‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 29 sur 138 · X. MOSSMANN · texte numérisé non relu

X. MOSSMANN

Recherches eocpérimentales sur la dureté des corps et spédcUement sur celle des métaux, par M. F. Hugueny. Strasbourg, Sakmon, 1866, grand in-8*. IV-109 p. 6 pi. — Recherches sur la composition chimique et les propriétés qu'on doit exiger des eaux potables , par M. F. Hugueny. Strasbourg, Sahmon, 1866, grand in-8^ XnM66 p.

Nous venons d'achever la lecture des deux mémoires

que M. Hugueny, professeur au lycée de Strasbourg, a présentés à la Faculté des sciences pour obtenir le titre de doctetir. Nous devions déjà en rendre compte dans la dernière livraison de notre revue, mais nous n*avons voulu parler de travaux aussi sérieux qu'après les avoir étudiés complètement, de manière à pouvoir féliciter leur auteur en connaissance de cause. Nous sommes, du reste, obligé de dire que M. Hugueny a rendu la tâche facile à ceux qui veulent étudier ses ouvrages; il écrit aussi bien qu'il parle, et par la clarté de son style et la méthode qu'il sait mettre dans ses travaux , ses lecteurs sont de suite au courant des questions les plus délicates dans la science.

Dans l'un de ses mémoires , M. Hugueny parle de la dureté des corps ; il nous montre les diverses phases par lesquelles a passé cette partie si obscure de la physique ; les efforts des expérimentateurs les plus distingués et les plus consciencieux se sont de tout temps portés de ce côté ; mais ils n'ont jamais pu qu'aborder la question , parce qu'ils se plaçaient à des points de vue trop restreints et qu'ils ne joignaient pas à leur talent d'observateurs , le calcul et le raisonnement qui sont actuellement la base des découvertes en physique. M. Hugueny commence par définir la dureté , et alors , la question étant nettement posée, il nous fait connaître les appareils qui lui ont servi dans ses recherches, les difficultés qui se sont présentées et les méthodes ingénieuses par lesquelles il les a tournées ou résolues.

L'auteur est arrivé ainsi à deux résultats importants : il a pu, d'une part, généraliser la loi sur le frottement

que Coulomb avait donnée pour les surfaces , et retendre au cas d'une pointe pénétrant dans un corps dur ; d'autre part , M. Hugueny a appliqué les appareils à la détermination des duretés des métaux et des principaux alliages du commerce , et a ainsi rendu service non pas seulement à la science pure , mais encore à l'industrie.

Le second mémoire de M. Hugueny, ainsi qu'on le voit par son titre , nous promet déjà un livre intéressant ; tout le monde n'a pas étudié la médecine , mais chacun se croit un peu médecin ; et un ouvrage qui promet de nous initier dans quelques secrets du grand art, sera lu par tous, soit au point de vue scientifique, soit dans l'espoir d'y trouver des enseignements utiles, et nous pouvons dire d'avance que personne ne sera trompé dans son attente.

Le travail de M. Hugueny se divise en plusieurs parties ; il étudie séparément l'influence qu'exercent sur les eaux potables , les matières organiques , les matières inorganiques , l'air en dissolution et la température ; il les considère au point de vue de leur odeur , de leur saveur et de leur limpidité et finalement il étudie l'emploi de Teau dans l'industrie et dans l'économie domestique.

La place nous manque pour consigner ici tous les résultats auxquels est arrivé l'auteur ; nous nous bornerons à citer les principaux : Une eau potable ne doit renfermer aucune matière organique ; la présence de la chaux est inutile pour les adultes et n'est favorable aux enfants que lorsque les aliments en renferment trop peu ; l'acide carbonique est utile à la digestion ; l'air en dissolution dans

Teau lui paraît également favorable ; la température de Teau ne semble avoir aucune influçnce sur la santé ; une eau qui a de Todeur, de la saveur, ou qui n'est point limpide , ne doit pas être employée dans l'alimentation ; dan^ rindustrie également c'est l'eau la plus pure qui convient généralement le mieux.

Enfin , M. Hugueny consacre encore un paragraphe de son ouvrage à l'étude d'une question qui depuis longtemps intéresse la ville de Strasbourg : c'est celle d'une conduite amenant l'eau des sources des Vosges , ou , à son défaut, l'eau de la nappe souterraine du Rhin ; la première serait préférable, mais dans les questions de ce genre , il y a toujours à tenir compte d'un élément important, la dépense. La solution de cette difficulté appartient à d'autres , mais il est incontestable que Strasbourg devrait beaucoup à Tadministration municipale si , assainissant toutes les rues de la ville par une distribution d'eau , elle fournissait encore une excellente eau potable aux habitants.

L'on voit par cette courte analyse combien les questions abordées par M. Hugueny sont sérieuses et importantes ; s'il ne les a pas complètement résolues , il n'en a pas moins fait faire un pas à la science , et il a eu de plus le talent d'appliquer ses découvertes aussi bien à l'industrie qu'à l'hygiène publique. F. S.

Chronique de Thann , Annalen oder Jahrsgeschichten der Boarfiiseren oder Mtnderen Brudem S, Franc. Ord. ms-

gemem Conventtmlen genannt, zu Thann, durdi P, F. Ma- Idchiam Tachambser, publiée par M. Tabbé A. G. Zimberlin, avec une introduction de Tabbé A. Merkien. Colmar, typog. Hoffmann, 1864; 2 forts vol. gr. in-8°, ornés de vues lithographiées, XXyn-1475 p. — 12 fr.

C'est à une administration municipale que les bibliophiles alsaciens doivent la jouissance de posséder aujourd'hui sur les rayons de leur bibliothèque cette chronique qui , sans l'initiative de M. le maire de Thann et le dévouement de M. l'abbé Zimberlin, un antiquaire zélé, n'eût jamais vu le jour. On ne saurait assez louer la ville de Thann d'avoir voté l'impression de ces annales , non pas tant pour leur valeur historique , qui est contestable , mais pour avoir secondé et réalisé le vœu déjà émis par tant de collectionneurs de voir les communes entreprendre la publication des principaux documents relatifs à Thistoire de leur passé.

Le Père Malachie Tschamser, l'auteur de cette chronique, naquit le 12 août 1678; il passa quelques années dans un couvent de Franciscains à Luceme et revint ensuite dans sa ville natale , où il resta jusqu'à sa mort , en qualité de supérieur du monastère de Thann. C'était une âme simple et crédule dont le but unique était d'édifier les fidèles et de chercher à ramener les pécheurs. Étranger au grand mouvement des idées qui, depuis deux siècles, agitaient les esprits, ainsi qu'aux grands événements de l'histoire , le Père Malachie s'est borné à consigner dans ses annales tous les faits qui parvenaient à sa connaissance. Les récits de sorcellerie , les revenants ,

les naissances merveillettses , les apparitions de comètes en fonnent la majenre partie. On trouve cependant aussi dans sa chronique tous les faits relatifs à Thistoire d'Alsace et principalement à la ville de Thann. C'est à ce dernier point de vue surtout qu'elle est intéressante et qu'elle peut donner une idée assez nette de l'esprit d'une petite ville d'Alsace au commencement du siècle dernier. Le manuscrit de Tschamser, ou tout au plus la copie authentique qui en avait été faite pour le couvent, existe encore et fait aujourd'hui partie de la bibliothèque de M. l'abbé Zimberlîn. Ce prêtre a mis ce manuscrit à la disposition de M. le maire de Thann et a bien voulu se charger d'en surveiller l'impression : < Aussi la chronique « de Thann , retrouvée , corrigée et publiée par lui , est-

< elle sienne par droit d'adoption. Puisse cette paternité « lui porter bonheur ! Puissent tant de laborieuses veilles,

< consacrées à un pénible travail , être appréciées juste- « ment par un intelligent public ! »

Cette chronique, imprimée avec soin, est précédée d'une introduction française de M. l'abbé Merklen, divisée en deux parties : la première contient une notice biographique du Père Tschamscr ; la seconde , une appréciation de l'œuvre. C. M.

Histoire de Gabriel McUagrida, de la compagnie de Jéstts, par P. Paul Mury, de la même compagnie. Paris, Dotmiol, 1865; IV-272 p.

Ce livre est la réhabilitation d'un jésuite que Porabal,

premier ministre de Joseph, roi de Portugal, fît périr pour avoir été Finstigatear d'un complot contre la vie du souverain. Pombal, que Ton a cherché à dépeindre pour les besoins d*une cause comme un disciple des encyclopédistes, n'a été qu'un homme ambitieux et cruel. Il s'éleva par l'intrigue, il tomba par elle. Quant à Malagrida, il n'a guère été qu'un mystique ardent et un fou , si Ton en juge par une Vie de sainte Thérèse qu'on lui attribue et dans laquelle il affirme « que sainte Anne , dans le ventre de sa mère , connaissait, aimait et servait Dieu; que , dans le ventre de sa mère, elle avait déjà fait ses vœux, etc.» Pombal , pour donner plus de poids à ses ressentiments contre les jésuites, fit condamner Mnlagrida par l'inquisition sous prétexte d'hérésie. Loin de vouloir prendre fait et cause pour les membres de la compagnie de Jésus, nous dirons cependant que ce ministre profita de ropinioii publique qui s'élevait contre eux par suite de leur soif insatiable du gain, pour renverser une puissance qu'il redoutait. Pombal fut plus habile que les jésuites; c'est son seul mérite pour passer à la postérité. Aussi M. Mury le représente-t-il comme le mauvais génie de tous les événements survenus pendant son règne , comme un homme imbu des doctrines impies des philosophes du XVIIl® siècle. Biais, ainsi qu'on l'a déjà dit, ces derniers n'ont jamais vu qu'un bourreau dans l'étrange allié que le hasard leur donnait. Voltaire n'écrivait-il pas à cette époque: «Tout « cela fait pitié et horreur. L'inquisition a trouvé le secret « d'inspirer de la compassion pour les jésuites. J'aimerais « mieux être né nègre que Portugais. »

La première partie de Touvrage de M. Mury est consacrée à Tapostolat de Malagrîda. Ses premières années, son entrée dans la compagnie, ses missions au Brésil, ses prédications à Lisbonne sont racontées avec chaleur, et Ton suit avec assez d'intérêt toutes les péripéties de cette vie si accidentée ; cependant Ton sent trop que ce livre n'est qu'un plaidoyer. C. M.

Les Contes Rémois^ par le comte de Chevigné, dessins de E. Meissonier; 6* édition. Parts, Michel Lévy, 1864; pet. in-8°, pap. vélin rose. — 10 fr.

Quel livre charmant! de jolis vers, de la gaieté, de la verve , le rire du curé de Meudon , la grâce naïve de Lafontaine , le trait incisif de J. B. Rousseau et l'esprit de Voltaire. Voilà pour le contenu ; c'est plus qu'il n'en fallait pour assurer leur succès. Quant à la forme , une exécution typographique irréprochable , des dessins de Meissonier, malheureusement réduits (l'auteur nous permettra cette critique indirecte , la seule , du reste , que nous ayons à lui faire) , et une photographie délicieuse , Laure et Clémence :

• L'une a vingt ans et l'antre quinze à peine. •

Un inspecteur de l'Académie de Paris a écrit : « Je suis convaincu que ces contes deviendront classiques et qu'ils seront considérés comme des modèles du genre. * Ils sont donc de tous les pays, et, à ce titre, ils ont droit de cité dans toute bibliothèque alsatique. La 6* édition est à

peine ëpuisée que déjà tous les bibliophiles etl sollicitent une nouvelle; c'est qu'ils savent que certains contes de M. de Chevigné, et des plus piquants, sont encore inédits. Si l'auteur consent à la donner, ainsi qu'on nous Ta feût espérer, nous le prions de la publier avec une jolie suite d'eaux-fortes.

Les Contes Rémois doivent non-seulement par l'esprit, mais encore par les figures, les vignettes et Jes culs-delampe, se rapprocher des contes de Lafontaine, de Voltaire, de Vergier, de Grécourt, les parrains de M. de Chevigné. Ils nous les rappellent déjà par le style ; qu'ils nous rappellent aussi le genre si gracieux de ceux qui les ont traduits par le crayon : Boucher, Saint- Aubin , Eissen . Marillier, Moreau et Duplessi-Bertaux. C. M.

VARIÉTÉS

Violon. — Dés le XII* siècle, il existait en Alsace, sons le nom de violon, un supplice infligé À ceux qui se rendaient coupable» de tapage nocturne, d'injure verbale « de libertinage et de paillardise; il consistait en une sorte de carcan qui, par un bout, prenait son homme à la gorge , et, par l'autre , lui maintenait le bras dans la position d'un artiste qui Joue du violon. I^e patient restait dans cette attitude durant une heure, deux heures, trois heures et plus, selon la gravité de l'infraction. Ordinairement l'exécution avait lieu sur la place publique, et les amateurs de violon accouraient on foule pour Juger de la force du violoniste; d'autres fois, le condamné subissait la peine dans un local spécialement aflTecté à ce genre de supplice . et auquel on avait fini par donner le nom de violon.

Le violon fut à la mode Jusqu'en l'année 1678; on en jouait sur

toat les points de l'AlMace ; mais si le violon avait ses partisans, 11 avait aussi ses détracteurs, qui persistaient à soutenir qu'on abusait de cet instrument et qu'on l'appliquait aux infractions les plus légères. Âpres des discussions fort vives, la question fut enfin soumise an conseil souverain d'Alsace , qui prononça la suppression du

violon

Le supplice du violon- a disparu par autorité de justice; mais le nom de violon , donné au lieu de l'exécution , a survécu ; il a franchi les limites de l'Alsace, fait son tour de France; et , partout aujourd'hui, désigne le local qui sert de résidence momentanée aux ivrognes, aux auteurs de musique injuricude et nocturne, et aux autres contrevenants recueillis par la police sur la voie publique.

ErKEST DR NBYRBIf AKD.

(Extrait du Journal du Notariat, 29 octobre 1864.)

BULLETIN MENSUEL D'ALSATICA.

64. Les Alsaciens illustres, 3* livraison. Strasbourg, librairie C F.

Sehmidt; pet. in-8'. — 2 fr.

Celle livrsison contient les biograptiiec et les porlraiis de Jean Sleidsn (1506-1556), d'après un portrait gravé par J. de Leyden ; de Daniel Specklé (1536- 1589), d'après un portrait gravé par Th. de Bry; de Lazare dn Scbwendi (15S2« 158-1), d'après une gravure in-folio du XVI* siècle; de Jean Herrmann (1738-1800), d'après un portrait gravé par C. Gaérin.

65. Antiquités de Niederbronn , par l'abbé J. A. Siffer. Straabourg , typog. de-V* Berger- Levrault , gr. in-8*, 13 p.

66. Otfrit, le moine de Wissembourg, par M. Louis 8pach. Strasbourg f typog. de V* Bergcr-Levrault j gr. in -S", 16 p.

67. Les Gromlech's de Mackwillor, décritii par M. le colonel de Mor- Ict, avec 22 planches et 10 grav. sur cuivfe. Strasbourg , typog. de V* Berger- Levrault : gr. in-8*, 14 p.

68. L'Abbaye de Saint-Apollinaire, par Sabourin de Nanton. Strasbourg, typog. de V* Berger-Lerranît ^ 1865; gr. in-8*, 8 p.

69. Bruno (Braun) de Ribeaupierrc et le» délégués de Strasbourg, prisonniers à Schwanberg, par L. Spach. Strasbourg, typog. de V* B^rger-J.evrauU , gr. in-8», 47 p.

70. Rapport sur ranctenne cloche de LauUenbach (XV* siècle), détruite en 1863, par P. Hnot. StroêbourÇftypog. de V Berger-Levraulty gr. in-8', 7 p.

Les n** 65 à 70 sont des articles, tirés k part, à très-petit nombre, da Buttetin de la Société dê$ Monuments histortque$ d'Alsace,

71. Les Paysans de l'ÂIsace an moyen ftge. iÉtude sur les cours colongères do l'Alsace, par M. l'abbé Hanauer. Strasbourg, typog. de Le Roux. SaUmorit libraire, 1865; in-8*, XV- 851 p. — 6 fr.

Préface.— Introduction. — I. Deux rotules colongers. — II. État des terres. — III. Étal des personnes. — IV. La justice dans les colonges. — V. Le budget des colonges. — VI. Questions historiques. — Pièce* justificatites.

c J'estime les philosophes qui demandent au passé une lumière pour l'ave- « nir. Mais Je n'ai osé m'aventurer dans cette roie. Les progrès de l'industrie. « les découvertes do la science , ont produit dsns le monde un bouleverse-

• ment si profond! Entre le moyen âge et nous, la distance est si grande, les

• conditions économiques et sociales des deux époques sont si apposées! Il ■ est bien permis de comprendre, d'approuver même les institutioiis des p^res, « sans admettre qu'elles puissent être appliquées aux fils. Mon unique but a été « d'exposer l'organisation de nos campagnes aux XIl*. XIU* et XIV* siècles. ■

72. Les constitutions des campagnes de l'Alsace au moyen âge, par

M. l'abbé Hanauer. Colmarj typog. de Hoffmann , 1865. Strojtbourg,

Salomon, libraire; in-8*. — 6 fr.

Ce livre est nn recueil de constitutions villageoises. Ces documents sont tous inédits. Une traduction et des notes facilitent rintelligenre des textes allemands.

73. Das Elsass im I7ten und 18tcn Jahrhnndert. Vortrag gchalton im wissenschaftlichen Verein zu Berlin, am 28. Januar 1865, von Trauttwein von Belle. Berlin , 1865; in-8*, 24 p. — 70 c.

74. Le droit du juveigneur en Alsace . par M. Ed. Bonvalot, conseiller à la cour de Colmar. Strasbourg, typog. de L. F. Leroux; in-8*, 16 p.

Extrait de la Rgvw catholique d* Alsace.

75. L'Alsace à l'exposition des beaux-arts de Paris (1864), par Ad. Morpain. Strasbourg, typog. de Ad. Christophe , 1864; in-8*, 51 p.

76. Els&ssischi Lieder un Gedichter in Stadt- un Landasprooch, vum

o Hauenauer (Ch. Berdellé). ifayuenau, 1865, typog. de Edler; in-12,

front, lith., 143 p. et musique gravée . 1-60 ; à Strasbourg, chez Noiriel

et Sehmidt , libraires. — 1 f r 60 c.

SomiAiRR : I. UntercIsAsser Ltedcr. — II. Slrosxburjer Stûckle. — III Volksscenle. — IV. Verzfihiungeu. — V. Verschiodeni Gedichter. — VI à IX. Uewersclzungc vum Béranfrer, vum P. hiiponl un Verschiedeni — X. Klein'k Noochworl.

77. Efsai snr les origines dn protestantisme k Colmar, par Ch. Hild. Strasbourg , typog. de Q. Silbermannj 1865; in -8*, 35 p.

Tlièse pour obtenir le grade de bachelier en théologie.

78. Jdrg Wickram's Roliwagenbachlein, herausgegeben and mit £r- I&atertingen verseben Ton Heinrich Karz. Leipzig f 1865, librairie C. F. Sehmidt : pet. in-8*, L-252 p. — 6 fr.

SoavAiai: Introdactioo. Leben. Schriflen. Dai Rollwagenbflchlein. I.Aatgaben. 2. Verblitniss der Auigaben zu einander. .3. Neoe Ausgabe. 4. Qaellen uod fpAtere Bearbeitungen. 5. Sprache und Orthographie. 6. Styl und Darstellungen. 7. Inbalt und dichterische Behandlung. Das Roftwagenbûchlein CXI. Lesarten, Anmerkungen und Wœrterrerzeichniss.

79. Joannes Sturmus Argentinensis. Oratlo quam in mcmoriam Augostan» confessionis e lege beneflcii lynckeriani die XXX Mali 1860 in temple Panlino academico babait Hugo Rieth , theol. cond. donenaviensis. lenœ; in*8*>, 32 p.

80. Uozart's Briefe. Nach den Originalcn herausgegeben von LudwigNohl, mit cinem Fac-similé. Salzburg, 1865; in-8*, XIV-498 p. Strasbourg, V Berger- Levrault et Fils, libraires. — 8 fr.

Deux lettre* sont datées de Strasbourg, des 15 et 20 octobre 1778.

Il écrit à «on père qu'il ne peut pas se soustraire à Strasbourg. • Vous ne pouvez pas vous imaginer l'estime et l'affection qu'on a pour moi. Tout le monde dit que J'agis si noblement, que Je suis si posé, si poli cl que J'ai une si bonne conduite. Chacun me connaît. Dès que l'on eut appris mon nom , MM. Silbermann, Ilcpp (l'organiste) et M. le maître de chapelle Ricbter vinrent immédiatement me voir. Ce dernier est maintenant plus réservé: an lieu de quarante bouteilles de vin , il n'en boit plus que viugt par Jour. J'ai aussi Joué ici sur les deux meilleures orgues de Silbermann , qui se trouvant l'une h l'église luthérienne et l'autre à l'église Saint-Thomas. Si le cardinal (qui était tres-malade lorsque Je vins) était mort, j'aurais obtenu une bonne place; car M. Ricbter est Agé de 78 ans. Dimanche dernier J'ai entendu h la cathédrale une nouvelle messe de M. Ricbter, die charmant geschrieben ist. »

81. Inauguration dn chemin de fer de Nicdcrbronu. Couplets cbantés par les élèves de M.Huck, instituteur protestant de Schweighansen, le 18 décembre 1864. ln-8", 1 page avec encadrement. Lithog. Oberthtir à Bischwiller.

Gloire au Préfet , Honneur k Coumes ,

Dont le projet Qui de coutume

A bien réussi; Agit prudemment;

Et l'on peut d'ici Et fait savamment

Bien voyager La noble tAche

Au loin et près' Et sans relâche I

Et l'on ne dira pas qu'il n'y a point de poètes on Alsace I

82. Les chemins de fer vicinaux projetés en 1858 et livrés à l'exploitation en 1864 dans le département du Bas-Rhin. Recueil des documents officiels concernant Jes projets, la création des ressources, les conditions techniques et financières , le mode d'exécution , la dépense et la concession. Strasbourg y V* Berger-Levrault et Filé, 1866; gr. in 8', XXI-664 p., avec 1 carte. — 12 fr.

< Ce que noaa offrons aux aatontéssdminÎBtratJrei, aux hommes de l'art... < ce n'est point un traité sur le chemin de fer d'intérêt local . c'est un moyen ■ de s'éclairer sur une œuvre réalisée avec quelque succès dsns un de nos • plus beaux départements. •

83. Revue des thèses de la Faculté de médecine de Strasbourg pondant Tannée scolaire 1862-1863 , par G. Tonrdes. Strasbourg, typog. de G, Silbermann ; 27 p. in-8».

Le nombre des thèses est de 1,365 pour toute la durée de l'ancienne université de Strasbourg: 22 ont été soutenues dans le XVI* siècle, 61 S dsns le XVII*, 725 dans le XVHI*. Ces thèses se rapportent à toutes les branches de la médecine: 182 à l'anatomie et à la physiologie, 6^4 à la médecine et il la thérapeutique, 111 & la chirurgie, 105 à l'obstétricie et à la médecine légale, 141 à la matière médicale, 132 k diverses questions. Les deux premières thèses ont été soutenues en 1574; la dernière, le 18 août 1792. Après nne interruption de huit années, le 18 vendémiaireanVIII, la première thèse fut soutenue devant la nouvelle école devenue l'nne des trois facultés française^. Depuis cette époque , le chiffre des thèses s'élève A 1,984. Pendant l'année scolaire 1S62-1863, le chifl're des thèses s'est élevé à 72. Le prix de thusv a été décerné h M. I^uth , et des mentions honorables ont été décernées à MM. de Mirbeck, Vanmerri , Cros, Ritter, Schlagdenhsuffien et Pingaud.

84. t)e l'amour platonique , par Ch. Waddington. Strasbourg y typog. de V Berger-Levrault y 1865; în-8'.

Discours prononcé le 30 avril 1864 en séance publique de la SociPte h((erairs de Strasbourg.

85. La vie et les œuvres de Shakespeare, par M. Bcrgmann. Strasbourg y typog. de V* Berger-Levrault y 1865; in-8", 16 p.

Lecture publique faite à Strasbourg le 23 avril 1864.

86. Le comte de Zinzendorf, par Félix Bovet. 2* édition. Paris ^ 1865, typog. de V* Berger-Levrault ; 2 vol. in-8% ensemble X 544 p.

Le comte de Zinz^ndorf naquit à Dresde le 26 mai 1760. A la fois poète et théologien, pastpur, missionnaiie et législateur, il fut le chff, l'organisateur des frères moraves; c'est à lui que la Nouxtells Vnttè des Frères « est redevable de celle universalité qui a fait la gloire et l'a distinguée de toutes les autres communautés religieuses.!

H7. Le comto de Zinzendorf, par Félix Bovet. 3' édition. Pari», 186.**, l'jpog. de V* Berger-Levrault; in-18, X-.502 p. Rihliotlieque des paroisses.

88. Révolution d'Angleterre de 1688, par M. Foacher de Careil. Strasbourg ^ typog. de V' Berger-LevrauH j 1864; in-8', 3 p.

89. Trésorerie, par M. le marquis d'Audriffret. Strasbourg ^ typog. de F» Berger-LevrauUy 1864; in-8% 3 p.

90. Tiers état, par M. Gnizot. Strasbourg^ typog. de V'Berger-Levrault, 1864 ; in-8% 4 p.

91. Révolution de 1830, par M. P.Duvcrgier deHanranne. Strasbourg,

typog. de V' Berger-Levrault , 1864 (août) ; in-8», 4 p.

Les D** 88 à 91 soûl extraita du Dictionnaire général ds la.jtolilique, de M. Maurice Block.

9S. Recueil de fac-similé de toutes oBpèccs d'écritures française et

anglaise, etc. , pour exercer à la lecture des manuscrits et des écri-

tnres difficiles. Strasbourg , litfiog. de V Berger-Levrault et Fils,

in-8*, 84 p. — -eOc.

Ce recueil contient des fac-similt de Labeauroellc, d'AIembert, Parny. Grétry, Portalis, Daniel Elseviet, Cassini, Bussy Rabnlin, etc.

93. Discours prononcés sur la tombe de M. le contre-amiral de Hcil, par MM. le général de Vives, Blandin, Fée. Strasbourg, typ. de Ed. Huder, 1864; in-8% 13 p.

M. de Hell est décédé à la campagne d'Oberkircb, le 4 octobre 1864.

94. Souvenirs du temps passé, par une Suissesse. NeueMtel, 1865, typog. de V* Berger-Levrault ; in-12, 128 p.

Je recherche en ces brumes lointaines

Qui Toilenl le passé Quelques brillants reflntd des amours et des haines

De plus d'un conur glacé!

95. Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1863. Nancy, 1864; in- 8»,

Page 1