‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 60 sur 108 · Froissart, édit. Luce, t. VI. p. lxxix · texte numérisé non relu

Froissart, édit. Luce, t. VI. p. lxxix

D'ailleurs, Duguesclin n'étant pas encore libre, il fallait faire choix d'un autre capitaine. Le roi de France résolut de confier à Arnaud de Cervole, vulgairement appelé l'Archiprétre, le commandement de l'expédition. Si l'Archiprétre avait moins de prestige que le vainqueur de Cocherel, peut-être jouissait-il auprès des compagnies d'un plus grand crédit. Il usa de son influence, et si habilement, qu'il parvint k entraîner à sa suite une partie des bandes qui ravageaient la Bourgogne. Le Pape, qui était un des promoteurs de l'entreprise, travailla à persuader aux routiers de suivre l'Archiprétre*.

Le 19 juillet, il informait les archevêques et évêques français qu'il avait concédé au roi de France la décime des revenus ecclésiastiques pour une durée de deux ans ^^ Il manda un légat à Mâcon pour absoudre les compagnies excommuniées 3. Enfin Urbain V s'employa tout particulièrement à déloger d'Anse, petite ville située sur la Saône et non loin de LyoUj les gens de Seguin de Badefol, qui, de là comme d'un repaire, se jetaient sur le Lvonnais, le Maçonnais, le Châlonnais^.

Quoi qu'il en soit, l'expédition en Hongrie avait échoué, dès le début. Les villes d'Alsace avaient fermé leurs portes et les Allemands refusé le passage promis par l'empereur. Il fallut donc diriger les compagnies d'un autre coté. A ce moment même une guerre sévissait en Castille, entre don Pèdre et son frère bâtard, Henri de Transtamare. Don Pèdre^

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