‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 61 sur 108 · Froissart, e'd. Luce, Sommaire^ l. VI, p, xxxvi · texte numérisé non relu

Froissart, e'd. Luce, Sommaire^ l. VI, p, xxxvi

4. M. Prou, Relations politiques d'Urbain F avec les rois de France.

URBAIN vV TRAVAILLE A LA PACIFICATION. 149

par ses crimes, ne s'était pas seulement rendu odieux à ses sujets, il s'était aussi aliéné les princes étrangers. Charles V lui reprochait le meurtre de sa femme, Blanche <le Bourbon, sœur de la reine de France, et Urbain V l'avait excommunié à cause de ses persécutions vis-à-vis du clergé. Une expédition contre Don Pèdre fut résolue, et Bertrand Duguesclin se mit à la tête des compagnies qui séjournaient en Bretagne, en Normandie, dans le pays Chartrain et dans le Midi. Il se mit en marche, recrutant des troupes sur son passage. Entre le 12 et le 16 novembre, les compagnies arrivèrent près .d'Avignon. Elles s'arrêtèrent à Villeneuve et demandèrent au Pape l'absolution et de l'argent. C'est de l'argent surtout qu'il leur fallait. Urbain V dut négocier et députa un cardinal auprès des capitaines. Cuvelier trace un récit poétique de ces négociations*. La Seeunda Vita dit que le Pape promit beaucoup d'argent, et Les Grandes Chroniques rapportent que la Chambre apostolique « bailla des florins à messire Bertrand ».

Assurés d'avoir de l'argent, ayant même reçu des sommes considérables 2, d'une manière ou d'une autre, les compagnies s'éloignèrent d'Avignon. Dès le 28 novembre, la plus grande partie des gens d'armes avait passé dans les sénéchaussées de Beaucaire, de Carcassonne, de Toulouse 3.

L'expédition d'Espagne fut couronnée de succès ; elle fut même terminée trop rapidement, car, dès le

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