‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 41 sur 103 · Alvaro Pëlayo, 1. II, art · texte numérisé non relu

Alvaro Pëlayo, 1. II, art

2. A' oyez MM. Samaran et Mollat pour les revenus ecclésiastiques exagére's : annales, décimes, droits de de'pouille, subsides caritatifs, cens, vacants^ taxe de chancellerie, de nomination, etc., etc..

sor imprimé au commerce avait développé le bienêtre de toutes les classes. Partout on vit se produire des variations incessantes de la mode et un penchant immodéré, chez tous, pour le luxe, la débauche, les jouissances. L'or devint tout-puissant et on le faisait servir en maître dans les toilettes. L'éloignement des supérieurs explique le relâchement du clergé, au point de vue des mœurs ; mais ce qui accentua la corruption, ce fut le dévergondage publiquement affiché de la société entière. De concert avec les rois de France, le Bienheureux fit des décrets pour modérer ce qui était excessif, défendre les modes indécentes, proscrire les costumes indignes des chrétiens. On abandonna les chaussures à la poulaine. Les hommes portaient les cheveux longs et arrangés comme les femmes : il s'éleva contre ces nouveautés et mit les fidèles en garde contre elles. Quand Urbain V concédait des indulgences, il y mettait la condition qu'on abandonnerait ces vanités et toutes les modes indécentes *.

Dès qu'une faute des souverains arrivait à sa connaissance, le Pape faisait entendre sa voix de Pasteur.

En Espagne, Pierre le Cruel, roi de Castille, affiche la débauche et l'adultère. Quand une épouse fidèle lui demande raison de tant d'outrages, il la fait mourir. A Milan, Galéas et Bernabo Visconti conjurent la perte de leur oncle, empoisonnent leur frère, exercent mille cruautés. Pierre, roi de Chypre, Casimir, roi de Pologne, la Cour de Suède donnaient publiquement d'autres scandales :tous se voient rappelés à une conduite plus conforme à leur religion.

Page 1