‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 103 sur 108 · LES RESTES DU BIENHEUREUX A MARSEILLE · texte numérisé non relu

LES RESTES DU BIENHEUREUX A MARSEILLE

Le monument funéraire d'Urbain V était un des tombeaux les plus somptueux du xiv^ siècle, écrit E. Mûntz*. Il rappelait, évidemment, la forme gothique si à la mode à ce moment.

Les Bqllandîstes nous en donnent un très beau dessin^. Il fait honneur à Grégoire XI, qui le commanda, et à Joglarii, qui exécuta le travail. Cet artiste plaça le tombeau, du côté de l'évangile, dans le chœuret contrôle mur de cette vénérable basilique. Il avait 7 mètres de haut et S'^jyS de large. La partie la plus basse jusqu'à la naissance de l'arc était ornée de parements sculptés, de colonnettes et d'une ogive trilobée. Au-dessus on voyait deux anges emportant au ciel l'âme du Souverain Pontife, et la déposant aux pieds de l'Éternel représenté assis avec la Sainte- Vierge à ses côtés. Des anges en adoration sont placés autour de ce groupe. Il y a aussi des niches, des clochetons et des colonnettes, dont les sculptures aériennes ressemblent à de blanches dentelles. Enfin le Pontife, coiflFé de la mitre et revêtu des ornements pontificaux, est couché sur le marbre du couvercle.

C'est là que, devant la noble et pieuse réunion de Saint- Victor 3, le cardinal Anglic prend dans ses bras les reliques, puis, s' adressant à Etienne, abbé du monastère, aux prélats, à Gilles Boniface et à Pierre deLangres, syndics de la ville de Marseille, leur dit : « Vous savez déjà, révérends et illustres seigneurs, et vous, peuple marseillais, que notre Père en Dieu, le Pape Urbain. V, a désiré que son corps reposât dans ce monastère. C'est pour cela que moi, par

1. Le soubassemeal et quelques autres vestiges peu importants sontseuls visibles aujourd'hui.

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