‹ Le Bibliographe alsacien (volume 3)Chapitre 76 sur 138 · LE FACTUW DE M. RISTELHUBER · texte numérisé non relu

LE FACTUW DE M. RISTELHUBER

Nous devons une réponse à ce factnm. La voici : Nous maintenons, dans toute sa teneur, notre note publiée dans le précédent numéro , c*est - à - dire que M. Ristelhuber u'a jamais été ni le fondateur, ni le directeur, ni le rédacteur en chef du Bibliographe alsacien. A cette déclaration, nous lyouterons qu'il n'a pas fourni le titre, qu'il n'a jamais donné aucun bon à tirer, qu'il ne lui a jamais été loisible de faire mettre son adresse sur le journal, qu'il n'a jamais exercé, ni pu exercer, dans aucune circonstance « depuis la création de cette feuille , aucune espèce d'autorité ni dans la rédaction, ni dans l'administration du recueil, et, par conséquent, que jamais il n'a eu qualité pour correspondre, au nom du journal, avec les personnes dénommées dans sa sommation.

Nous avions promis à M. Ristelhuber, avec lequel nous étions alors trop lié et au désintéressement duquel nous avions cru , la moitié des bénéfices de l'entreprise pour sa collaboration ; mais au lieu de bénéfices , il 7 a eu un déficit que du reste nous avons supporté seul. Des bénéfices! c'est là, sans doute, «ce fruit moral» qui a fait défaut à notre collaborateur. Le Bibliographe alsacien a regretté ce résultat , tout comme il regrette les frais de 4'assignation que M. Ristelhuber a dû débourser ; il eût inséré sa réclamation alors même qu'il la lui eût adressée sur papier libre. Puisse cette nouvelle ne pas trop affliger notre ancien collaborateur!

Quant «à la responsabilité de pointes qui n'étaient

pas de son goût » , nous avouons n'avoir pas bien saisi le sens de cette phrase. Le Bibliographe alsacien possède dans ses cartons certain article dirigé contre un rédacteur de la Revue catholique d'Alsace, qu'il s'est formellement refusé d'insérer à cause de sa forme grossière et inconvenante, malgré les vives instances de l'auteur M. Paul Bistelhuber.

Beste l'alliance ridicule d'un génitif avec un datif qui n*a jamais existé que dans l'imagination maladive et aigrie de l'auteur des Rhythmes et refrains. Au surplus, ces détails ne sauraient intéresser nos lecteurs, à moins toutefois que notre poëte n'ait tenu, *pour l'édification de quelques lecteurs étrangers à la ville » , à prouver que si le ridicule tue en France , il n'est pas encore complètement mort. Nous souhaitons qu'il se remette, il est assez jeune pour y parvenir. Enfin, pour terminer cette réponse déjà trop longue, nous dirons que, si M. Bistelhuber a fourni , dans l'origine , d'excellents articles à notre petite gazette, il vient de lui en adresser un bien mauvais. Ses anciens lecteurs étaient en droit d'exiger mieux de « Vautew d'une thèse de doctorat es lettres > , quoique non docteur.

M. Bistelhuber a-t-il voulu justifier la décision de ses juges ? Nous ne le pensons pas ; mais , dans tous les cas , il a tenu à prouver, une fois de plus (on se rappelle ses précédentes réclamations au Figaro, k\& Bévue de Paris* et à V Événement) , c qu'on peut être aussi mal inspiré en prose qu'en vers » . Chables Mehl.

1. Voir IVL Revue de Parié , tomo VII} page 288. — Aa moins nous eitoni noi sonrees.

VARIÉTÉS

A la liste des livres imprimés à Haguenau au commencement du XVl» siècle , liste établie par Schœpflin dans ses Vindiciœ Typographicœ, cap. XI, et complétée, en partie, par M. Ristelhuber, dans sa nouvelle édition de Baquol {FàIs. anc. et mod., p. 169), je puis ajouter les deux ouvrages suivants :

l» Vocabularius Gemma \ gemmarû. Quia per in \ sertionem multorum vo \ cabularû emendatus est \ ideo merito Gemma gé^ marû appellatur.

Gevocabulaire latin -allemand, dont les mots sont classés par ordre alphabétique, est imprimé sur deux colonnes, format petit in-4<>; les feuillets sont comptés par alphabets; la dernière indication porte E 5. A la fin du volume se trouvent des « Régule iuris ex Sexto decre • ; puis viennent les mots: Vocabulari \ us Géma getnarû diligêtêr renissu^ et ca I stigat» impssusq i impiali oppido Ha \ genaw p industriû Henricû Gran inibi | incolâ, impensis ac sumptibs circûspecti I viri archibibliopole Joannis JRynmâde Oringaw finit féliciter. Anno virgi \ nei partus. 1507. iiij. die mêss Augusti. L'exemplaire que je possède appartenait d'abord au couvent de Beyharting, en Prusse, et en dernier lieu au célèbre philologue allemand Heyse.

2® Defensio Christianorum de cruce, id est. Luther anorum. Cum pia admonitione T. Thomœ Murnar, lutheromastigis, etc. Haganoia, 1520, 4®. Je ne connais que le litre de ce livre ; il est probablement sorti des presses de Thomas Anshelm. Aug. St.

Un ami de Gotha, M. Ad. Bube, directeur du musée ducal, vient de me communiquer quelques données, encore inconnues, sur le célèbre Baron Grimm, mort à Gotha, le

19 (lécembro 1807 ot enterré ù Siebloben, village situé ù une dcmi-lioue de cette ville, et où Grimm possédait une maison de campagne. Cette villa appartient aujourd'hui à l'auteur do l'excellent roman «5o// und Haben* (Doit et Avoir), M. Freytag, qui vient do faire restaurer à ses frais la tombe délabrée de l'ôminent critique et littérateur. Les archives ducales do Gotha conservent encore un grand nombre de lettres inédites du baron Grimm, ainsi que plusieurs volumes do ses Bulletins littéraires y également inédits. Aug. St.

VKf

Je possède, depuis quelques années, un exemplaire incomplet, car il y manque les jjages 5 à 12, d'un alsatique inconnu à M. CF. Heitz, notre bibliophile alsacien. En voici le titre:

Der I Paraden-Platz | in \ Straszburg , \ oder | Der bekehrte Schwelger. | Ein Original- Lustspiel in ô Aufzûgen, von Philipp Melk. 1789, 78 p. petit in-S».

Cette comédie, écrite en prose, me semble procéder de l'un des membres de la Société littéraire de l'Aktuar Salzmann; elle rappelle, quant au style, certaines pièces du malheureux Lenz. Quel en est l'auteur? le nom de Pfielk lu h rebours donnerait Klein. Notre compatriote, l'excellent libraire J. Noiriel, croit en posséder également un exemplaire, mais il n'a pu le retrouver jusqu'à ce jour.

AuG. St.

Une intéressante et très-originale publication alsacienne vient de disparaître après onze années d'existence. Tous les amis de la littérature alsacienne regrettent sincèrement la perte du Elsœssisches Samstagsblatt , un recueil qui représentait si bien l'un des principaux côtés du mouvement intellectuel de notre province. Puisse cette feuille, que M. Fréd. Otte a dirigée avec tant de sollicitude, renaître bientôt!

La Bibliographie «Isatique paraîtra dans le prochain namén>.

Fabrique de Niederwiller.

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