‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 83 sur 103 · Raynaldi, Annales. — l^e^esX., t. VIII, f · texte numérisé non relu

Raynaldi, Annales. — l^e^esX., t. VIII, f

Urbain V s'adressa à l'empereur d'Allemagne et au roi de Hongrie pour venir à son secours i. Ils ne tinrent pas leur promesse. Pétrarque aurait pu rendre de grands services à la Papauté, à cause de son crédit auprès de ses compatriotes et de son influence à la Cour de Bernabo. Mais ce prébende, qui avait bravé de grandes fatigues pour les ennemis de l'Eglise, ne put arriver jusqu'à Rome pour voir le Papel

Restait la France, le pays de la fidélité, au cœur généreux. Une nouvelle rupture avec l'Angleterre venait d'y éclater. Dès le 21 juillet iSôg, le Pape, dans une bulle datée de Montefiascone, accorda à Charles Y, pour une durée de deux ans, un subside pris sur les revenus ecclésiastiques du royaume, non compris la province de Languedoc 2. Dans cette dernière province, le duc d'Anjou, qui avait poussé son frère à rompre le traité de Brétigny, se préparait avec ardeur à soutenir la lutte contre les Anglais. Les populations, lassées des ravages des compagnies, se montrèrent empressées à seconder ses efforts.

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