URBAIN V PROFESSEUR DE DROIT CANON. U
les petites gQns à recourir à ses lumières, c'étaient les exhortations que le pieux professeur ne manquait pas d'alîsi* faire dans les églises après ses cours professionnels. Sa parole était si chaude et si persuasive, si affectueuse et si condescendante que le peuple se sentait subjugué et attiré.
Tant de vertus et tant d'influence firent rechercher notre Bienheureux pour des postes de confiance. L'évêque de Clermont le nomma son vicaire-général et il gouverna ainsi quelque temps ce grand diocèse, où il se fit aimer comme un père et révérer comme un homme de Dieu. Il s'appliquait sans relâche à l'accomplissement de ses devoirs et il produisit des fruits abondants de salut, spécialement auprès des prêtres, qu'il faisait avancer dans les voies du sacrifice et de la discipline.
Plus tard il remplit les mêmes fonctions, et avec les mêmes résultats, dans le diocèse d'Uzès, qui avait pour évêque un de ses amis, Pierre d'Aigrefeuille, transféré de Clermont ^
De longtemps il appartenait à l'Ordre clunisien, sans que, d'ailleurs, nous soyons à même de préciser la date et les circonstances d'une affiliation, qui pourrait surprendre au souvenir de sa profession à Saint- Victor de Marseille. Mais le témoignage d'Etienne de Conty, bénédictin de Corbie^, et, mieux encore, celui de Guillaume de Grimoard lui-même, lors de sa réception au doctorat en i34â^, et d'une de ses
1. Pierre d'Aigrefeuille, moine bénédictin, fut successivement évêque de Tuile, Vabres, Clermont, Uzès, Mende et Avignon.