoAHKis Mbursii elegantiflD latiui sermonis scu Aloisia, etc. Birminghamiœ , 1770; 2 vol. in-12, mar. rouge, fll. , d. s. t. {une. reliure) 5 fr.
L« premier volume manque et le second a une forte mouillure qui s'étend des pages 17 à 31.
141. Lbs UIVBR8B8 LEÇONS de Pierre Messie , mises en françois par C. Oruget, avec les sept dialogues de l'autbenr. Rouen , 1643; pet. in-8*, parch. XVI-1052 p 3 fr.
l ne piqûre de vers traverse les 60 premières pages.
142. Cubp8-d'<butbbs politiques et littérairea de la fln du XVIII* siècle. 8. L, 1788; 3 voL in-8* rel 12 fr.
• Choix des productions les plus piquantes que les Inmières et le ridicule , fia philosophie et la gaieté, la raison et la bizarrerie ont fait éclore dans < cette époqne intéressante. ■
Recueil très-rare.
143. MAmoirbs sur la vie et la mort de la Sér. princesse Loyse-Juliane, électrice palatine , née princesse d'Orange (par 8panheim). A Leyden, 1645; pet. in-4*, v. br., front 6 fr.
144. Floqdbt. Histoire du privilège de Saint-Romain. Rouen, 1834; 2 vol. in-8*, br ' . ■ 6 fr.
146. CA<tuBT-BoEBBC. La Poule à ma tante. Poëme badin. S. l., 1763; iig. in-8*, br 2 fr.
146. AxchAolooix db la Cotr-d'Ob, rédigée par ordre de loe«lité«, par Uiraul t. 2>(;(m, 1823;iu-8*br 1 fr. 60 e.
147. Lk Moii. Résumé montneli historique et politique de tons les
évéoemenlSi jonr par Jour , bonre par heure, entièrement rédigé
par Alex. Dumas. Parié, 1848-1841) ; X vol. ^r. in-8« cart. ay. tlt. 11 fr.
Histoire de F^vrifr. ^- RéTolalion de 18 16. — 14 naméros de !•' aai» ea !•' décembre i)<l9.
Ce rrcaeil e»! devenu très-rare , surtout conpIeL
148. Ojisekvatioxb dn M. l'abbé de Mably sur la réforme des loU de la
Pologuo à M. le comto de WiUorskyi in-4*. S.l.n. d. ; v. m. fll. iO f^.
Hannicrit inédit du XVIII* siècle de 193 P«f««; très •belle écritare. Ancienne reliure.
• AvAMT-rtoros. L'intention de M. Tsbbé de Mably, en composaat eet
• écrit, est de l'adresser uniquement à des citoyens philosophes et veriaees,
■ exem|ils des préjugés de la nation. Cet écrit n'est point fait pour être pu-
• blié; si tel eût été son dessein, sa composition eût été absolnmeat dif^
• rente. » •
149. DÉTAIL Hi8TQKi<|ux de U RéTolutlon arrlTée en Baze à la fla de l'année 1745. — Considérations sur la capitulation des Saxoni à Ebenheit. Pet. iu-fol., v. f. fil., anc. rcl 80 fkr.
Msuuscriu inédits du XVIII* siècle: Is premiers 165 pages; il est préeééé d'une préface de 23 pages. L'écriture en est fott belle; la deuxième, qai eel de la même écriture , a 31 pages. On remarque dans ces manuscrits de légèiea corrections de la main de I auteur.
■ On ne trouvera dans ce récit qu'une petite partie des grands évënewente
• qui ont agité l'Europe depuis vingt ans et qui l'sgitent encore. Qaelqoe
■ attention que J'aie <>ue à ne i>arler des princes qui y ont eu la pins fr—ds
• part qu'avec cette impartialité que demande la vérité de l'bistoire, J'ai senti « combien il est difficile de tenir toujours la balance égale et de se garantir
• des préventions qui portent k Is faire pencher pour ceux que lears alliences i et leurs intérêts lient avec notre patrie. •
150. Chboxiquk Bi:iiL.B8QUK uu Recueil d'histoires divertUtantef et
d'aventures comiques arrivées do fraîche date dans les paya voiiina.
Loficires, 1742; pet. in-12, dos et coins mar. rouge, n. rog. . 18 fr.
Petit volume très-rare. Bel exemplaire. Voir Catalogué de Cb. Nodier.*— Les Planteure de cornes en idée , etc.
LOI. Variétés histokiqubs et littébaikes, par Éd. Fournier. Pariêf Jonntt, 1855 à 1863; 10 vol. cart. en toile, n. rog. (CoIIeel^ois elstfvjrifnne.) Bxempl. bien frais SO fr.
152. ŒuvBBS DE Rabelais, notice par P. Dupont, dessins par O. Doré. Parit, Bry, 1858; 2 vol. in-8* rcl. en 1 , dos mar. ch. . . 2 fr. 50 "b.
NuMéROsSRTG MDGCCLXV Févuier et Mars
LE
GAZETTE
LITTÉRAIRE. HISTORIQUE, ARTISTIQUE
ANCIENNES INDUSTRIES D'ALSACE ET DE LORRAINE
Manufactures de porcelaine et de faïence.
P«al>Antoine et BaUhaaar Ilannong. — Demande de privilège poar la manufoctare de porcelaine de Strasbourg. — Arrêt de 1754. — Paul Hannong transporte son établissement i Franckenthal.
L'association entre Paul et Balthasar Hannong , dont il a été question dans le chapitre précédent , ne dura que quelques années; le 20 avril 1737, les deux frères se séparèrent et la dissolution de la société fut prononcée. Balthasar prit à son compte Tusinc de Haguenau , et Paul celle de Strasbourg.
Cet arrangement ne fut encore que transitoire : l'année
1. Voy. In IHbliographc aUacim, 2* .tnnée, p. 277, nt 3' année, p. 1 , 2» ot m.
suivante , Paul rachott* à son frère» Im manufacture de Uaguenau et lui en concode la location pour neuf années consëcutives, h partir de Noël 1738, inoyenuant uuc redevance de 500 florins. Le bail , dat<^ du 13 janvier 1739, comprenait en outre abandon de tous les matériaux , pour le prix de 949 florins : et par un article spécial , il fut convenu qu'aussi longtemps (|ue Paul , sti femme ou leurs héritiers, exploiteraient la manufacture de Strasbour^^, il ne serait pas permis à Ralthasaï d'avoir un magasin ou entrepôt quelconque de porcelaine ou faïeucc , ni de vendre cette marchandise dans ladite ville, sous peine d'une amende irrémissible de 200 florins.
Je ne sais si le fils cadet de Charles Haunong n^avait pas la même aptitude que son père pour les travaux céramiques , ou si les fonctions de garde-marteau des eaux et forêts dont il était investi ne lui permettaient pas de s'occuper assez activement de l'établissement à la tête duquel il était placé: mais dès l'année 1742, Paul jugea à propos d'en reprendre la direction. Il laissa, k la vérité, à son frère le titre de régisseur , que celui-ci conserva jusqu'en 1752, époque à laquelle les fils de Ch. Hannong se séparèrent définitivement , après avoir fait régler leurs contestations par le Conseil souverain d*Alsace. — Nous verrons plus loin quel fut le successeur de Balthasar à Haguenau.
P(;ndant que cette dernière usine subissait ces chances diverses de succès , la manufacture de Strasbourg prospérait rapidement sous l'intelligente direction de Paul Hannong. Déjà la fabrication «le la faïence y avait atteint
un degré de perfection très- remarquable par Temploi des brillantes couleurs données par le pourpre de Cassius et Inapplication de la dorure. Eu 1744 ^ lors du passage de Louis XV à Strasbourg, notre fabricant fut admis à présenter au roi des produits de ses manufactures , et il lui offrit, notamment , les premiers spécimens de cette faïence dorée qui avait été l'objet de ses dernières recherches.
En même temps qu'il trouvait , dans l'accroissement rapide de sa fortune , la juste récompense de ses labeurs, Hannong recevait de ses concitoyens des témoignages certains de considération et d'estime. Après avoir, à diverses reprises , remplacé son père dans les fonctions d'échevin et de syndic de sa tribu, puis fait partie des différents conseils d'administration de la cité , il fut appelé, le 2 janvier 1744, à siéger dans le grand sénat. Son activité incessante lui permettait de suffire à toutes ces obligations et de donner en même temps la plus vive impulsion à ses travaux industriels ; ainsi , tandis qu'il agrandit , par l'acquisition de maisons voisines , son principal établissement , situé rue du Foulon , il monte une fabrique de poêles en faïence , dans la rue de la Madeleine , prend à fermage les tuileries de la ville , et fait construire une maison et un moulin à broyer les matériaux nécessaires à son industrie.
Cette fois encore , les procès- verbaux des délibérations des directeurs des bâtiments nous donnent la preuve que Paul Hannong n'avait pas abandonné l'enti-eprise commencée par son père. Dans le registre de l'année 1741 , ou trouve , en effet , le compte rendu d'une visite faite à
la fabrique , ut Iv rapporteur coiiHtnte ^ r|u'lLuiuoii||^ n ^ dc^jà construit , dans cette cour , une aile de 23 pieds < de profondeur sur 30 pieds de larp^eur , dans laquelle « il a établi un four à porcelaine , entouré de uiurailles « épaisses. > Puis , vient cette mention non moins intéressante : -t Le préteur royal , attendu que la manufacture « de porcelaine du requérant est utile à la chose publique , « propose d'accorder la demande , à condition qu'il payera « 10 schillings de rente foncière'. * Enfin, quelques on* nées plus tard, en 1745, Ilannong se rend ac^udicAtaire du matériel de « Tancienne fabrique de porcelaine , près « du ruisseau de la tuilerie , » qui , comme on le sait , appartenait h la ville, puis, il se fait autoriser par le Conseil des Quinze , à construire près du pont dit Langenbmck , sur le Ziegclwasser , une nouvelle usine beaucoup plus importante que la première. Le nom de cet établissement, qui , malgré son changement de destination , s'appelle encore aujourd'hui Porzclhin-Multl , indique suffisamment dans quel but il avait été construit'.
Confiant dans la protection que lui accordaient les autorités locales , et se croyant d'ailleurs suffisamment garanti par les privilèges exceptionnels et les franchises dont Strasbourg, ancienne ville libre, avait obtenu 1a conservation , lors de son annexion à la France , Hannong ne recula devant aucune dépense propre à assurer
1. Rogistrosdes directeurs de» b.itiinents, 1741, fol. 14^, et délibéra^ tion do la Chambre des Quinze. — Kî neptembrc 1741.
2. Kn 1783, aprùB la déconfiture de Joseph Ilnnnotitr, cette tmino fut veiidui" <'t tr.iUKforinée en moulin h tabnr.
le succès de son entreprise. Il recruta en Allemagne , et particulièrement en Saxe , de nombreux ouvriers , et s'assura le concours d'auxiliaires d'uùe habileté incontestable , en s'attachant deux hommes réputés comme les plus actife propagateurs des secrets de Bottger. L'un d'eux , Riugler , après être parvenu à s'échapper de Meissen , avait concouru à la fondation de la fabrique de Vienne , puis était venu à HSchst sur le Mêin , prendre la direction d'une manufacture appartenant au sieur Gelz , négociant de Francfort. C'est de ce même établissement que venait Lëwenfinck^ l'autre associé de Hannong. U avait étudié la fabrication de la porcelaine avec un de ses camarades ^ nommé Bengraf , et était d'ailleurs un des plus habiles chefs d'atelier de l'ancienne faïencerie de H5chst. La présence de Ringler et de Lowenfînck dans les ateliers de Strasbourg est attestée par Joseph Hannong dans sa correspondance. J'ai vu aussi dans les pièces du procès intenté par Balthasar à son frère Paul , que L5wenfinck fut placé par ce dernier à la tête de la manufacture de Haguenau , en 1752, et qu'il recevait 2,400 livres de traitement. Enfin , sur les registres de la paroisse Saint- Pierre-le-Vieux , à Strasbourg , se trouve mentionné , à la date du 19 février 1753 , le décès de Chrétien- Guillaume Lowenfincken , peintre saxon ; cet artiste est-il le même que celui dont il est question ci-dessus? Je ne puis l'affirmer , mais cela me paraît probable , car nous verrons plus tard paraître une dame de Lowenfincken qui, après la mort de Paul Hannong , prit la direction de l'usine de Strasbourg.
Quant à ri'poque à Jaquolle Loweiifinck et Rluglcr vinrent prêter u Ilannong le concours «le leurs lumières , je ne suis pas en mesure de l'indiquer d'une manière pn*cise ; j'ai lieu de croire , toutefois, que ce fut en 1748 , car V cette annéo-là , le manufacturier strasbouT^geois reconstruisit entièrement sou établissement en lui donnant une ^ande extension. N'est* on pas en droit de supposer qu'il ne prit ce parti que d'après les conseils do ses nouveaux associés ? Ce qu'il y a de certain , c'est qu'eu 1750 , la nouvelle usine était en pleine activité et que, dès lors, rien ne paraissait plus devoir entraver le succès de Tontreprise.
Malheureusement , il n'en fut pas ainsi ; deux années à peine étaient écoulées , que Hannong se trouvait eu face de nouvelles et graves difficultés. Les entrepreneurs de la manufacture de Vincennes , inquiets des progrès de l'usine strasbourgeoise , dont la réputation était parrenue jusqu'à eux , réclamèrent le bénéfice du privilège trentenaire qui leur avait été accordé en 1745. Hannong, éclairé un peu tardivement sur les dangers de sa situation , s'empressa alors de faire des démarches pour obtenir , do son côté , des lettres patentes l'autorisant à continuer sa fabrication. J'ai sous les yeux la requête qu'il adressa à cet effet à M. de Machault, contrôleur général. Après avoir rappelé les trente années employées par lui au perfectionnement de ses procédés , les dépenses considérables qu'il avait été obligé de faire . tant pour attirer dans ses ateliers de bons ouvriers de la Saxe et d'autres pays étrangers , que pour amasser de gi*ands approvisionnements
de matière première ; après avoir vant<^ les qualités de sa porcelaine , qui se modèle comme une terre fine , est à r épreuve de la braise et susceptible de recevoir les plus belles décorations , le fabricant demande la permission de fabriquer et vendre , comme premier inventeur , cette espèce de marchandise dan» toute l'étendue du royaume et à l'étranger.
Cette supplique étant restée sans résultat ., Hannong se rendit à Paris pour chercher à coiyurer le danger dont il était menacé. C'est alors qu'il proposa à Boileau , directeur de l'usine privilégiée , de lui faire la cession de ses secrets , dont il lui prouva l'efficacité par des expériences qu'il fit lui-même dans les ateliers de Vincennes. Il s'ensuivit entre eux un traité écrit qui comprend la description détaillée des procédés et se termine de la manière suivante : « Le détail des terres et procédés conte- « nus dans le présent écrit, ont été faits et communiqués « par moi , soussigné , en conséquence des traités passés «entre M. Boileau et moi, à Paris, ce l**" septembre « 1753. « P. A. Hamnono'. »
Les circonstances qui empêchèrent l'exécution de cette convention ne sont pas connues de nous; mais on sait par suite de quelles odieuses persécutions , Hannong fut obligé de transporter sou industrie à l'étranger. Boileau
1. Un exemplaire do ce traité est conservé aux archives de Sèvres. Trompé par la similitude dos prénoms , H. Brongniart a. par erreur, attribué la signature qa'il porto à Plcrrc-Ântoino Hannong, âls de Paul; il ignorait les prénoms de ce dernier qui se nommait Paul- Adam Hannong. (Voir Traité des artê eéramiqitei y t. Il, p. 502.)
obtint coutrc lui, en février 1754, un arrêt portant défense de continuer la fabrication de la porcelaine et ordre de démolir le four dans la quinzaine ; malgré riutervcntion du maréchal de Noailles , qui avait cherché à intéresser le roi en faveur de notre fabricant , celui-ci ne put pas même obtenir un sursis jusqu'à la décision de la cour sur l'appel qu'il avait formé. On lui permit seulement de terminer les ouvrages en cours d'exécution.
L'année suivante, 1 7 55, nous retrouvons Paul Hannong à (Vanckenthal , dans le Palatinat, où l'électeur lui avait concédé , moyennant 1 ,000 écus d'argent de l'empire • un vaste local pour monter une fabrique de porcelaine. Charles- Théodore , qui avait compris de quelle utilité cctto industrie devait être pour ses Etats , voulut , on outre , faire Tavance , sans intérêts , d'une partie des premiers frais d'établissement et , en toutes circonstances , ne cessa de donner des marques de sa haute bienveillance H l'exilé strasbourgeois , auquel il conféra le titre de Conseiller de commerce.
Cette fois , le succès le plus complet vint récompenser les efforts persévérants de Paul Hannong ; bientôt la réputation de son usine se répandit en Europe , et , de fait, ses produits pouvaient soutenir la comparaison avec les plus belles porcelaines de Saxe. Nous pouvons en juger aujourd'hui par les échantillons recueillis dans les musées ou les collections particiilicrcs , et on se fera une idée de l'importance et de la variété de cette fabrication par la nomenclature que donne M. Jacquemart des nombreux modèlcH qui fipruraient sur Ioh tarifs d(i In maison
( 125 ) Hannong , depuis les petits objets de fantaisie , tels que lanternes, pommes de canne, boutons, étuis, ocritoîres, manches de couteaux , etc. , jusqu'aux magnifiques services de table , peints et dorés , aux statuettes et groupes de grandes dimensions ^
En mariant son fils aîné , Joseph-Adam , au mois de juin 1759, Paul Hannong lui abandonna en toute propriété rétablissement de Franckenthal , moyennant une somme de 125,273 livres, qui, en 1760 , après le décès du chef de famille, fut, par suite d'un accord entre ses enfants , réduite à 73,000 livres. Suivant M. Graesse , Charles- Théodore racheta cette usine , pour son propre compte , en 1761 *.
Joseph-Adam et Pierre-Antoine Hannong. — Cession des procédés à la manufacture de Sèvres. — Décadence de la famille Hannong. — Pierre monte de nouvelles usines à Vincennos et à Paris.
Paul-Adam Hannong est décédé à Strasbourg, le 31 mai 1760, âgé de 60 ans environ; il avait été marié deux fois et n'avait pas ou moins de quinze enfants \ Deux de ses fils, Joseph- Adam et Pierre- Antoine, recueillirent son héritage industriel ; le premier conserva l'usine de Franckenthal , le second devint propriétaire des manufactures de faïence de Strasbourg et Haguenau , évaluées au prix de 118,000 Uvres.