Aucune remise n'est accordée sur les prix dit catalogue
pagnes de Hollande , de Rome et de Naplet, par de Saint-Albin. Paris , 1861 ; ln-18 , br 1 fr. 50 o.
270. HisToiBS DB LA Poésuc rBAKÇAiSB à Tépoque impériale , par Bernard Jnllien. Paris ^ Paulin j 1844; 2 vol. , gr. in-18, br. . S fr.
271. Essai pobtatif de bibl.ioobaphie , rédigé et imprimé par an
llbraire-imprimenr de 18 ans (Fr. Ign. Foarnicr), pour son instrnc-
tion particulière et pour l'nsage de son frère et le sien propre.
Paru, l'an IV; in-8«, cart., n. rog.| papier de Hollande . . 6 fr.
Il n'a été tiré de cel ouvrage que 15 exemplaires. (G. Brunet| tome YIII* du Bulletin du Bibliograph* belge.)
278. Catalogue des livres rares et précieux, des manuscrits, etc.,
de la bibliothèque de M. le vicomte Morel- Viudé. PariSf 1822 ; in-8*,
dos maroq., br., n. rog. (avec table des auteurs et les prix mannsc)
6fr.
273. Catalogue de la bibliothèque de M. Langlès. Paris ^ 1825; in-8% dem. rel. (table des auteurs et table imprimée des prix). . . 5 fr.
274. Mjêlakobs cubieux et anecdotiques tirés d'une collection de lettres autographes et documents historiques ayant appartenu à M. Fossé d'ArcoHse, publiés par M. Ch. Asselineau. Paris, Teehener, 1861 ; in-8*, br 4 fr.
275. AxKALBS de l'impbimebib des Aide ou Histoire des trois Mannoe et de leurs éditions, par A. A. Renouard, 2* édition. Paris j 1825; portraits, 3 vol. in-8*, br., papier vergé 10 fr.
276. Catalogue de la bibliothèque de M. Ant. Aug. Renouard. Paris,
Po<ier, 1864; in-8*. br 4 fr.
Beau choix d'ouvrage» imprimés sur vélin, manuscrits, autographes, dessins et gravures. Une table des noms d'auteurs se trouve jointe k ce catalogue.
277. Catalogue des livres rares et précieux de la bibliothèque de M. Veinant. Paru, Po/ter, 1860; in-8*, br. (prix manu«e.). . . 4 fr.
278. BiBLiOTHè<2UE cukibusb , historique et critique , ou Catalogue
raisonné de livres difficiles à trouver, par David Clément. A GOU
tingen, 1750-1754; 5 vol. in-4*, v. br. 10 fr.
Cet ouvrage, qui est très-estimé, n'a pas été achevé. Neuf volumes seulement ont paru. Les cinq premiers volumes comprennent les lettres A et B. On peat Juger de l'importance qu'aurait eue cel ouvrage, si l'auteur avait pu le terminer.
279. HiSTOiBE secrète de la Cour de Berlin (par Mirabeau). S. t., 178y
880. Rkhouabd. Histoire de la médecine, depuis ton origine jasqu'fta XlX'siôcle. Paru, 1846; 2 vol. in-8% br 5 fr.
S81. Babou. La vérité snr lo cas de M. Ghampflenry ; in-lS, br. 1 fr.
282. TissoT. L'Onanisme, nouvelle édition, 1856; 1 vol. in>12, br. 1 fr.
S88. QuADBUPASi. Instrnctions pour vivre chrétiennement dans le monde; in-83y br 1 flr.
S8i. La GaÎtk patkiotiquk on Clioix de bons mots, faits singuliers, etc. , occasionnés par la révolution de France. 1790; in-12, br. 8 fr.
285. Dx Hbbdb et Lbandbi historia heroica, auctore P. Bistelhuber. Argentorati, 1863; in-8-, br 1 ft*.
286. BuFFOK. Œuvres complètes avec les suppléments, augmentées de la classification de Cuvicr, et accompagnées de 700 vignettes. Pari* . Dumesnil , 1835-1836; 9 vol. in-8*, dem. rel 97 fr.
287. Cobnbille. Œuvres complètes avec les notes de tons les commentateurs. Parti, Leféhure, 1854-1855; 12 vol. ln-8«, br. . 48 fr.
288. Chaelottb-^Élisabeth de Bavièbe. Fragments de lettres originales de 1715-1720. Hambourg ^ 1788; 2 vol., dem. lel. . . . 8 fr.
889. Les Épistbes de M* Fbakçoib Rabblais , docteur en médecine, esorites pendant son voyage d'Italie, nouvellement mises en lumière, avec des observations historiques (par M. de Sainte-Marthe) et l'abrégé de la vie de l'auteur. Pari*, 1651 ; v. br. (rare), in-8*. 5 fr. Volume orné d'un porlrsit de Rsbelsfs.
290. ŒuvBEB dbReokieb, contenant les satires et autres pièces de poésie, ^surf erdam, 1710; front., in-12, V. br 2 fr. 60 c.
291. PiiiLOTABUS. Po6me, par M. l'abbé **« (Qrécourt). Paris, 1733; pet. in-8*, mar. rouge (rel. janséniste) S fr.
292. PooQiAMA ou la vie, le caractère , les sentences et les bons mots du Pogge florentin, avec son Histoire de la république de Florence et un supplément de diverses pièces importantes. Anuterdam. 1720; portrait, 2 vol. pet. in-8* en 1, dem. rel 5 tr.
293. Fbaohents u'abchitbcturb , sculpture et peinture, dans le
stylo antique, composés ou recueillis, et gravés au trait, parBean-
vallet, statuaire. Pari*, Joubert, 1804; in-fol. , d. et c. bas. . 10 fr.
89 plsnches in-folio reprèsentsnt plot de 600 sujets gravés su trait al précédées d'un lexte »ur l'origine des arts et de la décoration. (La planche 18 manque.)
Numéro 7 lOCCCLXIV Jarticr
LE
GAZETTE
LITTÉRAIRE, HISTORIQUE, ARTISTIQUE
SOMMAIRE
M. JnVO , BIBLIOTHiOA.I1lB DB LA VXLLB DB STBASBOUBO. — Lb CaH-
TXQCB DBS Cahtxqubs , Commenté par Relinde et Herrade. — Rbtub BXBLIOOBAPHIQUB : Les Soeiitia politiques de Strasbourg pendant le» années Î790 A Î796, par M. HeitK. — Les Alsaciens illustres. Portraits en photographie avec notices biographiques. — Yamièt±» : Encore an portrait de M. Jnng. — M. E. Haag apprécié par M. Renan. — Un pasteur en costume . . . léger. — Un imprimeur de Strasbourg enlevé. — Bullbtim mbhsubl d'alsatica : Livres. Périodiques.
M. JUNGh, BIBLIOTHÉCAIRE DE LA VILLE
DE STRASBOURa.
Nous nous sommes déjà associés , dans un de nos derniers numéros, aux légitimes regrets qu*a laissés dans le monde savant la mort si subite de M. Jung.
Nous ne pouvons résister aujourd'hui au désir d*eztraire du discours qu*a prononcé M. Ch. Schmidt, professeur à la Faculté de théologie et au Séminaire protestant, le 7 janvier dernier, pour rendre les derniers
honneurs académiqueB à son collègue dans la grande salle des cours du Séminaire protestant , la partie relative aux fonctions de M. Jung comme bibliothécaire de la ville de Strasbourg.
Noufe regrettons vivement que les limita de nttxt petite gazette ne nous permettent pas de publier en entier ce discours consacré à perpétuer le souvenir d'un savant, qui pendant plus de trente années fut, comme on Ta fort bien dit, «Tâme de notre bibliothèque.»
«Distingué comme historien érudit, M. Jung a été plus distingué encore comme bibliothécaire. Comme tel, il s'est élevé un monument que le temps ne détruira point, en même temps qu'il en a élevé un à sa ville natale. Nous ignorons ce que fera l'administration municipale pour honorer la mémoire de l'organisateur de sa magnifique bibliothèque. Quant à nous, nous avons le droit d'être fiers que cet organisateur ait été un membre de notre Séminaire protestant. Bien des personnes ne connaissent pas toute l'étendue des services rendus par M. Jung comme bibliothécaire ; elles ne se rendent pas compte du savoir, du travail , de la persévérance qui ont été nécessaires pour mener à bonne fin une entreprise comme celle dont s'était chargé notre digne collègue; il a fait preuve des connaissances encyclopédiques les plus vastes , il a sacrifié à ses fonctions ses projets littéraires, dont l'exécution lui eût procuré une belle réputation parmi ses concitoyens et au dehors ; il a joint à ce dévouement une activité presque sans exemple ; aussi
( 179 ) grâce à ses efforU de plu9 de treute aauées , la ville de Straebourg possède- 1- elle aujourd'hui une bibliothèque qui f par sa disposition aussi savante que belle , ftdt Tadrairation de tous les étrangers qui la visitent.
«Quand M. Jung revint d'Allemagne , les consenr^urs des bibliothèques étaient Herrenschneider et Schwelghœuser fils ; ces deux savants ne suffisaient pas à la tâche. La bibliothèque de Tancienne Université, aujourd'hui propriété légitime du Séminaire , et celle de Schœpflin , appartenant À la ville, étaient seules classées avec un certain ordre ; la grande bibliothèque de la ville , provenant des maisons religieuses supprimées pendant la BÀvolntion, était entassée pêle-mêle dans le chœur du Temple-Neuf, qui n'était pas encore divisé en étages. M. Jung, plein des souvenirs de la bibliothèque de Gœttingen , et doué des qualités qui font l'organisateur, offirit ses services à Herrenschneider, qui s'empressa de les accepter. Bientôt Texcellent Herrenschneider ne put plus suivre son jeune et ardent collaborateur, il lui abandonna tous les soins de la bibliothèque du Séminaire, et dèf 18S6 le fit nommer par celui- ci son adjoint officiel. SchweighflBuser , paralysé trois années après , dut ceaser «es fonctions, Herrenschneider vieillissait, toute la charge demeura entre les mains de M. Jung. Et cette charge eût été de nature à efirayer tout autre ! Tout était à refaire ou plutôt è créer à neuf; le local manquait pour les 200,000 volumes dont se composaient les trois bibliothèques, les catalogues étaient incomplets et mal disposés, il n'y en avait pas même encore pour la riche
collection formant le fonds de la bibliothèque de la ville. En 1832 M. Jung, quoique n'étant encore que bibliothécaire adjoint, — il ne devint bibliothécaire en chef de la ville qu'après la mort de Herrenschneider en 1843, — en 1832, dis-je, il obtint l'arrangement intérieur du chœur du Temple-Neuf, d'après un plan qui rappelle en partie celui de la bibliothèque de Gœttingen. Aidé de quelques ouvriers , il transporta lui-même les milliers de volumes, qui encombraient le chœur, dans la salle de l'auditoire ; tous les jours depuis le lever du soleil jusqu'à dix heures , où il faisait son cours , et après le dîner jusqu'au soir, il était à la bibliothèque pour s'occuper de cette besogne fatigante. Et quand furent achevés les travaux de reconstruction, il recommença la même besogne pour replacer les livres. Il se privait de tout repos, ne s'accordait nulle distraction, renonçait même à ses vacances , jusqu'à ce que le grand ouvrage fût entièrement terminé. Mais ce n'était pas tout; ranger les volumes sur des rayons n'avait été qu'un travail matériel; le plus important restait à faire , c'étaient les catalogues. Déjà en 1822 M. Jung avait commencé, de concert avec notre savant collègue M. Stahl , le catalogue systématique de la bibliothèque Schœpflin. Maintenant il fallut s'occuper de celui de la bibliothèque de la ville , pour lequel rien n'était préparé. M. Jung ne recula point devant la grandeur de sa tâche ; il écrivit successivement sur des cartes les titres des livres, et chez lui, tous les soirs, jusqu'à deux heures du matin , assis devant une longue table, il classait ces bulletins innombrables, qui sont
devenus la base des catalogues. Celui de la ville se compose de 76 volumes in-folio et de 2 volumes pour les incunables; celui du Séminaire comprend 18 volumes. M. Jung fut aidé en ces travaux par plusieurs jeunes hommes dévoués, que nous nous faisons un devoir de mentionner ici : son neveu , M. Frédéric Jung , aujourd'hui pasteur à Ittenheim , a été son collaborateur intelligent pendant quinze années ; plus tard ce fut M. Reussner, atg'ourd'hui professeur au Gymnase et successeur de M. Jung comme bibliothécaire du Séminaire.
cCes catalogues toutefois ne sont pas encore le plus grand mérite de M. Jung. Son chef-d'œuvre est Tinventaire des manuscrits de la ville ; c'est là qu'il a montré plus que de la patience , il s'est révélé comme historien et comme paléographe du premier ordre. Quiconque a eu entre les mains des manuscrits du moyen âge , saura combien de questions se présentent à résoudre quand on veut en faire la description. Non-seulement le même volume contient souvent une foule de pièces, mais d'ordinaire celles-ci sont anonymes et ne portent pas de dates. U faut étudier chaque traité , d'abord pour savoir s'il est encore inédit, en ce cas il faut essayer de deviner l'auteur, et si on ne le découvre pas , fixer la date probable en consultant le genre d'écriture aussi bien que les idées exprimées. Le traité est-il publié déjà, il faut comparer le texte manuscrit avec le texte imprimé, pour constater les différences. M. Jung a accompli ce travail avec une perfection remarquable ; le catalogue des manuscrits de la ville , formant 5 volumes in-folio , est tout entier écrit
de SA main , chaque pièce y est décrite d'après sa forms et analysée d'après son contenu , de sorte que ce répertoire , s'il était publié , rendrait un service considérable à la science. Sur la demande du gouvernement une copie en fut envoyée à Paris ; elle valut k M. Jung les éioges les plus flatteurs du ministre de l'instruction publique et plus tard la croix de la Légion d'honneur.
«Je n'insisterai pas sur l'extrême complaisance de H. Jung envers ceux qui venaient visiter la bibliothèque ; chacun de nous sait avec quelle bonté il conseillait aux jeunes gens les meilleurs livres pour leurs études, avec quel empressement il communiquait aux savants les manuscrits ou les ouvrages qui devaient servir à leurs recherches, avec quelle bonne grâce parfaite il se mettait au service des étrangers, des simples curieux même, qui chaque fois quittaient la bibliothèque aussi surpris de la belle disposition du local et des richesses qu'il renferme, que charmés de Tamabilité du bibliothécaire. Constamment préoccupé du soin d'enrichir les collections de la ville , M. Jung profitait de toutes les occasions pour obtenir des dons du gouvernement , et ne gardait pour luimême aucun des livres , souvent précieux , dont des savants étrangers lui faisaient hommage en reconnaissance des services qu'ib avaient reçus de lui. Des personnes mal informées ont prétendu que sous son administration la bibliothèque s'est augmentée presque exclusivement dans le domaine de la théologie et que la littérature a été sacrifiée ; nous démentons formellement cette assertion ; ^i M. Jung a acquis des livres théologiques , il ne
Ta fttit que pour la bibliothèque du Séminaire ; pour celle de la ville il n*a acheté que ce qui convient à une collection encyclopédique , ouverte aux littérateurs et aux savants de toutes les facultés. En soutenant le contraire , on oublie quMl existe une commission d*acquisition nommée par le maire , et il semble qu*on n*a vu aucun des relevés publiés régulièrement depuis 1839 jusqu'en 1862. A Paris et à l'étranger le nom de notre bibliothécaire était nommé avec le plus grand respect; à Strasbourg aussi , tout récemment , M. le recteur de l'Académie lui a rendu un hommage public dont nous avons été touchés profondément et pour lequel nous lui exprimons, également en public, toute notre reconnaissance. Oui, Messieurs, aussi longtemps que Strasbourg aura sa bibliothèque , il devra conserver le souvenir du savant désintéressé qui en a été le créateur. >
TRAVAUX LITTÉBAIRES DE M. JVVQ.
1821 à 1823. Articles divers dans le Journal : Timotheus,
Zeitschrift zur Beforderung der Religion und Humanitëi.
Strassburg.
1830. Geschichte des BeichatcLga zu Sptytr imJahre 1629.
Strassburg, in-8% Vin-46-CXX p.
1830. Geschichte der EeformcUion der Kirche m Strass^
hurg und der Ausbreittmg derselben in deu Gegeaden
des Elsasses, 1. 1. Strassburg, in-8*, XVI-387 p. 1836. Notice sur les bibliothèques publiques de Strasbourg
(dans la Betme d'Alsace, publiée par M. Ch. BcBrsch).
Strasbourg, 2« série, tome II, p. 201-222.
1844. Notice 9ur l'origine des bibliothèques publiques dans la ville de Strasbourg, Strasbourg, in-8®, 46 p.
1854. Notice sur les fondations administrées par le Séndnoire protestant de Strasbourg, Strasbourg.
1855. Réponse aux notes sur d'anciennes fondations de Strasbourg, publiées par M, le baron de Schauenburg, comme ayant été recueillies aux Archives de la ville, Paris et Strasbourg.
1856 à 1860. Dans le Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques de r Alsace : Notice sur Bheinzabem et ses antiquités. Notice sur le château de Lœwenstein, depuis son origine
jusqu'à sa destruction.
Inscriptions du monastère de SaiiU-Étienne à Strathourg, Rapport SUT les découvertes de ruines romaines à Mack' willer.