‹ Le Bibliographe alsacien (volume 4)Chapitre 19 sur 129 · Voir le premier numéro du Bibliographe · texte numérisé non relu

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croquant la première pomme, a peut-être été la cause fatale. Que devons-nous penser après cela du 8avoir->'ivre de toutes celles qui se compromettent et osent rire aux représentations de Pourceaugnac et du Malade imaffifutire f Oh ! Taimable et sage duchesse de Bourgogne n'y mettait pas tant de scrupules , et aurait lu sans sourciller tous les petits Carrés du monde; elle qui, retenue par rétiquette dans le salon de Louis XIV , se faisait administrer, sous le manteau de la cheminée du grand roi, plutôt que de le perdre , le lénitif prescrit par M. Purgon. Nous n'avons pas entendu dire que , pour avoir égayé quelques soupers du château de Neuilly de ses refrains privés de bretelles, M. Vatout ait été mis au ban de la cour par la reine Amélie, de cérémonieuse mémoire. Bref, auprès des berceaux, comme auprès des malades du monde entier, mères, femmes , sœurs, toutes les femmes enfin, ne font-elles pas métier... d'anges? et laquelle s'indignerait contre moi quand je ferais rimer ici cette appellation céleste avec langes.

Voilà le Petit Carré vengé , et si nous sommes aussi bien informés que nous croyons l'être, notre confrère nous remerciera d'avoir pris la défense d'un auteur dont peut-être il serrait la main, sans s'en douter, le jour même où il mettait si ingénument sa production joviale à l'index; car les Échos du Rhin reçoivent fort bonne compagnie , témoin les paraphes littéraires de MM. £rckmann-Chatrian et J. Macé. Nous avons lu avec un charme extrême la nouvelle sur Euloge Schneider, du premier de ces écrivains harme rompu par le vif dépit de voir

ajournée à uu mois la fin de ce récit attachant. L'emploi de la formule — la suite au numéro prochain — nous semble une mystification de la part d'une feuille mensuelle de la dimension des Échos; d'autant plus que le dénouement du conte n'aurait guère tenu plus de place qu'une pièce de vers occupant la 4* page, qui n'aurait rien perdu à attendre, au contraire.

Intituler une élégie Terreurs aimées , pour qu'on l'encadre avec apparat sous cette étrange rubrique : Folies alsaciennes! C'est bon à savoir. Quand j'aurai des vers à publier, je ne m'arrêterai pas à votre enseigne pour m'y voir coiffé , comme un clown , du bonnet à grelots. Peste ! Messieurs , c'est le prendre de haut avec les muses , qui sont pourtant des dames et de grandes dames. Le procédé est un peu gymnastique. Platon bannissait les pointes de sa république, mais il n'attachait pas d'ccritcau à leur épaule. H — y.

Du Jury en matière criminelle, par F. de Bigorie de Laschamp, procureur général à la Cour impériale de Colmar. Typographie Hoffmann , à Colmar; in-18, 282 p.

Dans son origine , l'institution du jury est essentiellement populaire ; être jugé par ses pairs , voilà le principe qu'elle consacre ; c'est ce que M. de Bigorie établit lorsqu'il dit : < qu'elle est du domaine général , que l'intérêt «des masses la saisit, et qu'elle s'impose à l'attention de « tous. » L'auteur cherche aussi à démontrer que la décadence de l'institution, à diverses époques, tenait moins

à ses vices organiques qa*à Tinsuffisauce des hommes charges de la maintenir. Notre but n'est pas d'examiner l'institution du jury en elle-même, surtout les vicissitudes qu'elle a subies jusqu'à ce jour. La nature de notre publication ne nous permet que de signaler à nos lecteurs les livres qui se rattachent à notre histoire provinciale. Avant d'arriver au chapitre V, qui nous intéresse plus spécialement, puisqu'il a trait à l'Alsace, l'auteur nous £ût connaître que c'est en Egypte , en Grèce et à Rome qu'il faut chercher les règles primordiales de cette institution, qui plonge dans les racines du passé et qui se confond avec les premières manifestations de la vie. M. de Bigorie esquisse à grands traits ces premiers berceaux de la civilisation^ qui contiennent les archives du jury, ses motifs d'existence, ses phases originaires et principales.

Pendant la décadence de l'empire romain , lorsque le jury fut complètement avili , lorsque Tibère lui enleva , pour l'attribuer régulièrement au Sénat , le jugement des crimes politiques, la Gaule, qui était depuis longtemps romaine avant l'invasion des Germains, s'était habituée à l'institution du jury. Plus tard, sous la féodalité, elle ne fut plus qu'un vain simulacre , mais le principe survécut.

«A Strasbourg, dit M. de Bigorie, jusqu'au dixième

< siècle ; l'élément populaire prédominait dans les justices * criminelles. Successivement amoindri , il avait peu à

< peu cédé aux patriciens , lorsqu'éclate la sanglante ré- «volutionde 1332. La démocratie victorieuse abroge les

«statuts édictés sous Tiiiâueuce de Taristocratie , et, à « dater de cette époque , le peuple entier est xle nouveau « la source d'où découle la justice. Strasbourg restaure , «de fait, l'institution ou, pour être plus exact, la pra- « tique du jury qui n'avait jamais cessé d'être en vigueur , < ainsi que nous le verrons dans les autres villes libres de «l'Alsace. Nombreux y furent les essais d'améliorations «judiciaires, et, après seize constitutions, dont la vie fiit «certes bien courte, on arrive à la Charte de 1482. A « l'abri de cette dernière œuvre savamment équilibrée , «la république strasbourgeoise , deux siècles après rede- « venue française , parcourt ses destins , jusqu'au moment « où son individualité disparaît dans l'unité nationale de «1789.»

Ce chapitre , que nous signalons à l'attention de tous les bibliophiles, a trait à l'organisation judiciaire des villes libres d'Alsace.

Les nombreuses citations , puisées dans Hertzog , Schœpflin, Grandidier, Chauffeur l'aîné , Boyer, Véron- RéviUe, etc., témoignent de la conscience avec laquelle l'auteur a étudié les mœurs et les coutumes judiciaires de notre province, et assurent à son travail une belle place dans la bibliographie alsacienne.

On lit avec intérêt cette étude savante , et quoiqu'on l'ait plus particulièrement destinée aux jeunes magistrats et aux jeunes membres du barreau, elle a déjà franchi les arcanes de la justice. **

Rapporteur Vorganisation des classes et de Venseig^iement du Proffymmase de BischwUler , par M. KuhfF, directeur. Bischwiller, impr. de Posth, 1862. br. iu-8° de 2G pages.

Ce rapport n'est pas une de ces compositions guindées faites pour éblouir les honnêtes gens , comme s'en permettent quelquefois ceux qu'on a appelés des marchands de soupe. M. Kuhif est allé étudier les méthodes d'instruction (la pédagogie) à leur source , c'est-à-dire en Allemagne, et il en a rapporté un fonds solide d'information théorique et une grande ardeur d'application positive. Le Progymnase de Bischwiller a servi de terrain à ses efforts et le succès les couronne déjà. Ce Progymnase comprend trois divisions, et la division élémentaire renferme trois classes, dont une destinée à combler une lacune qui sépare les écoles enfantines proprement dit€s de la huitième d'une école secondaire. « Les heures de cette classe ne sont pas toutes remplies par la lecture et le calcul ; ces exercices sont souvent entrecoupés par les entretiens et récits du . maître, portant sur des objets divers saisissables à l'intelligence des enfants. Grâce à ces récits , les enfants apprennent, comme en se jouant, les noms des choses, et la classe gagne pour eux ce vif intérêt que vous avez vu se manifester dès cette année.» Les réflexions de M. Kuhff sont toujours fines et judicieuses, son style élégant et précis ; un ton modeste donne un relief aimable aux faits qu'il allègue et aux idées qu'il énonce ; son rapport est l'ouvrage d'un homme qui réunit au talent d'écrire le jugement, le savoir et le sentiment des bienséances.

Jésus de NazareUi, par Antoine Sans. Histoire funèbre et œuvre philosophique dédi<5e à feu ma mère. Strasbourg , chez Dérivaux. 1 broch. in-12 de S^ pages.

Ce volume est riche de dédicaces , car outre celle du titre , on trouve la première partie dédiée < à la mémoire de mon père » ^ la seconde « à la mémoire de ma mère > , la troisième « à la mémoire de mon frère utérin » ^ la quatrième < à la mémoire de mes sœurs », et la cinquième « à mes amis » . L^auteur a encore beaucoup de progrès à faire , dans un genre , qui d'ailleurs est si\jet à caution , pris en lui-même : le genre du roman évangélique , auquel se rattache, pour citer un exemple, la Madeleine de M. Lacordaire. Ce n'est plus à propos du poëme épique, c'est surtout à l'égard du roman que les objections, élevées jadis par Boileau et Marmontel , contre les fictions où se mêle le mystère chrétien , peuvent avoir aujourd'hui quelque valeur. Dans la brochure de M. Saas, paraît un capitaine Terribilissimus qui nous a rappelé l'Horribilicriblifax d'André Gryphius : « la mine à la fois sombre et altière de Terribilissimus , son regard menaçant , sa parole et ses manières despotiques, sa taille gigantesque, sa force réellement surhumaine, le tout soutenu par le vertigineux prestige attaché à son nom et à ses exploits fabuleux. . . . concouraient à faire de lui un objet d'épouvante. . . «

Terribilissimus meurt en martyr dans les arènes de Néron.

Galerie des persomiages célèbres qui ont figuré dans l'histoire du protestantisme français , à V usage des écoles

et des famii/es , par F. Puaux, t. I""; chez les principaux libraires , 1862. Cette publication est illustrée^ des portraits des principaux réformateurs , gravés sur cuivre par le procédé de la galvanoplastie , procédé qui permet de reproduire le dessin original beaucoup plus fidèlement qu*à l'aide de la gravure sur bois et diminue les frais de gravure. La maison Berger - Levrault a déjà obtenu de bons résultats par cette méthode nouvelle, et les portraits de François I*' et de Calvin, par exemple, dessinés d'après les meilleurs modèles , reproduisent parfaitement ces grandes physionomies. La table des matières du P** volume, qui n'est pas encore complet, contient les personnages suivants : Luther, Tetzel , Zwingle , Lefèvre d'Étaples, François P', Marguerite de Valois, Farel, Louis de Berquîn , Caturce, Calvin , Froment, Clément Marot. L'auteur vise à < être le Plutarque des enfants » , et conte à l'occasion plus d'une anecdote amusante, comme celle-ci par exemple : « l*armi les honnêtes gens scandalisés de l'audace de Tetzel, se trouvait un gentilhomme qui alla le trouver et lui dit : 11 y a un mauvais coquin que je désire châtier, mais je voudrais avoir une indulgence qui me le permît sans danger. — • Le cas est grave , répondit le dominicain. — Mais si je paie bien? dit le gentilhomme. — Il y a, alors moyen de s'arranger, répondit Tetzel. On convint du prix , et le moine donna au gentilhomme l'indulgence qu'il demandait. Quelques jours après , Tetzel et ses aides traversaient un bois pour aller exploiter leur marchandise dans une localité voisine, quand tout à coup notre gentilhomme , suivi d'une troupe

bien armé(>. tomba 8ur le dominicain à coups de bâton, et lui enleva sa précieuse cassette. Le moine furieux, porta plainte contre le gentilhomme qui, à ses yeux, méritait plus ([ue la mort; s'il eût existé une peine plus forte, il l'eût réclamée; l'accusé, sans s'émouvoir, comparut devant le juge et lui présenta l'indulgence que le dominicain lui avait vendue : «Les indulgences, dit-il, sont bonnes ou mauvaises; ^^i elles sont bonnes, elles doivent me servir; si elles sont mauvaises, Tetzel n'est i[u\u\ fripon. » Le juge renvoya le gentilhomme de la plainte, et Tetzel, tout honteux, sortit de l'audience, mais n'en continua pas moins son odieux métier. >

VARIÉTÉS

Les tretHCB ft le petit ninge. — M. Ch. Nisard publie depuis deux an» , dauH la Revue de Vinsirnetion publique , d'intéressantns Cot^tetare» étymologiques , dont la deruière partie , wnr l'Argot dea éwigré*^ a droit particulièrement à notre attention. Un doH ouvrages oà s'alimente cctto étude est la Correspondance trouvée, le 2 floréal an F, à Offcnbourg (Paris , an VI; 2 vol. in-8*) , où l'on voit figurer un sieur Deraougct, de Strasbourg, et une baronne de Reich, nièce du général Klingliu. La baronne avait dr088é oile-mêmc le vocabulaire des mots argotiques servant à exprimer les choKcs dont il importait le plus de soustraire Tintelligeuce aux indiscrétions de la poste et aux déchiffrenrs do la police. Ce vocabulaire est perdu. Néanmoins, M. Nisard a faitKur ces mots des conjectures ingénieuses et vraisemhlablcs. Ainsi le nom Ae petit singe, qui pour les émigrés signifiait le département du lias-Rhin , avait été donné aux administrations des départements, à cause de leur tendance à imiter le Directoire, ddnt IcM membres avaient oux-méinei« le sobriquet de cinq singes. M. Nisard

n'explique pas le mot trtt^et, qui signifiait Strasbourg ; nous croyonn que cette dénomination vint de l'usage de porter les cheveux sous cette forme. Les tresses ont eu longtemps de la vogue en Alsace. Un édit du stldtmeister Christophe de Traxdorf (1G60) blâma, sans doute en vain , les hommes de tresser leurs cheveux y et les femmes mariées de porter de longues tresses de faux cheveux quand elles allaient à l'église. Une bourgeoise du dix-huitième siècle, dans un tableau de l'église Saint-Guillaume, porte des tresses. C'était là un des éléments de la mode allemande que les Strasbourgeoises avaient conservée et dont l'abandon fut recommandé par les représentants du peuple , Saint-Just et Lebas, dans une proclamation du 25 brumaire, l'an II de la république une et indivisible : • Les citoyennes de Strasbourg sont invitées de quitter les modes allemandes , puisque leurs cœurs sont français.* Les tresses résistèrent, sans doute, à, cette invitation, ear, à la même époque, à Paris, les élégantes portaient des perruques nattée» en anneau de Saturne: manière d'honorer les victimes, dont les cheveux, recueillis par des mains pieuses ou intéressées, avaient servi à la confection des premières perruques.

Un directeur du théâtre de Strasbourg. — Hermann, l'auteur des Notice» »ur la ville de Strasbourg (1819), avait l'habitude d'écrire, soit sur les feuillets de garde do ses livres, soit sur de petits papiers collés entre les feuillets, le jugement qu'il s'était formé d'un auteur ou les souvenirs qu'un passage do cet auteur lui avait rappelés. Ainsi sur la garde d'un volume : le Docteur Qélaon, ou le» RidieuUtéa ancienne* et moderne» (Londres, 1738), il a mis: «Ce rieur rit en général d'asses bonne grâce, parfois il est assez sérieux.* A la page 28, le texte renferme l'anecdote suivante : « Ou demandait à un Ardennois combien il y avait eu de rois de France Jusqu'ici portant le nom de Louis. — Que sais-je? dit-il; peut-être cinq ou six. — Mais vous voyez bien, lui dit-on , que nous on sommes à Louis XIV. — Ma foi , reprit-il , Je ne suis pas obligé de l'avoir l'écriture sainte.» Hermann a écrit à cAté: • Le directeur de la comédie À Strasbourg savait aussi peu l'écriture mainte , quand il annoDcea(«iV) Polyeucte, tiré de l'écriture sainte.* Ce directeur était-il le dernier de son espèce? P. R.

André Chénier à Strasbourg. — André parait avoir d'abord ehoini l'état militaire, car au commencement de l'année 1782 il fut comme cadet gentilhomme attaché au régiment d'infanterie d'Angoumoin et envoyé à Strasbourg.

Dans les trop longs loisirs d'une garnison André reprit ses étndes, en compagnie du marquis de Brazais. C'est à Strasbourg qu'il éorivit deux belles épîtres en réponne à celle que lui avait adressée Lebrun lors de son départ pour le régiment. Strasbourg était la patrie de Bmnck, le seul érudit que la France put alors opposer à l'Allemagne et k l'Angleterre, lies AneUecta avaient paru en 1776. Brunck avait été officier comme André , et l'on aimerait à penser qu'ils se rapproobèrent, qu'ils se lièrent, et que ce ftit Brunck lui-même qui lui mit entre les mains ce livre qui ne devait plus le quitter.

Mais André , éloigné du cercle brillant où il avait accoutumé de vivre, ne pouvait se plier à l'isolement, l'ennui le gagnait parmi les occupations futiles du régiment; an milieu des camps ponvait-il

Adorer et Vertumoe et Palet ?

Il faut un caur paisible k cet dieux de la paix.

il ne put longtemps supporter cette existence ; six mois après son arrivée à Strasbourg il quittait l'armée et retournait près des siens savourer sa libre pauvreté. (Pgésisb d'André Chénibr, édition critique publiée par Becq de Fonquiéres. Parit, Charpeniior ^ 1868, gr. in-8-.)

On a trouvé sur un des murs de l'ancien cloître du couvent dea Dominicains ane fresque en grisaille, représentant Jésus-Chriat sur la croix , ayant à sa droite Marie et l'apôtre Pierre . et à sa ganeha Jean ; quoique endommagée sur un des côtés , elle est fort remarquable et peut bien remonter au quatorzième siècle. Comme le crépi est malheureusement trop calciné par l'incendie pour qu'on ait pn espérer de la conserver, et qu'il eût été regrettable que ce monument historique disparût lors de la démolition des bâtiments du Gymnase , M. Winter, pour en conserver le souvenir , en a fait une reproduction par la photographie, sur la demande de M. le professeur Sohmidt.

Des épreuves de cette photographie sont déposées ches H. Piton, libraire, an prix de 3 fr. /W c.

( »9 ) GUIDE ALSATIQUE,

Articles relatifs à ThUtoire d'Alsaoe publiés dans les Jovmaiiz, Reoaeils périodiques et ouvrages non spéciaux.

Urkunden flber das Unterelsasz vom 10. bis 13. Jahrhundort. {Zeittchri/t fâr die Geschichte de$ Oberrheins j herauêgegeben von Mone. 14* vol., 2* livraiêon, p. 180-195.) La F^te de saint Sébastien à Hagnenau, par V. G. — L'Ecco Homo de régliae do Saint-Georges à Hagaenan. — études sur l'histoire de cette église. {Indicateur de Haguenau, année 1862; n** 5, 6, 12, 15, 21, 23.) Otfried, religieux bénédictin de Wissembourg an neuvième siècle. — Jean de Dratt et le Bewartstein. {Affiches de Wissembourg , 1862 ; n- 11 i 17.)

Fragment de la monographie historique sar Wissembourg et quelques-uns des anciens chAteaox forts de la Basso-Alsace et le Palatinat, par M. le professeur Rheinwald.

Cette monographie sera publiée prochainement en un volume in-8*, au prix de 6 fr.

Das Gntemberger Schloss, Mittheilung von Ohicyer. Affichna de Wifisembourg, 1862; n- 27, 28, 34 à 42.)

Das alte Zabern, von Dagobert Fischer. — Das Rathhaus. — Die alte' Pfarrkirche. — Der Falberg. — Das Bergschloss. — Hoh^arr. — Der Schlitte nbacb. — Das bischdfliche Schloss. — Die ehemaligo Stadt-Mflhl. — Das Franciskanerklostor. — Die Freiherbstmesse. — Die Burg Greifenstein. {Affiches de Saverne, 1862; n** 3, 6, 8', 10 à 12, 15 i 17, 25 i 31, 34 à 41.)

LiBBR Vaoatobcm. Lo livre des Gueux. Strasbourg, 1862. étude critique par L. Larchey. {Bulletin du Bouquiniste, n" 139, 1" cet. 1862.)

{AnnaJes du Bibliophile^ publiées par L. Lacour, sept. 1862.)

[Bulletin du Bibliophile, publié par J. Teehcner, août et septembre 1862.)

Peter Hagenbach, Landvogt im Elsasz. — Die im Schlitten hernmgefahrte Magd in Straszburg, ans einer handschriftiichen Chronick vom Jahr 1642. {Der grosse elsdssisehe hinkende Bote an der Hl nnd am Rhein, 1863; typngr. Heitz/

IFcber Gottfried von Stranshurg, von Frauz Pfeiffer. Aum Pfeifftrt OenntmiOf Illy besonders abgfdrttektf Stuttgart, 18A8; 21 pp. in-H*.

Rriefe von Magistor Friedreich. — Hohwald. — Le Bibliographe aUaei«« éplaché. {EU&êtiêeke^ Samstagsblatt , n" 33 à 41, feuille hebdomadaire, in -4* de 4 pages à 2 colonnes, publiée à Mulhouse par Fr. Otte. Prix: 2 fr. 50 c. par an.)

Sainte Odile, patronne de l'Alsace. [IlluttrcUion de Bade, n*22, 14 octobre 1862.)

A. Stkaub. L'ancienne abbaye do Baint-Pierre et de Saint-Paul à Ncuwiller, l** article avec planche. — M. ♦♦ L'œuvre de Notre- Dame de Strasbourg, 2* article. — P. M. Une bienvenue au

Bibliographe aUacien. {Revue catholique d'AUaee, livraison d'octobre 1862.)

Ch. Gérard. L'ancienne Alsace à table , 10* et 11* parties. — Ch. Knoll. Deux châteaux iuédits, celui d'Uttenheim et celui de Hochfeldou. — CosTK. Fort-^ouis du Rhin. — Horst. A propos do la brochure de M. Scherer : Un prédicateur catholique au quinzième siècle. — H. Bardy. Le conventionnel Delaporte. {Revue d'AUaee , livraisons de septembre et d'octobre 1862.)

La fabrication de la Porcblaimk a Strasbourg {Uiêtoire artittique, industrielle et commerciale de la porcelaine , par M. A. Jacquemart, 3 parties faisant un vol. petit in-fol., imprimé par M. L.Perrin

et édité par M. Techener (pages 546 à 548).

•t Catalogue de la librairie T&oss, n** IX, 1862, à Paris, rue Neuve-

des-Petita-Champs, 5.

N' 1879. Muruer. Chartiludium institute sumarie, doctore Thoma

Marner mcmorante et ludente. Impressum Argentine, par J. Prûs^

1518; pet. in-4", âg.'en bois, mar. rouge, tr. dor. (Hardy). 180 fr.

B«I exemplaire, grand de marges. Ce singulier livre enseigne le droit au moyen de cartes à jouer , qui te trouvent représentées dans le volume. M est d'une excessive rareté.

N* 1852. Merlan. Topographia Galiss (texte en allemand). Frankfurt,

Meriauj 1655-1661; 13 parties , entre autres Topographia Alsatiss,

1644.— Supplementum, 16.54. — Topographia PalatusRhenl, 1651,

«•te, en tout 8 vol. in-fol., vel 120 ft-.

Ouvrage rcnianiuable, <»rn»i 'lo |ilii> d»' •'iOO pi. sur ruivre. Fouli-s du premier litagr.

( 101 ) BnllaUn mensuel d'AUatioa.

Capitulation de Strasbourg. Scéues historiques, 28, 29. 30 septembre

1681 f par le comte Hallez-Claparéde ; in-8*, IV-5C pp.; typ. Heitz.

Imprimé 4 petit nombre d'exemplaires desiinéi aux amia de l'aateur.

Der Raub STRASBtrsos IM Jaurr 1681. Vaterl&ndischer Roman in .3 B&nden, von Heribert Rau. Frankfurt a. M. Preis : 7 flor.

Le Magistrat de la ville de Strasbourg, les Stottmcisters et les Amraeisters de 1674 à 1790. Les Préteurs royaux de 1685 i 1790 et notices généalogiques des familles de l'ancienne noblesse d'Alsace depuis la fin du dix-septième siècle, parE. Mfiller; in-8',VIII-270pp. Strasbourg, Salomon, 1862.

Tiré à 300 exemplaires.

DsR EL.8A8fii8CHB Hauhprbuhd. Eiu Wocheublatt sur Unterhaltung nnd Belehmng fflr Jung und Alt. Prospectus. Feuille hebdomadaire in-8* d'une demi-feuille. Imp. Christophe, éditeur Dap/er-BenUf Ubr. à Streubourg, 2 fr. par an par la poste, 1 fr. 50 c. pris au bureau. Paraîtra à partir du 1*' nov. 1862.

Hommes connus dans le monde savant en France et à l'étranger, nés

ou élevés à Montbéliard. Etudes, analyses, appréciations d'après

leurs ouvrages, leurs notes, des documents authentiques, des pièces

inédites, des renseignements intimes par Q. Goguel, pasteur. In-8*,

43 pp. Imp. de veuve Rerger-Levrault et Fils. Prospectas d'un ouvrage en préparation.

Période décennale de 1850 à, 1860 ou Histoire universelle contemporaine, disposée en tableaux synoptiques embrassant à la fois de» faits politiques, religieux, littéraires, etc. , et illustrés de cartes et de planches, par M. Schnitxler. Strasbourg, E. Simon, impr.- éditeur;

in-4-.

Ouvrage faîsaot suite A l'Atlas iiistorique et pittoresque, depuis les temps les plus recalés jusqu'en 1850.

De la Note d'infamie en Droit romain, par Eugène Hepp, avocat,* docteur en droit; in-8», 128 pp. Typogr. de veuve Berger- Levrault.

Bel Goiegenhoit des ersten Ackcrbaufestes in Wdrth au dor Sauer. Poésie allemande signée: Der alte Schloszthurm zu Wdrth 2pagei* ln-8*, typ. SHbermann.

LIVRES RARES ET CURIEUX A PRIX MARQUÉS

183. Ambassades mémorablks de la Compagnie des Indes orientales des Provinces-Unies vers les empereurs du Japon. Amst.j 1680; in-fol. av. fig., V. br 10 tr.

Cet ourrage eat dédié à Louii XIV par J. de Meurs, libraire; il contient la description des villes, hnurgs, ohAteaux , forteresses, animaux , plantes, mœurs , coûtâmes , religion des Japonais ; il est illustré de plans et d'un grand nombre de gravures. Le dernier feuillet de la table manque.

184. Les Françaises ou 34 exemples choisis dans les mœurs actuelles propres à diriger les filles , les femmes , les éponses et les mères. (Par Rétif de la Bretonne.) Neufchâtel et Paris , 1786 ; 4 vol. in-12 , flg. dos mar., tête dorée; n. rogn 15 fr.

Très-bel exemplaire, belles et bonnes épreuves; malheureusement le 3* volume, lê$ Epow»», manque.

185. épHÉMiRiDES DE P. J. Groslby. Ouvrage historique , mis dans un nouvel ordre, corrigé sur les manuscrits de l'auteur et augmenté de plusieurs morceaux inédits, avec un précis de sa vie et de ses écrits , et de notes y par Patris-Dcbreuil. 2 vol. in-12 , Pari* , 1811; dem. mar. du Levant 7 fr.

186. Œuvres DE Lemontey do l'Académie française; édition nouvelle et préparée par l'auteur. Parw, 1829; 5 vol. in-8«, br. . 15 fr.

187. Amours diverses , divisées en dix histoires , par le sieur de Nervèae. Rouan, 1621 ; 2 vol. in-12, rel. en 1 v. br 6 fr.

Trop rogné ; quelques notes manuscrites sur les premières pages.

188. La Clef des cœurs. Pariê^ 1670; pet. in-12, front., vol, br. 2 fr.

Taches d'humidité, reliure fatiguée, c On dit que c'est l'argent ; on si ce

• n>i>t la clef des cœurs, c'est du moins celle des faveurs , à ce que dit on

* grand maître en amour. « Gordon de Percel [Unglet'Dufffsnoy).

181». Les Amours des grands hommes , par M. de Villediou. lFr«eî,

1673; 2 vol. pet. in-12 en 1 v.br 2 fr.

Reliure très-fatiguée.

190. Les Contes deLafontaink, ornés de 75 fig. d'après les dessins de Desennc, etc. 4 vol. in-18 rel. en 2, Paris j 1821; imp. dr P. Didot

VaXné; dos et coins mar. viol, du Levant, n. r 12 fr.

\.o purtrait de Lafontainc uianr|ip'

191. Phèdks £t Hippolytr, tragédie par M. dn Racine , suivant la copie imprimée à Paris, 1G78; front, pet. in-12; dos et c. mar. r. 3 fr.

Quelques mouillurct.

192. Le Cid, par le sieur Corneille, suivant lacopie imprimée à Paris, 1687 ; front, dos et coins xnar. ronge 3 fr.

Quelques mouillures.

193. Ayehturks et ESPiitoLBaiES DE Lazakillb de Tobmbs, écrites par lui-même. Nouv. édition ornée de 40 flg. dessinées et gravées par Ransonnette. Paris , imp. de Didot jeune y 1801; 2 vol. in-8% rel. en 1; dos et coins mar. vert, comp. richement dor., n.rogu., ébarbé.

Quelques trtces de doigts sur les marges.

194. Le Mebcuke Jésuite ou Recueil des pièces concernant le progrès des Jésuites, leurs escrits et différents, depuis Tan 1620 jusqu'à la présente année 1626 (par Godefroy). Genève, 1G26 ; in-8*, parch. 888 pp 3 fr.

195. La vie et les boks mots de Sahteuil. Cologne^ 1742 ; 2 vol. in-12 en 1, parch 2 fr.

Tache d'encre sur le titre.

196. Alotsia Syoba et Nicolas Chorieb, par M. P. Allut. Lyony Seheuring, 1862; typ. de Louis Perrin; in-8*, br 8 fr.

Titre rouge et noir, papier vergé chamois; tiré k 110 exemplaires.

197. TuiATBE. — L'Ombre de Molière (Brécourt) suivant la copie imprimée à Paris ^ 1683. — Dépit amoureux par Molière. Jdem, 1663. — Les Fourberies de Scapin. Idem, 1680. — M. de Pourceaugnac. Idemy Amst., 1684. — La princesse d'Élide. Idem, 1684. — Les Amours magnifiques. Idem y Amst., 1684. — Les Apparences trompeuses, par Hauteroche. La Haye^ 1682. — Grispin médecin. Idem. — Les Amours de Diane, par Gilbert, suivant la copie imp. à Paris, 1662. — Alcibiade. Amst., 1686. 10 pièces en 1 vol. rel. in-12, parch. . . 5 fr.

Piqûres d'humidité.

198. PxJccES LiBBBS DE M. Fbbbahd et poésies de quelques auteurs

sur divers sujets. Londres, 1760; in-12, dem. rel 7 fr.

Ce Tolume renferme : Le Luxurieux, comédie. — L'Origine des oiseaux, poème. Exemplaire avec le médaillon.

199. La Métamobphobb du vbbtubux , livre plein de moralité , tiré de l'italien de L. Solva et mis en françois par F. Baudoin. Paris, 1611 ; in-8% v. br 3 fr.

3^0. Disc'ousH ACAUiÏMwrKH PLUHKNTiNK , appropriés à la langue françolKe par dn Tronchot. Pariée 167<>; 2 |?r. p. bois, in-8*, v. f. S fr.

201. Les trois agks de l'Amouh, ou Portefeuille d'un petit-maître. A Paphoê, chez O. Menippef rue du Furet, à VOUiretéj 1769; in-12 , cart. av. tit .' 3 fr. 50 c.

Piqûres d'humidité.

202. Livre des Orateurs, par Timon (de Cormenin). 11* édit. ParUf 1842; gr. in-8*, dos mar. chag. bleu 12 fr.

Bel exemplr.ire, taos piqûres; édition illustrée de 27 portraits sur acier.

208. GATALrOOUE DES LiVREB RARES et précieux de la bibliothèque de H. A. Veinant. Pari», Potier, 1860; in-8*, br. (prix manuscr.). 5 fr.

204. État présekt des affaires de l'Europe. Lyon, 1693 ; in-12, v.

br. (rare) 6 fr.

Boa exemplaire d'un livre pfu commun relatif à l'histoire politique de Louis XIV. t Si on connaissait hienips François, on serait persuadé que, loin « de grossir leurs avantages, ils les diminuent toujours. Cette nation , acoouf tumée à voir les menreilles de son prince et set grandes conquêtes, attend

• tous les Jours de nouveaux prodiges. Elle n'exagère rien , si ce n'est ses

< pertes, quand elle en fait, ce qui lui arrive rarement, et ne grossit Jamais ,• ses avantages. Ses affaires lui paraissent aller mal, et elle désespère de tout

« lorsqu'il lui survient la moindre disgrftce, et elles ne vont jamais assez bien « k son gré, quand même elle est au comble de la gloire. Ses ennemis , au

• contraire, sont toujours victorieux dans leurs perles et cherchent toujours à c obscurcir la vérité , mais ils le font si grossièrement , qu'elle ne laisse pas ■ de briller, malgré une infinité de volumes et de feuilles volantes, qui paraisaent

• chaque jour en Hollande. Tout cela ne peut cacher aux peuples la perta dea

< villes conquises par le roi , de sorte que ces écrivains , ne pouvant la nier, « s'efforcent tous les Jours de prouver que les François ne font aucune cont quête qui leur soit plus préjudiciable qu'avantageuse.

205. Mauvaise Foy ou Violences de la France. A Ville-Franehe , chez Jean Petit {ffoll., 1677) ; pet. in-12 , 11-59 pp., cart. av. tit. . . 5 fr.

Pamphlet dirigé contre Louis XIV. k l'occasion de la paix des Pyrénées.

206. La Sauce au verjus (baron de Lisola). A Strasbourg, 1674 [Holl. à la tphire) ; pet. in-12, cart. av. tit 6 tr.

« Cette petite satire contre H. de Verjus , envoyée i l'assemblée d'Hildes-

• beim, est fort rare.a Barbier, Dtct. des. Ânon.

Quelques légères piqûres de yren au bas de la marge des derniers feuillets.

207. Confession oiNÉRALS de l'année 1785. A lêpahan et à Parûf 1786; in-12, cart. av. tit., n. rogn 2 f^.

208. Les Jardins , par Delllle. 2* édition. Cazm à Reime , 1782 ; in-8*, titre gravé, v. br 2 fr.

■. SALOiON. LIBRAIRE. RUE DES SERRURIERS. 31. A STRASBOURG.

Ooyrages relatifs à l'Alsaoe. au Beaux-Arts, etc.

809. Albatia illustrata celtica, romana, francica , auctor J. Daniel SchœpflinuB. Colmarias, 1751. fig. et cartes. 2 vol. in*fdIio, v. br. 50 fr. Bel exemplaire.

210. Albacia sévi merovingici , carolingici, saxonici, salici, suevici Diplomatica. Daniel Schœpflinns. Mannhemiiy 1772. 2 vol. in-folio, V. br 65 fr.

Bel exemplaire.

211. HiBTOïKK Dc L.APKOVIN0S d'Alsack depuis Jules-César josqu'au mariage de Louis XV, par L. Lagnille. Strasbourg y 1727, fig. et pi. 8 parties en 1 vol. in-folio, cart. av. titre. 10 fr.

Titre fatigué et remonté.

212. Idkm. <S<ra«6oursr, 1727. 8 vol. pet. in-8*, parch 10 fr.

Exemplaire légèrement fatigué.

213. DiK .ffLTEBTE TSUTSCHE 80K-W0L ALLGEMEINB AlT8.£88I8CHK UKD

Strabsburgibchs Chbonicre , von J. von Kdnigshoven, mit historlschen Anme^rcknngen von J. Schiltern , âg. Strcubuurg , Jo$iaa BUidely 1698. in-4% parch 14 fr.

214. Sammluko vok GxacHiCHTL.iCHXM NoTizBK der Umgegend von Wasxlenheim und Molsheim, von Helmer. WoMtlonnef 1861 , pet. in-8», br. 187 pp 1 fr.

216. Abbé A. Stbaub. Le Symbolisme de la Cathédrale de Strasbourg, 2* édit. Strasbourg, 1866. 16 pp 60 c.

216. Idem. Analyse des vitraux de Tancienne collégiale de Haslach et de l'ancienne abbaye de Wolbourg. 68 pp. CoeUf 1860, in-8* br. 1 fr.

217. Idem. Un mot sur l'ancien mobilier d'église en Alsace, suivi d'une note sur les peintures murales en Alsace et sur les monuments les plus remarquables du moyen &ge. Fig. sur bois, 64pp. Caenf 1860, in-8* br 1 fr.

218. Idem. L'Abbaye de Saint-Etienne. Discours, avec trois planches. Strasbourg, typ. Le Roux y 1860. 24 pp. gr. in-8*, br. . . 2 fr. 60 c.

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