‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370)Chapitre 94 sur 103 · MORT D'URBAIN Y · texte numérisé non relu

MORT D'URBAIN Y

collèges et Universités, dans les ateliers de peintres et de sculpteurs, dans les cabinets des savants et à la Cour des princes français.

Lorsque voyant le Pape augmenter sans cesse le nombre des écoles et ses libéralités envers les étudiants, on lui reprochait ses dépenses extraordinaires, il répondait tout bonnement : a Je souhaite que les hommes instruits abondent dans l'Eglise de Dieu. Tous ceux que je fais élever et soutiens ne seront pas ecclésiastiques, j'en conviens. Beaucoup se feront religieux ou séculiers, les autres resteront dans le monde et deviendront pères de famille. Eh bien! quel que soit l'état qu'ils embrasseront, dussent-ils même exercer des professions à travaux manuels, il leur sera toujours utile d'avoir étudié.^ ». La voix publique connaissait et exaltait le culte du Bienheureux pour toutes sortes d'études. Les médecins, les littérateurs, les poètes obtenaient les mêmes faveurs que les théologiens et les canonistes. Il enseigna que l'Eglise a le devoir d'encourager Studia litterarum et, pour lui, les Universités étaient les jardins tout fleuris delà science.

La jeunesse studieuse de tous les pays, les professeurs, les artistes, les guerriers reconnurent donc, sous ce Pontificat, que l'Eglise avait d'autres armes « que le chant des Laudes, le son des cloches ou la fumée des cierges ». Et tous ces professionnels unirent leur voix à celle du peuple pour bénir et regretter « une des plus belles figures de l'histoire des Papes 2 ».

Mais la France, particulièrement, s'attrista de la disparition d'Urbain Y. Elle perdait en lui un puis-

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