I . Indintirur dr tUiqtima» du âti décembre IK(>:{, n* Tii
notre propofiition , que nous savons qu'il y a eu des années où le crédit accordé pour acquisitions à la bibliothèque n'a pas été dépensé.* « Il serait à désirer, d'un antre côté, que les habitants profitassent on peu plus quMls ne le font généralement de cette bonne institution municipale; d'autant plus que de nos Jours il se manifeste une heureuse tendance à établir des bibliothèques jusque dans les moindres communes. Le Haut-Khin est en tête de ce beau mouvement; Je souhaite que le Bas-Bhin s'y associe le plus tôt possible, pour qu'on puisse dire que c'est l'Alsace entière qui a frayé la voie i ce nouveau progrès. *
Saikt Ma&tin pris pour Judas. — L'autre jour paraissait à Strasbourg un opuscule intitulé : t Un mot sur la peinture religietue , par un amateur. » *
Ce dernier, bon curé de campagne, relégué dans son presbytère, s'était abandonné dans la solitude à d'améres critiques, à l'endroit des peintres sensualistes qui se lancent dans le domaine de la peinture religieuse , sans abdiquer le souvenir des idées profanes , sans se préoccuper des traditions les plus élémentaires, et sans dégager leur pinceau des auggeationa d'un eaprit voUairien.
Telle était du moins la conviction de l'Aristarque en citant l'exemple suivant :
Un peintre avait été chargé de décorer l'église de L., d'un tableau représentant les saints du Paradis , et il n'avait pas craint de placer au premier rang et comme personnage le plus apparent, Judas, tenant à la main gauche le livre des évangiles, et, du bras droit étendu , mettant en évidence la bourse fatale renfermant le prix de la trahison !
t . ! ! ! ( Yofe d« la rédaction. )
2. Celte brochure a douné lieu à une action en diffamation intentée à l'auteor M. Ualler, curé ii Icbtratihcim , par M. UaflTner, un de nos peintres les pins estimés. Cet opuiculc de forme assez grossière dénote cbes l'auteur une absence complète des notions les plus élémentaires de l'histoire de la peintare. Quant aux appréciations srtistiquen, elles peurent se comparer k celles d'an homme qai trouverait les images de Pellerin supérieures aux plus belles gravnrcs éditées par la maison Guupil de Parif. (Voir page 7.)
Cet exemple est une erreur , car le tableau auquel II est fait allusion ne représente pas le traître Judas, mais saint Martin ; voici l'explication :
Les membres du conseil de fabrique qui avaient commandé le tableau n'avaient pas trouvé saint Martin ressemblant, et avaient ouvert de longues et laborieuses conférences pour découvrir les véritables traits du grand saint. — N'était-ce pas un problème difficile à résoudre ? — Quoiqu'il en soit, la lumiôro se fit, la ressemblance fut obtenue ! On décida, en effet, à l'unanimité des voix, que, Té* poqno de la Balnt-Martin étant celle du paiement de» fermages, il suffirait de placer une bourse à la main de saint Martin, pour le rendre incontestablement reconnaissable à première vue.
Et voilà pourquoi il ne s'agit pas de Judas! Et voilà pourquoi saint Martin tient à la main une bourse ! Et voilà pourquoi , à propos d'un essai de critique de peinture religieuse , J'ai l'occasion de mettre au jour la délibération à jamais mémorable du conseil de fabrique de la commune de L !
Ce n'est pas de la légende , mais de l'histoire. Je puis en garantir l'authenticité l'épée de saint Martin à la main.
•jv ve
M. Maximilicn de Ring se propose de publier une nouvelle collection de tombes celtiques de l'Alsace (texte et planches in-folio). Cet ouvrage, quoique se reliant naturellement aux deux premiers cahiers déjà parus en 1859 et 1861, formera par lui-même un ouvrage spécial contenant, comme les précédents, 14 à 15 planches magnifiquement exécutées et imprimées en couleur, sous la direction et dans les ateliers do M. E. Simon. Ces planches représenteront toute une série de bijoux, de vases et surtout d'armes et d'ustensiles totalement inédits.
L'ouvrage de M. de Ring sera publié aussitôt qu'un nombre suffisant de souscripteurs pour on couvrir les frais sera complet. Chaque exemplaire portera le nom imprimé du souscripteur. Le prix est de 80 fr. payables à la réception de l'ouvrage.
On souscrit obez l'auteur, M. de Ring, à Rischheim, prêt Strasbourg.
Nous trouvons dans 1<> catalogue des livres do fonds composant la librairie de MM. Baur et Détaillo , 10, rue des Beaux-Arts à Paris :
La coUectloa des dessins originaux à la plume de Th. Schnler du Lundi db l.a Pbntbcôte, format in-folio cartonné au prix de 800 fr.
Avis aux bibliomanes alsaciens, un Joli caprice qui ne laissera point de regrets à celui qui se le passera.
La vente des tableaux » dessins, objets d'art et de curiosité, composant la collection de feu M. H. Egmont Massé , a parfaitement réussi. Nous signalons à nos lecteurs les toiles et dessins qui ont été achetés par le musée de Strasbourg.
N'« 26 et 27 du catal. BchAtz. Paysages {toUe» b. 0-,25. 1. 0-,S4). 100 fr. 50. Baptiste Mokmoyeb. Fleurs dans un verre {toile, h. 0*,75.