‹ Le bien et la loi moraleChapitre 16 sur 19 · PRÉFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXV

sans s'entendre sur des problèmes mal posés, avec une langue mal faite.

Mon espérance est donc de clore pour jamais la période d'antagonisme des deux écoles qui, sous le nom de spiritualisme et de matérialisme, se sont partagé jusqu'ici le monde des penseurs, et de les amener à signer la paix sur le terrain neutre du substantialisme ; comme les polygénistes et les monogénistes ont été obligés de s'accorder sur la théorie de l'évolution, qui les a mis dos à dos.

De même, au dualisme des spiritualistes et au monisme des matérialistes qui, l'un et l'autre, sont partiellement erronés et contradictoires, le substantialisme substituera une solution mixte, plus logique, plus synthétique, plus compréhensive et plus intelligible. Il montrera l'unité et l'identité de nature et de principe de l'esprit, de la force et de la matière, phénomènes différents, mais non pas opposés, d'un seul et même noumènc, constituant l'étoffe de l'univers qui, comme l'a dit d'Alembert, n'est, dans tout

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